ETRANGES FRUITS DE PAIX
O cœurs battants, c’est toujours le même vent qui vous pousse sur des vagues faciles chaque fois que vous arrivez sur le rivage de ce sol.
Au pied de puissantes montagnes fertiles, la mer danse et marque l’entrée du golfe de Slano pour l’éternité. Ici, le passé mord la mort. Corps spirituels et terrestres se mêlent en tous hommes.
Loin des jardins tristes aux feuilles sèches, les pêcheurs sont devenus vos hôtes sur leur terre avec toujours leurs mêmes doux soupirs qui traversent le temps.
Ils hument l’air marin mélangé aux senteurs d’agrumes qui parfument le jour de leur amertume évanescente.
A flanc de coteau, les figuiers, comme les pommiers, attendent leurs saisons sous le frémissement du maestral du soir qui fait tanguer leurs feuilles pareilles aux poissons qui frétillent.
Aujourd’hui est si différent de l’onde cruelle des batailles humaines d’hier. Si l’écho d’anciens aboiements d’hystérie parvient quelques fois ici, comme une leçon malapprise, il s’oublie dans l’orange et le vert sereins.
La nouvelle quête est désormais à la cueillette de ces fruits que posent d’anciennes mains effacées au creux de la paume des vivants. Parfois celles d’anciens ennemis, aujourd’hui réunis...
Est-ce donc la douceur suave des fruits poussant sur des vérités cachées dans la terre et le sang mêlés qui apporte la paix ?
Au pied de puissantes montagnes fertiles, la mer danse et marque l’entrée du golfe de Slano pour l’éternité. Ici, le passé mord la mort. Corps spirituels et terrestres se mêlent en tous hommes.
Loin des jardins tristes aux feuilles sèches, les pêcheurs sont devenus vos hôtes sur leur terre avec toujours leurs mêmes doux soupirs qui traversent le temps.
Ils hument l’air marin mélangé aux senteurs d’agrumes qui parfument le jour de leur amertume évanescente.
A flanc de coteau, les figuiers, comme les pommiers, attendent leurs saisons sous le frémissement du maestral du soir qui fait tanguer leurs feuilles pareilles aux poissons qui frétillent.
Aujourd’hui est si différent de l’onde cruelle des batailles humaines d’hier. Si l’écho d’anciens aboiements d’hystérie parvient quelques fois ici, comme une leçon malapprise, il s’oublie dans l’orange et le vert sereins.
La nouvelle quête est désormais à la cueillette de ces fruits que posent d’anciennes mains effacées au creux de la paume des vivants. Parfois celles d’anciens ennemis, aujourd’hui réunis...
Est-ce donc la douceur suave des fruits poussant sur des vérités cachées dans la terre et le sang mêlés qui apporte la paix ?
1 commentaire
Philip (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 1 juillet 2016 à 14:14
Eh bien dis donc, voilà une envolée épique ! Il n'est pas toujours bienséant d'user de qualificatifs pour désigner un écrit poétique (ou en prose) quand on y fait une comparaison avec les noms de la littérature. Parce que cela peut passer pour flatterie. Je ne le fait que trop, mais sans flatterie. Parce c'est mon ressenti, tout en sachant que nous n'égalons pas nos maîtres. Alors je le ferai encore et te dirai qu'il y a une petite touche.....hugolienne dans ce que tu as écrit. Et puis, de toute façon, il y a une dimension humaine certaine, voire humaniste. Le temps a passé et je n'ai plus trop en mémoire la teneur de tous tes écrits, mais sans conteste, c'est bien ici une facette du Jekarev?
Tu as fait un habile mélange Nature/Humain qui ne dénote aucunement. Opposition de ce qui est (presque) toujours beauté et grandeur (la Nature) et de ce qui l'est très inégalement (la beauté de l'Homme devenant son génie).
Tes deux derniers vers font une synthèse intelligente.
A très bientôt, Guillaume. Amitiés. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
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