Aller au contenu
MesPoèmes.net Créer mon site de poésie

TOUS MES ECRITS

La ville en panique 2. Les retraités menacés ?

Le vendredi 7 décembre 2007 à 23:09, posté par janouk · 745 lectures

Lundi, premier jour de la semaine qui s’annonçait bien belle, à 7h30, le téléphone fit sursauter toute la brigade du commissariat de Rennes. À l’autre bout du fil se tenait une personne apparemment âgée. Cette femme de 84 ans était paniquée ! Mais pourquoi appelait-elle à une pareille heure ? Hervé Bodin lui répondit. Elle lui annonça que ce même matin, l’une de ses pensionnaires manquait à l’appel. Inquiète, elle voulu lui rendre visite dans sa chambre mais … . L’inspecteur avait comprit.
Après lui avoir demandé la bonne adresse, il l’interrompit en raccrochant le téléphone et se rendit aussitôt sur les lieux,
une maison de retraite.
Arrivé, il demanda à voir la femme qu’il avait entendue le même matin au téléphone. Cette personne arriva et se présenta :
« - Ah ! Bonjour Monsieur, je suis ravie de vous voir arriver aussi vite car, voyez-vous, l’une des mamies ne s’est pas réveillée
ce matin et nous avons eu très peur après la disparition de sa petite fille lundi dernier.
- sa quoi ? Bondit l’inspecteur. Comment s’appelle t elle, questionna-t-il la pauvre femme ?
- Et bien, elle se prénommait : « Christine Sodait »
- Sodait, vous dites ?
- Oui, Sodait. Amélie était sa petite fille, je la connaissais bien, elle venait souvent ici. »
L’inspecteur crut faire un cauchemar. L‘enquête de la semaine passée avait elle un rapport avec celle-ci ? Il était perdu.
À peine revenu à son lieu de travail, il ordonna à sa collègue Muriel de s’occuper de cette enquête car elle connaissait la précédente.
Celle-ci commença par aller rendre une petite visite à Timothée Holand avant d’aller voir le cadavre de la pauvre vieille femme.
Elle sonna à deux reprises comme la fois précédente et le jeune homme lui ouvrit en la questionnant :
« - Tiens ! Que me vaut cette visite ?
- Nous avons été appelés pour le décès de la grand-mère de votre amie, hésita l’inspectrice.
- Quoi ? Sa grand-mère vous dites ? S’écria le garçon.
- Oui, Christine, vous la connaissez ? confirma t elle
- Bien sûr, nous allions, Amélie et moi, tous les lundis lui rendre visite ainsi qu’à Madame « Viviane Holand » lui répondit il.
- Holand ? Cette personne est votre grand-mère ? L’interrompit la policière.
- Tout à fait Madame, excusez-moi, mais je dois aller à mon cours de français, répondit le jeune homme apeuré.
- Bon, je vous laisse, au revoir !
Sa phrase, à peine finie, l’inspectrice claqua la porte et courut vers sa voiture. Elle mit le contact et partit pour la maison de retraite pour s’assurer que Madame Holand était toujours vivante, et pour l’interroger.
Une fois entrée dans le hall, elle demanda à la secrétaire où elle pouvait trouver Madame Viviane Holand. Mais à sa grande tristesse, celle-ci lui répondit qu’elle était partie depuis cinq jours, chez sa fille Camille.
Après avoir fouillé dans le dossier de cette brave dame, la secrétaire remit à Muriel l’adresse de cette Camille, et lui tendit un autre dossier en lui disant :
« - Prenez ! Ceci est le dossier de la personne disparue ce matin. »
L’inspectrice le prit et repartit en direction du commissariat. Elle le confia à son patron en lui expliquant sa discussion avec Timothée Holand puis avec la secrétaire de la maison de retraite. Hervé Bodin la regarda avec des yeux heureux et soupira :
« - Ah ! Ma chère Muriel, je crois que cette Camille à évité le décès de sa mère en l’accueillant chez elle ! »
Il prit le papier, le regarda et le reposa sur son bureau en tapant dessus et reprit :
« - Allons bon, ceci n’est pas pressé, j’irai leur rendre visite dans la soirée. »
Sa collègue le salua et regagna son bureau. Une fois assise, elle prit, à côté de son ordinateur, un cadre où se trouvait une photo.
Sur cette photo, il y avait 3 personnes : la première était sa mère, la deuxième sa fille et la dernière elle-même.
Au même moment, son collègue entra comme une furie, sans frapper et s’écria :
« - Muriel !!! Pourquoi m’as-tu caché que la personne que tu cherchais était la grand-mère de ton protégé !
- En quoi cela change t’il quelque chose ? hésita celle-ci.
- Cela l’innocente !!! Reprit-il plus serein. »

Un sourire envahit le visage de Muriel, elle se leva et retourna avec son collègue vérifier les preuves trouvées sur le premier lieu pour avoir une idée moins vaste sur l’assassin. Mais rien d’anormal n’en sortit ; tout était clair, propre et kline.

Revenus à la maison de retraite, les inspecteurs de police interrogèrent toutes les mamies présentes.
Celles-ci ne leur cachèrent pas qu’elles étaient paniquées à l’idée d’être tuées elles aussi. Après les avoir rassurées, ils les quittèrent et se dirigèrent vers la maison de Camille, la fille d’une des pensionnaires.
Gentiment accueillis, ils expliquèrent aux dames ce qui se passait. Celles-ci furent étonnées et attristées. Une longue discussion s’engagea sur la vie et le passé douloureux de cette famille.
Ils apprirent énormément de choses mais rien de nouveau n’en sortait : aucune preuve ! aucun suspect ! Rien ! personne !
Hervé Bodin, se leva brusquement et demanda à l’une des deux femmes :
« - Camille, Timothée serait-il votre fils ? »
Celle-ci hésita et répondit par le regard de sa mère que, oui, c’était bien son fils. Mais elle n’avait apparemment pas convaincu l’inspecteur Hervé Bodin.

À la fin de la soirée, sur le trottoir, avant de grimper dans la voiture, Hervé Bodin et Muriel continuèrent la discussion sur cette famille. Ceux-ci pensaient que Timothée Holand ne fut pas le fils de Camille Holand, mais comment prouver et savoir la vérité ? Les deux collègues, repartis, et à mi-chemin, se questionnaient l’un l’autre sur l’enquête en espérant savoir où cela pouvait mener. Et ils concluent, qu’encore une fois, le manque de preuves les empêchaient de désigner un coupable.
L’affaire était terminée.
Pas encore de note · connectez-vous pour noter

Aucun commentaire

Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.