LE CŒUR EN SOUSTRACTION
A la fontaine que nous gardons
Comme image que nous pleurons
J’ai revu mes grands bonheurs d’avant
Brisés par l’absence et le temps
Bien au fond de nos yeux à jamais
Ça fait peur de nous dévoiler
Il ne faudrait jamais qu’ils s’en aillent
Nous laissant les cœurs en bataille
Suspendues impalpables étoiles
On les regarde on les retient
Chaque soir en baissant toutes voiles
Naviguant doucement pour rien
Sur des océans de non-dits
Chemins de traverse où seraient dits
Les jours de broutille où on se fâche
On se perd de vue et se cache
Premier printemps pas même passé
Et déjà tu t’en es allé
Avant que l'on puisse un peu jouer
Tout était déjà terminé
Je ne comprends plus les peut-être
Calculs qui font que de trois merveilles
Deux trésors me restent comme êtres
Que j’adore tels deux beaux soleils
Dans les méandres et les détours
Vous étiez là mes deux amours
Frère et sœur pour m’apprendre à compter
Que vous suffisiez pour m’aimer
J'ai deux enfants et trois merveilles
La soustraction a fait qu'une étoile
Aujourd'hui encore sur nous veille
Depuis que tu as hissé les voiles
Comme image que nous pleurons
J’ai revu mes grands bonheurs d’avant
Brisés par l’absence et le temps
Bien au fond de nos yeux à jamais
Ça fait peur de nous dévoiler
Il ne faudrait jamais qu’ils s’en aillent
Nous laissant les cœurs en bataille
Suspendues impalpables étoiles
On les regarde on les retient
Chaque soir en baissant toutes voiles
Naviguant doucement pour rien
Sur des océans de non-dits
Chemins de traverse où seraient dits
Les jours de broutille où on se fâche
On se perd de vue et se cache
Premier printemps pas même passé
Et déjà tu t’en es allé
Avant que l'on puisse un peu jouer
Tout était déjà terminé
Je ne comprends plus les peut-être
Calculs qui font que de trois merveilles
Deux trésors me restent comme êtres
Que j’adore tels deux beaux soleils
Dans les méandres et les détours
Vous étiez là mes deux amours
Frère et sœur pour m’apprendre à compter
Que vous suffisiez pour m’aimer
J'ai deux enfants et trois merveilles
La soustraction a fait qu'une étoile
Aujourd'hui encore sur nous veille
Depuis que tu as hissé les voiles
7 commentaires
guillaume · le dimanche 15 janvier 2017 à 20:01
Ivy · le dimanche 15 janvier 2017 à 23:16
Amitiés
jekarev · le lundi 16 janvier 2017 à 19:28
Merci,
ce passage de ma vie me "remue" à chaque hiver. Il y a toujours un sentiment qui me dit : " Il n'aurait pas fallu que tu quittes ce monde, ce jour " car il y a ton cœur qui bat pour l'éternité dans le nôtre..Ma vie a passé, et j'ai vécu comme ça. Mais yu me manques ... Heureusement, que jusqu'à la fin de mes jours mes deux autres trésors, enfants de la Terre savent comment faire car ils sont Amour !!!
Jérôme
Ivy · le lundi 16 janvier 2017 à 23:11
En 2014, j'ai éprouvé ce même sentiment au départ de mon père avec qui j'étais très complice, en 2014. C'est plus facile à dire qu'à faire, mais on se doit de se battre pour nous et pour ceux qui restent , pour que le cœur de nos chers disparus continue de battre en nous.
Amitiés
jekarev · le mardi 17 janvier 2017 à 16:50
Toi qui as un cœur tendre, merci pour ta visite. Elle est comme celle d'une étoile qui passe illuminer les soirs.
Amicalement
Jérôme
jekarev · le mardi 17 janvier 2017 à 16:55
Le temps se renouvelle, nos présents ne sont qu'étincelles. Le fil éternel n'existe pas, mais son mystère doit être le pouls de nos vies, comme tu l'écris.
Amitiés
Jérôme
Philip (Jardin de Lune) · le mardi 17 janvier 2017 à 17:56
Qu'importent nos différences, il y a nos humanités. Elle se dévoilent souvent, dans leur authenticité, au détour d'un vers. Et chaque à son approche, souvent pour parler de sa vie, des évènements de sa vie, toujours fortuits. C'est ce que j'ai ressenti dans tes vers.
Moi aussi, très différemment, j'ai depuis le début des soustractions et des additions à mettre dans mon parcours de vie. Car telle est la vie. Quant à nos lendemains, nous en ignorons la teneur.
L'on m'a dit un jour "il faut s'appuyer sur le passé pour construire un présent qui servira à nos demains". Okay ! La formule n'est pas si mauvaise, mais pas évidente. Je te souhaite les meilleurs demains possibles, Jérôme. Amicalement. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
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