C'était l'été...
C'était l'été, l'été qui s'approchait de son fourmillement sensuel et le papillon qui voulait se rafraîchir a fait éclore du battement de ses ailes l'orage impétueux des amours ; une perle qui ondulait le long de ton front et de tes tempes, empruntant le chemin de tes courbes, bijou si précieux de t'épouser de si près (et qui ne le serait pas?), réclamant la présence de la soif, d'une soif bondissante, de rochers en rochers, le pied léger et danseur, danseuse des sources et des rivières, dont le rire se retrouvait éclaté éclatant dans les secousses du torrent parmi les joncs, ballottés au gré du vent joyeux et fou de tes cheveux couleur châtain soleil, tu étais nue ivre de ta peau bourgeonnant sous les frissons de l'herbe qui rougissait de rosée mais jalousant l'échancrure de tes reins et le galbe de tes seins : cette perle, je la désire.
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