Je suis l'âme d'un violon !
Je suis l'âme d'un violon,
qui suffoque dans les longs rideaux des ténèbres,
Qui est accablée par le ciel,
et par ses harmonies funèbres.
Je suis l'âme d'un violon,
qui se déchire,
en voyant ces troupes de soldats,
qui disséminent des lambeaux de chairs,
Après qu'ils aient embrasé des guerres,
Après qu'ils aient jeté le feu,
à travers leurs canonnades meurtrières,
Et qui ne peuvent pas dompter leurs ardeurs,
de voir couler le sang de leurs ennemis,
comme des rivières.
Je suis l'âme d'un violon,
qui est happée
par les valses sanguinolentes de l'automne,
en voyant ces cortèges de femmes,
qui sont broyés dans les étaux de leurs solitudes,
Et qui tombent sous le charme nitescent de l'héroïne,
Mais elle les font voyager dans les ténèbres denses
de l'assuétude,
Qui se contorsionnent sous leurs douleurs vives,
dans une gare abreuvée d'un redoutable silence,
Et qui s'égarent dans la gare de la déraison,
avec des lyres monotones.
Où personne ne vient leur offrir la moindre
sollicitude.
Je suis l'âme d'un violon,
qui saigne abondamment,
en voyant ces petites filles
étranglées par les immenses écharpes des ennuis,
Après qu'elles aient refusé de s'énivrer,
pour les arpèges prodigieux de la vie.
Et devant les parfums de leurs spleens cuisants,
Je suis l'âme d'un violon,
enténèbree par les plaintes funestes
de leurs conditions de vies,
de ces femmes confinées
dans le marbre avilissant de l'oubli,
chaque jour,
Et qui tombent sous les lyres lancinantes ,
et sous les vents des violons informes ,de leurs amours.
Si bien que je suis l'âme d'un violon,
qui s' épuise dans le firmament,
Et ses volitions d'amours, ses rêves,
ses romances de lumières,
qui se consument dans le calice amer de l'hiver,
et sous son vent infâmant.
qui suffoque dans les longs rideaux des ténèbres,
Qui est accablée par le ciel,
et par ses harmonies funèbres.
Je suis l'âme d'un violon,
qui se déchire,
en voyant ces troupes de soldats,
qui disséminent des lambeaux de chairs,
Après qu'ils aient embrasé des guerres,
Après qu'ils aient jeté le feu,
à travers leurs canonnades meurtrières,
Et qui ne peuvent pas dompter leurs ardeurs,
de voir couler le sang de leurs ennemis,
comme des rivières.
Je suis l'âme d'un violon,
qui est happée
par les valses sanguinolentes de l'automne,
en voyant ces cortèges de femmes,
qui sont broyés dans les étaux de leurs solitudes,
Et qui tombent sous le charme nitescent de l'héroïne,
Mais elle les font voyager dans les ténèbres denses
de l'assuétude,
Qui se contorsionnent sous leurs douleurs vives,
dans une gare abreuvée d'un redoutable silence,
Et qui s'égarent dans la gare de la déraison,
avec des lyres monotones.
Où personne ne vient leur offrir la moindre
sollicitude.
Je suis l'âme d'un violon,
qui saigne abondamment,
en voyant ces petites filles
étranglées par les immenses écharpes des ennuis,
Après qu'elles aient refusé de s'énivrer,
pour les arpèges prodigieux de la vie.
Et devant les parfums de leurs spleens cuisants,
Je suis l'âme d'un violon,
enténèbree par les plaintes funestes
de leurs conditions de vies,
de ces femmes confinées
dans le marbre avilissant de l'oubli,
chaque jour,
Et qui tombent sous les lyres lancinantes ,
et sous les vents des violons informes ,de leurs amours.
Si bien que je suis l'âme d'un violon,
qui s' épuise dans le firmament,
Et ses volitions d'amours, ses rêves,
ses romances de lumières,
qui se consument dans le calice amer de l'hiver,
et sous son vent infâmant.
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4 commentaires
imparfaitlibre · le jeudi 7 novembre 2024 à 09:34
C'est un plaisir de retrouver ta plume et de te lire à nouveau.
Lorsque j'écoute un violon, (l'un de mes trois instruments préférés), j'avoue que, comme toi, le son me plonge rarement dans la gaieté de la vie mais plus dans ces complaintes tristes qui font remonter à la surface du coeur toute les douleurs, les larmes, les massacres des peuples.
Oui, moi aussi, je trouve que le violon est l'âme de l'être et pour moi, il est l'instrument le plus représentatif de son ressenti comme si, les cordes étaient ses tripes et le bois était son corps meurtri par la vie.
Tes mots sont devenus le son de ce violon.
Merci pour l'émotion.
Belle journée à toi chère Rachelle
Bises
vertflo · le samedi 9 novembre 2024 à 01:38
J'ai eu l'occasion de voir à la télé il y a quelques temps un reportage sur les personnes qui avaient mis dans leur valise un violon, alors qu'elles partaient sans le savoir vers les camps d'extermination.
A leur arrivée bien sûr, on a éventré leurs valises et volé leur violon.
A la libération des camps, certains violons ont été retrouvés dans ces lieux d'enfer.
J'avoue qu'après ce reportage, je n'ai pas pu fermer l'oeil de la nuit tellement c'était émouvant.
Ces violons auraient certainement pu dire et jouer tous ces cris et ces horreurs qu'ils ont entendu.
Leur âme torturée elle aussi était la voix, les mots, les notes de la souffrance vue et vécue.
J'ai retrouvé au travers des mots de ton poème cette douleur, cette violence, cette destruction de l'âme humaine, comme si d'une certaine manière les cordes des violons pouvaient aussi servir à se pendre lorsque l'on est complètement désespéré.
Je suis heureux de voir que tu continues toujours à écrire sur une autre ligne et un autre horizon poétique que celui des prénoms, cela te permet d'élargir ta poésie.
Tu es capable d'écrire de belles choses, il suffit de varier les plaisirs (rire)
De varier mais sans se dévarier !
Bonne nuit
Amitié
Bises
Un poème que j'adore au sujet du violon.
Poème de Renaud MAUGEY
Mon coeur est un violon aux cordes amoureuses
l’archet qui le fait battre excelle à le frôler
il sème en son âme des notes langoureuses
éclosant en arpèges avant de s'envoler
mon coeur est un violon aux cordes délirantes
imaginant des soirs de bravos et vivats
quand du bel allegro au délicieux andante
il est transfiguré et dans tous ses états
mon coeur est un violon aux cordes sympathiques
il n’est jamais têtu, rebelle ou insoumis
on le dit généreux, joyeux et romantique
que ne jouerait il pas pour plaire à ses amis
mon coeur est un violon aux cordes trop sensibles
rêvant de trémolos et de Monteverdi
de sonates, d’airs purs, de longs soupirs paisibles
et des quatre saisons d’Antonio Vivaldi
mon coeur est un violon aux cordes un peu trop sages
ne trouvant l’harmonie que par le diapason
son orchestre de chambre est son lieu de partage
et il ne cherche pas de nouveaux horizons
mon coeur est un violon aux cordes ombrageuses
quand son archet s’en va vers la viole ou l’alto
aux formes arrondies, magiques et enjôleuses
pour y jouer lento ou appassionato
mon coeur est un violon aux cordes douloureuses
frottées, pincées, frappées à tous les sentiments
puis que l’on abandonne aux heures glorieuses
car il n’est plus alors, hélas, qu’un instrument
mon coeur est un violon aux cordes résistantes
qui a aimé souffrir avec acharnement
mais qui est toujours prêt pour des fugues vibrantes
aux merveilleux accords et beaux arrangements
Renaud MAUGEY le 26 mars 2014
Rachelle · le dimanche 1 décembre 2024 à 07:04
Rachelle · le dimanche 1 décembre 2024 à 07:15
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