10 ans plus tôt...
Pierre,
Sans doute te demandes tu si je t'aimais puisque je fais tous ces reproches. Je t'aimais pour ta rigueur sur toi-même ,ton courage, ta volonté, ton honnêteté ( jusqu'à ce qu' elle te fasse défaut Et c'est là que j'aurais dû partir. J'aurais moins souffert et il m'eut été plus facile de rencontrer quelqu'un d'autre à supposer que je le veuille . En tout cas, j'aurais profité de mes enfants dix ans de plus, ce qui n'aurait pas été négligeable!) Tu as eu bien des gentillesses à mon égard que j 'ai su apprécier et que j'apprécie toujours. Mais ce trait de caractère était toujours sur le fil du rasoir. Car si quelque chose te déplaisait quelques instants après , seul ne comptait plus que ton déplaisir. La patience ne faisait vraiment pas parti de tes qualités , tu savais te montrer très hargneux, très agressif dès que quelque chose te déplaisait. Je restais souvent sur mes gardes, je devais faire attention trop souvent , me taire, pour ne pas amplifier ton mécontentement. Je me rends compte, que, depuis que tu es parti, je ne vis plus dans cette peur . La solitude de quelqu'un que l'on aime , oui , beaucoup. Cela a été très éprouvant jusqu'à il y a peu de temps. Mais cette peur de déplaire , non , avec toi, c'est enfin fini. J'ai d'autres peur j'en conviens, mais plus celle de t'agacer. Et je peux te revoir sans crainte aucune. Je n'ai pas le temps de t'énerver . Mais , j'avoue qu'il m'a fallu du temps pour bien ancrer en moi cette certitude!
Gisèle
Sans doute te demandes tu si je t'aimais puisque je fais tous ces reproches. Je t'aimais pour ta rigueur sur toi-même ,ton courage, ta volonté, ton honnêteté ( jusqu'à ce qu' elle te fasse défaut Et c'est là que j'aurais dû partir. J'aurais moins souffert et il m'eut été plus facile de rencontrer quelqu'un d'autre à supposer que je le veuille . En tout cas, j'aurais profité de mes enfants dix ans de plus, ce qui n'aurait pas été négligeable!) Tu as eu bien des gentillesses à mon égard que j 'ai su apprécier et que j'apprécie toujours. Mais ce trait de caractère était toujours sur le fil du rasoir. Car si quelque chose te déplaisait quelques instants après , seul ne comptait plus que ton déplaisir. La patience ne faisait vraiment pas parti de tes qualités , tu savais te montrer très hargneux, très agressif dès que quelque chose te déplaisait. Je restais souvent sur mes gardes, je devais faire attention trop souvent , me taire, pour ne pas amplifier ton mécontentement. Je me rends compte, que, depuis que tu es parti, je ne vis plus dans cette peur . La solitude de quelqu'un que l'on aime , oui , beaucoup. Cela a été très éprouvant jusqu'à il y a peu de temps. Mais cette peur de déplaire , non , avec toi, c'est enfin fini. J'ai d'autres peur j'en conviens, mais plus celle de t'agacer. Et je peux te revoir sans crainte aucune. Je n'ai pas le temps de t'énerver . Mais , j'avoue qu'il m'a fallu du temps pour bien ancrer en moi cette certitude!
Gisèle
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