Qu'Importe....

(Photo pixabay)
Poème écrit lors d'un défi sur ce que nous inspire ce proverbe indien :
"Ce n'est pas quand la dernière feuille sera tombée,
que le dernier arbre sera mort
et que le dernier poisson aura été pêché
que nous comprendrons que l'argent ne se mange pas."
QU'IMPORTE
Là-bas sur la colline il implore les Dieux,
En tenant des lingots dans sa main entrouverte,
Mais le son d'une voix retentit en ces lieux
Comme un sinistre cri sur la plaine déserte.
Qu'importe si les jours se meurent doucement
Et si la nuit des temps se perd dans les ténèbres ;
Qu'importe si plus rien, dans un frémissement,
Ne parvient à chanter les oraisons funèbres ;
Puisque l'or et l'argent ont remplacé le sang
Et font battre le cœur de celui qui saccage,
Au nom des intérêts d'un pouvoir grandissant,
La terre du futur qu'il conduit au naufrage.
Alors il a compris, mais il est bien trop tard,
Qu'à vouloir dominer on finit par se vendre,
Et malgré la richesse il vit tel un bagnard,
Prisonnier du système assassin qu'il engendre.
Et c'est le poing serré qu'il fixe l'horizon,
Au bout de ce chemin perdu sous la poussière,
Espérant voir enfin le feu de la raison
Redonner à sa vie un éclat de lumière.
(Droits d'auteur réservés)
Patricia (Imparfaitlibre)
Poème écrit lors d'un défi sur ce que nous inspire ce proverbe indien :
"Ce n'est pas quand la dernière feuille sera tombée,
que le dernier arbre sera mort
et que le dernier poisson aura été pêché
que nous comprendrons que l'argent ne se mange pas."
QU'IMPORTE
Là-bas sur la colline il implore les Dieux,
En tenant des lingots dans sa main entrouverte,
Mais le son d'une voix retentit en ces lieux
Comme un sinistre cri sur la plaine déserte.
Qu'importe si les jours se meurent doucement
Et si la nuit des temps se perd dans les ténèbres ;
Qu'importe si plus rien, dans un frémissement,
Ne parvient à chanter les oraisons funèbres ;
Puisque l'or et l'argent ont remplacé le sang
Et font battre le cœur de celui qui saccage,
Au nom des intérêts d'un pouvoir grandissant,
La terre du futur qu'il conduit au naufrage.
Alors il a compris, mais il est bien trop tard,
Qu'à vouloir dominer on finit par se vendre,
Et malgré la richesse il vit tel un bagnard,
Prisonnier du système assassin qu'il engendre.
Et c'est le poing serré qu'il fixe l'horizon,
Au bout de ce chemin perdu sous la poussière,
Espérant voir enfin le feu de la raison
Redonner à sa vie un éclat de lumière.
(Droits d'auteur réservés)
Patricia (Imparfaitlibre)
7 commentaires
alba15 · le vendredi 25 octobre 2024 à 16:40
Beaucoup de profondeur et de lucidité dans cet hymne au désintéressement et aux vraies valeurs !
Rachelle · le vendredi 25 octobre 2024 à 17:53
vertflo · le vendredi 25 octobre 2024 à 22:12
Ton poème m'a fait penser à un écrit d'Alphonse Daudet dans Les lettres de mon moulin :
''L'homme à la cervelle d'or'' où il s'agit de la relation avec l'argent et du pouvoir qu'il apporte avec ce qu'il entraine de plus vil chez l'homme.
''Puisque l'or et l'argent ont remplacé le sang
Et font battre le cœur de celui qui saccage,
Au nom des intérêts d'un pouvoir grandissant,
La terre du futur qu'il conduit au naufrage.''
C'est très puissant comme vision de la société ou plutôt de notre société, en général.
J'ai bien aimé aussi :
'' A vouloir dominer, on finit par se vendre ''
Mais il arrive heureusement, comme à la fin de ton texte, que l'homme s'aperçoive de la déraison de son attitude passée, et qu'il veuille se ''racheter'' en quelque sorte après s'être ''vendu''.
Cela veut dire que toute '''mauvaise vie'' n'est pas synonyme de perte et que l'on peut retrouver un nouveau chemin plus éclairé et bénéfique, qu'il soit d'ordre moral, spirituel ou tout simplement affaire de volonté.
Le proverbe Indien est une très bonne introduction pour le sujet que tu veux développer.
Les gens sensés le savent bien, la seule vraie richesse est la richesse intérieure.
Certes, il vaut mieux avoir de l'argent pour vivre décemment, mais quand on en a assez pour vivre, pourquoi continuer à vouloir spéculer et engranger encore plus de fric ?
C'est hélas le problème de certains, ceux qui regardent l'argent briller plus qu'une simple lumière comme celle de la foi par exemple, pourquoi pas, qui pourrait leur apporter bien plus qu' une grosse fortune acquise parfois malhonnêtement.
Malheureusement je pense que la puissance de l'argent est trop forte et ce n'est pas nous pauvres petits citoyens qui allons pouvoir briser cette chaîne infernale du fric.
Tout au long de l'histoire, malgré les révoltes, les révolutions, les grèves etc, ceux qui ont de l'argent s'en sont toujours sortis et les pauvres heureux sont toujours resté dans la mer..
L'illustration est belle et en plus j'adore manger les bulots ! mais des troués comme ça, je n'en ai jamais vu.
J'aime bien l'image de l'homme qui en quelque sorte ''rentre dans sa coquille''...
une sorte de Bernard l' Hermite !
Bonne soirée
Amitié
Bises
Claude
plumeflore · le vendredi 25 octobre 2024 à 23:24
je vous souhaite une belle soirée pleine de chats et de poésie!!
Marc!
milesmeyer · le samedi 26 octobre 2024 à 21:46
J'espère que le feu de la raison viendra brûler nos egos rapidement !
A bientôt
José · le dimanche 27 octobre 2024 à 10:46
On devine que ce proverbe, émanant d'un peuple vouant un immense respect à la Nature, est à l'adresse des "hommes blancs" venus prendre peu à peu possession de leurs terres et en faire largement un support d'argent et de profit, oubliant qu'ils sont très dépendants de cette Nature qu'ils molestent.
Hélas, pour le malheur de l'Humanité, ce modèle du "Qu'importe..." s'est propagé au monde entier à mesure que les appétits d'argent ont grandi...
Il faudrait que l'Humain (mais je crains que ce soit une utopie) entende la sagesse et la spiritualité indiennes et, renonçant à son pouvoir de domination, accepte de nouveau de se mettre sur le même rang que le reste de la Nature (dont il dépend).
Bises et bon dimanche
imparfaitlibre · le mercredi 30 octobre 2024 à 10:20
Bonjour Rachelle,
Bonjour Claude,
Bonjour Marc,
Bonjour Miles,
Bonjour José,
Merci à vous six pour l'émotion de vos mots et pour votre ressenti vis à vis de ce poème.
Je vois que nous sommes tous d'accord pour dire que, même si l'argent est devenue une nécessité dans notre société actuelle, vouloir en gagner toujours plus ne devrait pas être au détriment de notre planète car le jour où il n'y aura plus rien qu'un désert aride sans vie, à quoi servira tout l'argent gagné? Et l'argent achète t- il vraiment tout? (personnellement je pense que oui, il faut juste trouver le bon prix, celui qui transformera l'agneau en loup!!!) Comme vous l'avez compris, je n'ai pas choisi ce titre "qu'importe" par hasard, mais juste parce qu'il est la conséquence d'un "vouloir toujours plus" alors qu'importe les conséquences sur la vie des autres, sur la vie de tout!!!! L'argent est cette porte ouverte sur la domination des uns qui voient en lui le droit à la possession des autres!
Mille mercis encore à vous six et c'est toujours un plaisir de partager mes mots et mes maux avec vous et comme j'aime à le dire, à quoi bon écrire si derrière un écrit, il n'y a pas de partage.
Belle journée Laurence,
Belle journée Rachelle,
Belle journée Claude,
Belle journée Marc et Marie,
Belle journée Miles,
Belle journée José,
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