Tes absences...
Tes absences
Pierre,
Si je parviens à évoquer toute cette douloureuse période, c'est que je n'ai plus honte de moi. J'avais profondément mal d'être ainsi humiliée. Tu ne m'as pas quittée avec beaucoup d'élégance, avoue-le. Quand ,pendant des mois , on se moque de l'autre , si impunément , on ne fait pas preuve de beaucoup de classe. C'est toi qui a mal agi, pas moi.Aujourd'hui, je peux verbaliser clairement cette assertion parce que je ne crains plus de souffrir par ta faute. Quoique bien des difficultés restent à venir. Mais je me sens plus sûre de moi, plus à même de t'affronter le moment venu , si cela doit se faire. Plus sûre de ma Valeur lorsque je compare l'attitude de chacun lors des dix dernières années de notre vie commune, sous le même toit. Ne rien te reprocher, lorsque tu prétextais vouloir faire , seul, un « tour » pour respirer , réfléchir. Lorsque tu t'absentais régulièrement tous les 5-6 jours, une fois même 24 h, de l'aube à la nuit tombée? C'était ma façon à moi de comprendre pour ton père, la retraite... Imagines-tu la douleur qui me tordais l'estomac, le coeur , l'esprit lors de tes absences? Non, cela t'indifférait .Il y avait quelqu'un d'autre à qui tu téléphonais sans cesse, alors tune cherchais plus à savoir. « Moi » t'était devenu bien égal. Tu ne te posais plus de question. Ton empathie, si tu en a jamais eu, avait disparu. Les affres dans lesquelles je basculais à chacun de tes départs, ces longues journées à t'attendre te laissaient parfaitement indifférent. Les nausées provoquées par tes échappées, dont je n'étais pas dupe quand au buts, de tes mensonges répétés, des preuves que j'ai facilement trouvées ne sont en rien plus acceptables que le comportement de P.Doll lors de notre divorce. Mais, de cela, tu ne sembles pas convaincu. La violence verbale que tu as souvent utilisée envers moi, était bien plus douloureuse que la violence physique dont j'ai eu à souffrir avec P.Doll. Toutes les femmes te diront la même chose. Ce n'est pas cette dernière qui marque le plus, mais bien la première. De l'une on se remet vite, alors que l'autre reste gravée de façon indélébile au plus profond de vous-même et fait des ravages ensanglantés. Elle détruit toute valeur que vous espériez avoir . Ces paroles reviennent vous hanter les jours et surtout les nuits qui suivent pendant bien longtemps. Elles participent à la création négative de votre pensée. J'étais au fond du gouffre quand le divorce a eu lieu ayant perdu mes deux enfants, mais , paradoxalement tes paroles , très virulentes à mon égard m'y repoussaient régulièrement. Même après une lettre très affectueuse écrite le matin même; elle perdait toute sa valeur. Ainsi, pendant 21 années de vie ensemble, je ne suis jamais vraiment sortie de cette nuit qui me torturait l'Âme. Tu ne m'a pas permis de guérir. D'une manière ou d'une autre, il y a eu mon père , P.Doll et toi. Il est bien reconnu que l'on a tendance à reproduire ce que l'on a vécu étant jeune Comme cela est vrai pour moi du moins! Mon père c'était P. Doll plus toi. C'est dur à entendre ,douloureux à dire, j'en conviens mais d'une telle vérité!
Gisèle
Pierre,
Si je parviens à évoquer toute cette douloureuse période, c'est que je n'ai plus honte de moi. J'avais profondément mal d'être ainsi humiliée. Tu ne m'as pas quittée avec beaucoup d'élégance, avoue-le. Quand ,pendant des mois , on se moque de l'autre , si impunément , on ne fait pas preuve de beaucoup de classe. C'est toi qui a mal agi, pas moi.Aujourd'hui, je peux verbaliser clairement cette assertion parce que je ne crains plus de souffrir par ta faute. Quoique bien des difficultés restent à venir. Mais je me sens plus sûre de moi, plus à même de t'affronter le moment venu , si cela doit se faire. Plus sûre de ma Valeur lorsque je compare l'attitude de chacun lors des dix dernières années de notre vie commune, sous le même toit. Ne rien te reprocher, lorsque tu prétextais vouloir faire , seul, un « tour » pour respirer , réfléchir. Lorsque tu t'absentais régulièrement tous les 5-6 jours, une fois même 24 h, de l'aube à la nuit tombée? C'était ma façon à moi de comprendre pour ton père, la retraite... Imagines-tu la douleur qui me tordais l'estomac, le coeur , l'esprit lors de tes absences? Non, cela t'indifférait .Il y avait quelqu'un d'autre à qui tu téléphonais sans cesse, alors tune cherchais plus à savoir. « Moi » t'était devenu bien égal. Tu ne te posais plus de question. Ton empathie, si tu en a jamais eu, avait disparu. Les affres dans lesquelles je basculais à chacun de tes départs, ces longues journées à t'attendre te laissaient parfaitement indifférent. Les nausées provoquées par tes échappées, dont je n'étais pas dupe quand au buts, de tes mensonges répétés, des preuves que j'ai facilement trouvées ne sont en rien plus acceptables que le comportement de P.Doll lors de notre divorce. Mais, de cela, tu ne sembles pas convaincu. La violence verbale que tu as souvent utilisée envers moi, était bien plus douloureuse que la violence physique dont j'ai eu à souffrir avec P.Doll. Toutes les femmes te diront la même chose. Ce n'est pas cette dernière qui marque le plus, mais bien la première. De l'une on se remet vite, alors que l'autre reste gravée de façon indélébile au plus profond de vous-même et fait des ravages ensanglantés. Elle détruit toute valeur que vous espériez avoir . Ces paroles reviennent vous hanter les jours et surtout les nuits qui suivent pendant bien longtemps. Elles participent à la création négative de votre pensée. J'étais au fond du gouffre quand le divorce a eu lieu ayant perdu mes deux enfants, mais , paradoxalement tes paroles , très virulentes à mon égard m'y repoussaient régulièrement. Même après une lettre très affectueuse écrite le matin même; elle perdait toute sa valeur. Ainsi, pendant 21 années de vie ensemble, je ne suis jamais vraiment sortie de cette nuit qui me torturait l'Âme. Tu ne m'a pas permis de guérir. D'une manière ou d'une autre, il y a eu mon père , P.Doll et toi. Il est bien reconnu que l'on a tendance à reproduire ce que l'on a vécu étant jeune Comme cela est vrai pour moi du moins! Mon père c'était P. Doll plus toi. C'est dur à entendre ,douloureux à dire, j'en conviens mais d'une telle vérité!
Gisèle
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