Ça rame chez les ramiers!
Ça rame chez les ramiers !
Sur une branche du grand chêne
Les roucoulades il enchaîne ;
Le pigeon n’est plus voyageur
Dès lors qu’il devient géniteur.
Jabot gonflé il se pavane,
Chante à sa belle sérénade,
Et la poursuit d’assiduités,
Sur les rameaux des peupliers.
Tandis qu’il bat, lui, la campagne
Approvisionnant sa compagne,
Elle s’occupe dans le nid
Afin qu’à temps il soit fini.
De branche en branche monsieur sautille
Tout affairé dans la charmille;
Offre à madame un rameau sec
Et le lui tend de bec à bec:
« Prends ma brindille, ma colombe,
Bien vite avant qu’elle ne tombe.
Il est temps de finir ton nid
Pour accueillir tes deux petits. »
Sur une branche du grand chêne
Les roucoulades il enchaîne ;
Le pigeon n’est plus voyageur
Dès lors qu’il devient géniteur.
Jabot gonflé il se pavane,
Chante à sa belle sérénade,
Et la poursuit d’assiduités,
Sur les rameaux des peupliers.
Tandis qu’il bat, lui, la campagne
Approvisionnant sa compagne,
Elle s’occupe dans le nid
Afin qu’à temps il soit fini.
De branche en branche monsieur sautille
Tout affairé dans la charmille;
Offre à madame un rameau sec
Et le lui tend de bec à bec:
« Prends ma brindille, ma colombe,
Bien vite avant qu’elle ne tombe.
Il est temps de finir ton nid
Pour accueillir tes deux petits. »
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4 commentaires
liameliavq · le jeudi 26 avril 2018 à 00:11
Que de beaux octosyllabes !
Légers et musicaux comme le chant de ces oiseaux...
LN.
cecel · le jeudi 26 avril 2018 à 01:32
C'est d'une fraîcheur bienfaitrice, le sourire, l'émerveillement nous gagne et ce sublime poème se termine par une belle touche de tendresse.
Il chante comme les oiseaux et tous les lecteurs posés çà et là sur les branches voisines assistent à une très belle danse;
Merci Henri !
Marcel
Rêveuse · le jeudi 26 avril 2018 à 10:35
pour ces "roucoulades" de bon augure!
Une joie de les entendre au Printemps
et cela donne envie au poète de "roucouler" avec les mots!!!!!!!!
sourires et amitiés!
henridurtal · le jeudi 26 avril 2018 à 13:11
Déjeunant dehors dans mon jardin, j'ai observé le va-et-vient du pigeon venant apporter des brindilles à la pigeonne sur son nid : un parcours immuable, de branche en branche ; toujours le même trajet; c'était impressionnant. D'où ce poème.
Merci pour vos visites répétées.
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