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JUSTE LA VIE QUI PASSE

Le dimanche 15 janvier 2017 à 18:34, posté par Jérôme · 176 lectures

Je me souviens du sel de la mer
Faisant couler l’eau de tes yeux
Je l’asséchais comme par mystère
Ils redevenaient secs et bleus

Alors si de nos jeunes années
Nous ne gardions que le plus beau
Raconte-moi ce qui s’est passé
Depuis ce temps où sans un mot

En courses folles on s’est séparé
Les choses de ta vie raconte
Cet homme que tu as rencontré
Ta famille belle comme un conte

Ta vie d’aujourd’hui nouvelle histoire
Bien cachée derrière vos volets
Ne m’a pas empêché de te voir
Hier dans la rue je t’ai croisée

Le souvenir du sel de la mer
Faisant couler l’eau de tes yeux
M’est revenu comme par mystère
Pourtant ils étaient secs et bleus

7 commentaires

Ivy · le lundi 16 janvier 2017 à 23:17

Entre ciel et terre, la vie, comme la mer, peut être aussi belle que cruelle. Hélas, comme j'ai écrit dans un très ancien poste, la vague à l'âme se retire moins vite que les vagues sur la plage.

Philip (Jardin de Lune) · le mardi 17 janvier 2017 à 17:44

Beau poème, Jérôme. Sobre (c'est une qualité qui souligne les mots forts); réitération, légèrement modifiée du premier quatrain, à la fin.
Ce raccourci de vie - une "histoire simple" pour reprendre le titre d'un film de Sautet - c'est en effet, juste la vie qui passe. Qui passe, sous les volets clos, où l'on a plus qu'à imaginer ce qui s'y déroule. Et l'on croise alors, à chacun de nos pas, comme des ombres familières. Ce sont souvent des chimères. Entre rêve et réalité, je reprends ma phrase familière : se bâtir un monde qui s'accorde à l'image de nos désirs. Bien à toi, Jérôme. Amitiés. Philip.
(www.mespoemes.net/philip chevalier)

jekarev · le mardi 17 janvier 2017 à 18:11

Merci Ivy, Merci Philip,
Nos anciennes fiançailles peuvent nous étonner encore aujourd’hui, elles creusent fort étrangement les lignes de vie dans nos mains. Souvent d’un chagrin qui nous brise, quand nos univers se perdent apparaît un oasis bien caché derrière nos volets fermés. Plus rien du dehors ne peut nous arriver

Bien à Vous
Jérôme

mespoemes.net/bluegirl · le mercredi 18 janvier 2017 à 13:33

De relecture en relecture, je m'attache à la magie bleutée de ces vers et leur nostalgie.
Un de mes préférés, à te lire.
Amicalement, Lola.

Jekarev · le mercredi 18 janvier 2017 à 17:05

Bonjour Lola,
Puisse un plaisir sans fin te venir à la lecture de ces vers. Le fil des jours est un mystère, la nostalgie nous rappelle que le présent n'est qu'une étincelle.
Amicalement
Jérôme

mespoemes.net/bluegirl · le mercredi 18 janvier 2017 à 23:23

L'étincelle peut allumer un foyer, un foyer peut réchauffer des cœurs complices, et la douleur se consume.

jekarev · le jeudi 19 janvier 2017 à 14:31

Lola, il est vrai qu'une simple étincelle peut allumer les cœurs en bois tendre pour réchauffer leurs sentiments refroidis par la vie ...

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