Automne funèbre. Repost.
L'horizon est voilé par des brumes denses.
Les arbres s'effeuillent
et se brisent sous le vent intense.
L'empyrée laisse éclater ses rythmiques sanglots
devant cette impudique violence.
L'automne sort de sa torpeur
Accable la nature par sa froideur.
C'est la saison opaline qui joue ses funèbres accords
sur la nuit.
Les marins sont engloutis vivants dans l'urne flottante
et leurs épouses hurlent dans la pérenité de leurs souvenirs amers.
Soudainement le temps sculpte les rides sulfureuses sur leurs visages
Sous son empire elles subodorent les funestes parfums
de leurs voyages
Les arbres s'effeuillent
et se brisent sous le vent intense.
L'empyrée laisse éclater ses rythmiques sanglots
devant cette impudique violence.
L'automne sort de sa torpeur
Accable la nature par sa froideur.
C'est la saison opaline qui joue ses funèbres accords
sur la nuit.
Les marins sont engloutis vivants dans l'urne flottante
et leurs épouses hurlent dans la pérenité de leurs souvenirs amers.
Soudainement le temps sculpte les rides sulfureuses sur leurs visages
Sous son empire elles subodorent les funestes parfums
de leurs voyages
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6 commentaires
camare13 · le jeudi 28 mai 2026 à 08:08
José · le vendredi 29 mai 2026 à 09:36
Merci Rachel, bonne journée
Philip (Jardin de Lune) · le samedi 30 mai 2026 à 08:52
Oui, la remarque ci-dessus de José est pertinente.
Pour avoir tellement vu les tableaux de Turner, à la Tate Gallery de Londres, je peux te dire que tu as mis en mots - avec un talentueux spleen - ces ressentis sombres des maelströms dans lesquels s'âbiment parfois les navires.
Je pense bien sûr, également, au Vaisseau fantôme de Wagner.
Un très beau poème !
Merci, chère Rachelle
Philip
Rachelle · le lundi 8 juin 2026 à 08:47
Rachelle · le lundi 8 juin 2026 à 08:49
Rachelle · le lundi 8 juin 2026 à 08:53
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