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Poèmes d'Henri Durtal

Le doigt sur la détente

Le mardi 24 avril 2018 à 06:31, posté par Henri DURTAL · 194 lectures

Le doigt sur la détente

On voit des chefs d’état,
A l’ouest comme à l’est,
Dans tous leurs états,
Refusant de lâcher du lest,
Affichant leur mésentente,
Un doigt sur la détente.

Quand donc comprendront - ils
Que le monde en a marre
De tout ce tintamarre,
Ces menaçants périls?
De ces guerres en série,
De ces usines et aciéries
Qui fabriquent des armes,
Qui fabriquent des drames!

Ne mettez pas le doigt
Dans l’engrenage,
Arrêtez ces carnages,
Et faites un meilleur choix.
Foutez- nous la paix ,
Donnez- nous la paix!
Dieu qu’elle est lente
La vraie détente!

Mettez le doigt sur la détente
Pas celle des fusils
Mais celle des amis:
La vraie détente!
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8 commentaires

henridurtal · le mardi 24 avril 2018 à 07:03

P.S. : suggéré par la rencontre entre l’Américain et le Nord-coréen (leur nom me reste dans la gorge) .

susan* Coquelicot * · le mardi 24 avril 2018 à 07:57

Bonjour Henri,
Je partage ton cri de colère, ce matin en lisant ta poésie, j’ai moi aussi envie de crier : * Arrêtez ces carnages, arrêtez de fabriquer des armes , et quand aurons-nous enfin un monde en PAIX !!!!*
Merci Henri pour ce partage …Belle journée ensoleillée.
Amitiés.
Susan

henridurtal · le mardi 24 avril 2018 à 08:10

Merci Susan; que la paix soit avec toi. Encore du soleil chez nous aussi, mais les températures baissent. Bonne journée.

Rêveuse · le mardi 24 avril 2018 à 09:03

Bonjour Henri

merci de dire tout haut ce "ras le bol" de toutes ces horreurs pensées au plus haut niveau, que vienne la paix même si c'est une utopie!
amitiés

henridurtal · le mardi 24 avril 2018 à 11:59

Merci debbie, Mercie Rêveuse. Je vous souhaite détente et paix, au moins chez vous et autour de vous.

nemo · le mardi 24 avril 2018 à 12:04

Eh oui ! Mais les chefs d'Etat se fichent des poètes. Je ne résiste pas à l'envie de rappeler le poème de Victor Hugo :
Bêtise de la guerre

Ouvrière sans yeux, Pénélope imbécile,
Berceuse du chaos où le néant oscille,
Guerre, ô guerre occupée au choc des escadrons,
Toute pleine du bruit furieux des clairons,
Ô buveuse de sang, qui, farouche, flétrie,
Hideuse, entraîne l’homme en cette ivrognerie,
Nuée où le destin se déforme, où Dieu fuit,
Où flotte une clarté plus noire que la nuit,
Folle immense, de vent et de foudres armée,
A quoi sers-tu, géante, à quoi sers-tu, fumée,
Si tes écroulements reconstruisent le mal,
Si pour le bestial tu chasses l’animal,
Si tu ne sais, dans l’ombre où ton hasard se vautre,
Défaire un empereur que pour en faire un autre ?

henridurtal · le mardi 24 avril 2018 à 13:59

Merci, Nemo, pour ce poème de Hugo que je ne connaissais pas et qui rejoint tout à fait mon propos.

La Mouche Nounouche · le mardi 24 avril 2018 à 21:29

Pauvre colombe de la paix, cible de tant de tortionnaires a bien trop de plombs dans l'aile pour pouvoir survoler ces horreurs. . .
Merci Henri de cet appel à la paix qu'il nous faut inlassablement répéter. Yves

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