Calendrier d'Images

(Montage photos personnelles)
Calendrier d'Images
Malgré les sentiments que l'on change de place,
On croit bouger le temps déroulant ses pâleurs
Sur un calendrier d'images en couleurs
Pour masquer son désir de fuite inefficace.
Mais il reste un parfum dans le flou d'une trace,
L'esquisse d'un soupçon qui refoule ses pleurs,
Et garde bien au fond ses peines, ses malheurs,
Sur le triste miroir d'un oubli qu'on ressasse.
A force de vouloir, sous une carapace,
Enfermer le plaisir des instincts cajoleurs,
On marche les pieds nus sur d'étranges chaleurs,
Sans percevoir hélas que notre cœur se glace.
Alors on abandonne au monde son audace,
Pour faire de sa vie un amas de douleurs
Dans lequel on se perd, s'éloignant des valeurs
Menant sur l'arc-en-ciel du pardon qu'on pourchasse.
Le passé, le présent, seraient-ils une impasse
Où meurt notre besoin de rêves enjôleurs ?
Afin de croire encore aux jours ensorceleurs
Faisant du désarroi ce vide qui s'efface.
(Droits d'auteur réservés)
Patricia (Imparfaitlibre)
Calendrier d'Images
Malgré les sentiments que l'on change de place,
On croit bouger le temps déroulant ses pâleurs
Sur un calendrier d'images en couleurs
Pour masquer son désir de fuite inefficace.
Mais il reste un parfum dans le flou d'une trace,
L'esquisse d'un soupçon qui refoule ses pleurs,
Et garde bien au fond ses peines, ses malheurs,
Sur le triste miroir d'un oubli qu'on ressasse.
A force de vouloir, sous une carapace,
Enfermer le plaisir des instincts cajoleurs,
On marche les pieds nus sur d'étranges chaleurs,
Sans percevoir hélas que notre cœur se glace.
Alors on abandonne au monde son audace,
Pour faire de sa vie un amas de douleurs
Dans lequel on se perd, s'éloignant des valeurs
Menant sur l'arc-en-ciel du pardon qu'on pourchasse.
Le passé, le présent, seraient-ils une impasse
Où meurt notre besoin de rêves enjôleurs ?
Afin de croire encore aux jours ensorceleurs
Faisant du désarroi ce vide qui s'efface.
(Droits d'auteur réservés)
Patricia (Imparfaitlibre)
11 commentaires
Rachelle · le vendredi 18 octobre 2024 à 23:48
Rachelle · le vendredi 18 octobre 2024 à 23:52
vertflo · le samedi 19 octobre 2024 à 01:00
L'année va bientôt se terminer et il est vrai qu'il va falloir changer le calendrier 2024.
J'avoue que le tien me plait beaucoup, mis à part qu'il n'y a que Cinq quatrains alors que le calendrier a 12 mois !!!(rire)
Il va falloir que tu trouves Sept quatrains de plus avant la fin de l'année !
Plus sérieux, ce calendrier fait bien allusion directement et indirectement au temps qui passe.
Dans l'ensemble, il n'y a pas eu beaucoup de bons moments pendant ces périodes écoulées où la douleur domine.
Il n'y a qu'à la fin où l'on perçoit peut-être une certaine accalmie avec des ''jours ensorceleurs''.
Il y a un joli contraste entre ce beau texte quand même à l'affût du bonheur et les jolies images pour illustrer ce calendrier.
Même le calendrier des pompiers ou des éboueurs n'est pas aussi joliment illustré !
Photos personnelles magnifiques et excellent montage.
J'ai cherché pas mal de temps a essayer de trouver le quatrain a relever, mais j'ai du me mettre à l'évidence que tous étaient d'une grande qualité poétique.
Je dis cela sans vouloir te ''cirer les bottes ''
...de 10 centimètres de haut au moins, comme celles de Rachelle.
Remarque en ce moment avec toute cette eau qui tombe il vaut mieux marcher avec des bottes à talon haut qu'avec des sandales ou des charentaises !
Bien à toi
Amitié
Bises
Claude
imparfaitlibre · le mardi 22 octobre 2024 à 10:48
Bonjour Claude,
Merci à vous deux d'être toujours présent sur mes écrits et cela me touche profondément.
Oui, ce calendrier d'images fait allusion au temps qui passe mais qui, finalement, n'efface pas les douleurs du passé et, même si la vie nous montre parfois de belles images, de belles couleurs, et nous offre tous les plaisirs sur un plateau, tant que l'esprit ne fera pas le deuil d'une absence alors rien ne sera jamais possible sur un nouveau calendrier de la vie.
Il est facile de se perdre, de s'étourdir, de croire que les pages sont tournées mais finalement au lieu d'être bien et heureux, on finit par s'enfermer dans une existence froide et sans passion.
L'esprit est sans doute la seule partie du corps qui peut permettre au coeur de battre à nouveau la chamade.
Je pense qu'il faut finir par être heureux tout seul avant de penser être heureux à deux.
Mille mercis encore pour votre présence ici et, pour moi, le bonheur est dans nos échanges et nos sourires derrière les mots de chacun et, j'avoue que j'ai pris plaisir à lire vos messages.
Chère Rachelle, comme je ne suis pas très grande, j'ai très longtemps porté des talons de 10 cm surtout lorsque je travaillais dans des boutiques de mode pour femmes mais, maintenant que je cours les terrains plus souvent escarpés que bitumés, j'avoue que je préfère les chaussures à semelle compensée afin d'être plus grande mais avec les pieds bien à plat c'est moins dangereux pour monter et descendre d'un camion!!!! sourire
Cher Claude,
Non, non, comme je ne fonctionne qu'avec l'énergie solaire, mon calendrier à moi va de Mai à Septembre mais cette année je ne suis même pas arrivée à l'ouvrir une seule fois!!!! rire
Merci encore à vous deux.
Bises amie poétesse Rachelle,
Bises ami poète Claude
vertflo · le mardi 22 octobre 2024 à 15:07
Pour en revenir au calendrier, il représente pour moi le sablier du temps qui passe.
En effet, à peine a t-on tourné les premières pages d'un mois, qu'il faut déjà passer au mois suivant.
la preuve : je trouve que cette année est encore vita passées, comme les précédentes et je peux te dire qu'à la retraite, ça passe encore plus vite !!!tu verras !!!!!
Il est vrai comme tu le fais remarquer que les calendriers sont toujours enluminés par de belles photos ou de belles images, alors qu'en réalité tout n'est pas forcément rose le long des jours écoulés.
Oui, comme tu le dis, il faut se contenter d'apprendre à être heureux tout seul déjà, et ce n'est pas facile du tout.
Le bonheur, n'est en réalité qu'un mot banal comme tous les autres, il ne veut rien dire, rien définir.
Bonheur , malheur, ça ne veut rien dire, c'est la perception que nous avons de ce qui nous arrive, qui prime.
Le ressenti n'a pas besoin de mots pour être défini.
En tout cas, je vois que tu n'as pas encore optée pour des échasses !!!!!
Remarque, à la campagne, c'est bien car pour surveiller ce qui se passe dans les champs et prendre de la hauteur, les échasses, c'est ce qui se fait de mieux !
Par contre, pour descendre du camion avec des échasses, ce n'est pas évident !
Je te souhaite un bon après-midi
Merci à toi aussi pour les échanges
Amitié
Bises
Claude
alba15 · le mardi 22 octobre 2024 à 21:29
Mais les désenchantements sont un ravissement sous ta plume, Patricia !
imparfaitlibre · le mercredi 23 octobre 2024 à 11:05
Merci pour la gentillesse de tes mots mais aussi merci pour ta visite et pour ta fidélité en amitié qui me touche beaucoup.
J'espère que tu te plairas parmi nous notre "petite communauté" de poétesses, de poètes mais surtout d'amies et amis.
Belle journée à toi, et au plaisir de retrouver ta plume encore longtemps.
Bises Laurence
imparfaitlibre · le mercredi 23 octobre 2024 à 11:11
Avec l'âge, même descendre de la voiture n'est plus évident!!!!!!!!!!!!!!!!! (sourire)
Bises et belle journée à toi
José · le jeudi 24 octobre 2024 à 09:41
Il n'y a pas plus grand danger, plus grave péril au delà de souffrir, que croire que tout est perdu.
Non, même si l'exaltation et les rires ne sont pas toujours de saison, les jours enchanteurs (je préfère ce terme à "ensorceleurs") à venir sont toujours possibles, il suffit d'oser crier de détresse pour être secouru(e) et rebondir.
Bises et bonne journée Patricia
plumeflore · le jeudi 24 octobre 2024 à 21:48
bonne soiré Marc!
imparfaitlibre · le vendredi 25 octobre 2024 à 10:36
Bonjour Marc
Merci sincèrement à vous deux pour votre passage ici et pour la votre vision au travers de vos messages.
L'oeil voit la beauté des choses alors que, parfois, le cœur ne la voit plus tellement l'écran noir de leur esprit recouvre tout alors la vie et surtout les sentiments, deviennent un jeu simplement pour se sentir vivant en se moquant bien du mal que peut apporter cette vie à soi-même mais aussi aux autres qui en feront les frais mais, on peut jouer, on peut se perdre, on peut faire semblant de tout mais tout au fond, les choses changent-elles ? Les choses ne changent-elles ?
Pour moi, tant que le corps et le cœur n'ont pas fait la paix avec l'esprit alors rien de vrai ne peut en sortir d'où l'importance du mot « espoir », cet espoir que, parfois les autres crient, et que nous refusons d'entendre.
Le seul remède aux mots et aux douleurs enfouis est de les laisser exploser à la surface du corps afin de les comprendre, de les analyser et surtout de les accepter.
Merci à vous deux pour votre fidélité qui me touche beaucoup.
Belle journée à vous
Bises José, bises Marc
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