Les timides !
Les timides se recroquevillent sur eux,
Ils se morfondent dans les enchaînements
de leurs ennuis douloureux,
Ils sont bâillonnés par la couardise de séduire,
de déclarer leurs flammes à des femmes,
Si bien qu'ils se liquéfient
dans leurs moissons de soupirs.
Ils s'égarent dans des tunnels de silences,
Avec leurs trains de souffrances.
Les timides ont des sanglots de roches dans leurs voix,
et dans leurs cœurs,
Car ils sont muselés par la frayeur,
d'essuyer des refus,
de la part des femmes,
qui font battre leurs cœurs.
Alors qu'ils souhaiteraient
que fleurissent avec elles,
les belles moissons de voluptés,
À travers des danses soyeuses et raffinées,
Jusqu'à émouvoir les étoiles,
dans leurs robes diamantées,
Et jusqu'aux bouts de leurs charmes veloutés,
Jusque dans leurs dunes, leurs seins,
et dans leurs hanches abreuvées
de singulières sensualités,
Jusqu'à émouvoir les yeux de la nuit
qui égrènent ses perles rosées
sur les épaules élégantes de l'émpyrée ,
Qui convoitent des baisers d'amours immodérés,
Jusqu'à émouvoir dans leurs virevoltes de feux,
les lunes émoustillées,
Même si elles palpitaient sous le vent des sombres heures.
Les timides prennent corps avec les saules pleureurs,
qui sont évincés de l'amour, de l'attention des gens,
chaque poignée d'heures.
Les timides se perdent
dans leurs passions arides,
et elles se perdent dans leurs sanguinolentes,
et blessantes,
comme les lames funestes des fleurets,
des éclairs pleins d'effroi,
leurs paroles.
Et leurs voix, leurs gestuelles chevrotent
à travers leurs consommations ardentes d'alcools,
Et promptement,
les rivières d'alcools
les convient grâcieusement à se fondre dans les mouroirs,
Car depuis longtemps,
les trains dolents de solitudes,
les conduisaient sur les rails des errances,
Et sur les rails de leurs déraisons noires.
Et par compassion pour les timides,
Mes pensées s'entrechoquent,
comme des cygnes blessés.
dans les chairs des mélancolies,
les plus noires.
Ils se morfondent dans les enchaînements
de leurs ennuis douloureux,
Ils sont bâillonnés par la couardise de séduire,
de déclarer leurs flammes à des femmes,
Si bien qu'ils se liquéfient
dans leurs moissons de soupirs.
Ils s'égarent dans des tunnels de silences,
Avec leurs trains de souffrances.
Les timides ont des sanglots de roches dans leurs voix,
et dans leurs cœurs,
Car ils sont muselés par la frayeur,
d'essuyer des refus,
de la part des femmes,
qui font battre leurs cœurs.
Alors qu'ils souhaiteraient
que fleurissent avec elles,
les belles moissons de voluptés,
À travers des danses soyeuses et raffinées,
Jusqu'à émouvoir les étoiles,
dans leurs robes diamantées,
Et jusqu'aux bouts de leurs charmes veloutés,
Jusque dans leurs dunes, leurs seins,
et dans leurs hanches abreuvées
de singulières sensualités,
Jusqu'à émouvoir les yeux de la nuit
qui égrènent ses perles rosées
sur les épaules élégantes de l'émpyrée ,
Qui convoitent des baisers d'amours immodérés,
Jusqu'à émouvoir dans leurs virevoltes de feux,
les lunes émoustillées,
Même si elles palpitaient sous le vent des sombres heures.
Les timides prennent corps avec les saules pleureurs,
qui sont évincés de l'amour, de l'attention des gens,
chaque poignée d'heures.
Les timides se perdent
dans leurs passions arides,
et elles se perdent dans leurs sanguinolentes,
et blessantes,
comme les lames funestes des fleurets,
des éclairs pleins d'effroi,
leurs paroles.
Et leurs voix, leurs gestuelles chevrotent
à travers leurs consommations ardentes d'alcools,
Et promptement,
les rivières d'alcools
les convient grâcieusement à se fondre dans les mouroirs,
Car depuis longtemps,
les trains dolents de solitudes,
les conduisaient sur les rails des errances,
Et sur les rails de leurs déraisons noires.
Et par compassion pour les timides,
Mes pensées s'entrechoquent,
comme des cygnes blessés.
dans les chairs des mélancolies,
les plus noires.
Note : 9/10
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10 commentaires
vertflo · le jeudi 10 octobre 2024 à 23:30
Il ne faut pas être timide pour dire et avouer tout ce qui est dans ton texte.
Je trouve qu'il y a de très beaux passages :
'' Ils s'égarent dans des tunnels de silences,
Avec leurs trains de souffrances.''
''Les timides ont des sanglots de roches dans leurs voix.''
Pas de langue de ''bois'' lorsque tu parles de ''saules'' pleureurs.
Tout ton écrit est drôlement imagé.
Je vois aussi que les timides sont plus portés sur la ''chopine'' que sur ''Chopin'' (rire)
Plus sérieusement, je retrouve en effet dans ton texte une grosse part de ce qu'est la timidité chez une personne, quelle soit masculine ou féminine.
Perso, je préfère les gens timides que ceux qui essayent d'en mettre plein la vue et qui cherchent à se faire remarquer avant tout.
La timidité a pour moi une certaine forme d'élégance et de retenue qui donnent beaucoup de charme à la personne dite timide.
En tout cas, tu as bien fait de te ''libérer'' un peu de ta poésie qui ne concernait que des prénoms féminins, c'est super que tu ais élargie ta palette d'écriture, ça te permet d'ouvrir d'autres champs d'horizon, tout en gardant la personnalité et la qualité de ton ressenti dans tes écrits.
En conclusion tu vois quand même que je ne fais pas un tableau aussi noir que toi des timides, même si en effet ils sont aussi tels que tu les a observés.
Je prêche pour ma paroisse car bien qu'écrivant pleins de ''conneries souvent...''en réalité je suis un gros gros gros timide dans la vie.
Par contre plus question de rivières d'alcool pour moi à cause de mon traitement, c'est plutôt une rivière de Volvic !
Je terminerai par cette citation de Patrick Timsit :
''la qualité n'a qu'un seul défaut, celui de masquer toutes vos qualités.''
Bonne fin de soirée
Bises
Claude
jcd23 · le vendredi 11 octobre 2024 à 10:53
Très sincères amitiés. JCD
imparfaitlibre · le vendredi 11 octobre 2024 à 14:32
Voilà un sujet qui ne manque pas d'intérêt et que, souvent par timidité, personne n'ose aborder par peur de gêner les personnes timides en entrant dans leur intimité et dans leurs ressentis.
Tu parles avec beaucoup de retenue et de pudeur de cet état d'esprit et de ce trouble qui, parfois, empêchent les gens de se libérer de cette prison que peut sembler être la timidité mais, d'un autre côté, et là je rejoins le message de Claude, je préfère la compagnie de personnes plutôt timides que trop exubérantes, mais il me faut pas non plus que la timidité prenne le visage de l'indifférence ou pire encore celui de la suffisance!!
Merci à toi pour ce poème qui sort des sentiers battus et qui nous montre une nouvelle facette de tes qualités de poétesse.
Belle journée à toi
Bises chère Rachelle
José · le samedi 12 octobre 2024 à 08:49
Mais la timidité n'est pas forcément négative... Quand on parle peu, on observe et on écoute beaucoup et du coup on analyse... Les amis que j'avais petit appréciait ma discrétion et ma personnalité réfléchie qui bien souvent apaisait relativisait les soucis ou les conflits.
Mais depuis, j'ai acquis plus d'assurance... Tout en gardant je crois le sens du tact et de la mesure dans mes échanges et cette propension pacificatrice dans les querelles, à l'image le pense de beaucoup d'ex timides.
Bon WE Rachelle
lucille · le lundi 14 octobre 2024 à 17:58
Tu as vraiment de belles images, très poétiques et très délicates. Je crois que d'une certaine facon, ou dans certaines circonstances, l'on est tous timides. Ca nous est tous arrivés un jour ou l'autre de souffrir du regard que l'autre porte sur nous, de la peur du jugement. Ce n'est pas facile de passer à travers, et tu 'as bien exprimé dans ton poeme.
Merci, à bientôt
capucine812 · le vendredi 18 octobre 2024 à 15:07
Merci pour le partage de tes deux derniers poèmes que j'ai bien apprécié très poétique comme toujours
Merci aussi pour ton commentaire de ce jour sur le mien
Amitiés
Capucine
alba15 · le mercredi 23 octobre 2024 à 17:07
Les inhibés se privent de beaucoup de joies, paralysés qu'ils sont par le regard d'autrui !
C'est une analyse fine et petinente de ce handicap qui empêche souvent de vivre pleinement et sans souci !
milesmeyer · le jeudi 24 octobre 2024 à 21:53
Quel plaisir de comblé mon retard sur tes poèmes en commençant par celui-ci.
Tellement bien représenter et analyser, avec retenu et pudeur !
Rachelle · le lundi 4 novembre 2024 à 17:15
Rachelle · le lundi 4 novembre 2024 à 17:20
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