ICI EN FORET
II est des instants, des heures indéfinissables où le jour se fait d’une clarté douce, limpide, au travers du feuillage des hêtres dont les fûts sombres prennent un velours de prunelles.
Les branches s’écartent, plus minces, délicates ; dès lors la forêt toute entière devient vibrante, sensible à cette coupe de lumière transversale qui ne se diffuse guère mais explore, s’amenuise, pâlit, sans expirer toutefois…
C’est ici que je promène mon cœur houleux, pour qu’on n’entende pas quand je crie, pour qu’on n’écoute pas quand j’ai mal.
Je ne crains pas la mer agitée, j’ai déjà traversé la crête de ces flots, mais je viens là !
En ville, je me cogne aux passants, comme une fourmi sourde et aveugle. L’océan est bien loin… Le sentier qui me conduira chez moi est encore accessible, je le sais bien. J’aime venir au fond de cette clairière invisible car je peux y déposer mes joies et mes peines comme dans un éden inaccessible, tout juste avant de rentrer …
Les branches s’écartent, plus minces, délicates ; dès lors la forêt toute entière devient vibrante, sensible à cette coupe de lumière transversale qui ne se diffuse guère mais explore, s’amenuise, pâlit, sans expirer toutefois…
C’est ici que je promène mon cœur houleux, pour qu’on n’entende pas quand je crie, pour qu’on n’écoute pas quand j’ai mal.
Je ne crains pas la mer agitée, j’ai déjà traversé la crête de ces flots, mais je viens là !
En ville, je me cogne aux passants, comme une fourmi sourde et aveugle. L’océan est bien loin… Le sentier qui me conduira chez moi est encore accessible, je le sais bien. J’aime venir au fond de cette clairière invisible car je peux y déposer mes joies et mes peines comme dans un éden inaccessible, tout juste avant de rentrer …
7 commentaires
euphonie · le vendredi 10 mars 2017 à 17:12
Pouvoir éliminer la emôte de son âme, comme tu le fais c'est merveilleux
J'ai aimé
Bisous
Marie
Plumeflore · le vendredi 10 mars 2017 à 21:14
Marc!
euphonie · le vendredi 10 mars 2017 à 21:17
Belle soirée Jérôme
Marie
aurorefloreale · le samedi 11 mars 2017 à 09:03
Merci du partage enrichissant!
aurorefloreale
Ivy · le samedi 11 mars 2017 à 11:07
Merci pour cette balade douceur à travers tes vers.
Bon week-end !
Amitiés
Philip (JARDIN DE LUNE) · le lundi 13 mars 2017 à 14:05
Ce petit morceau d'écriture est vraiment très agréable à lire et à relire. Amitiés. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
jekarev · le mardi 21 mars 2017 à 17:50
Depuis la nuit des temps, il nous faudrait un fil éternel pour tisser nos univers, celui qui arrête le temps. Il serait si beau...
Quelques soient mes mots, en ce moment, j'ai si peu d'instant à vous donner que j'en souffre, car vous, vous avez la force de le trouver et vous l'avez fait délicatement !
Pour Marie : mon rêve et mes chimères me redonnent la force dans ma clairière. Oui, ici se referment mes blessures. Car comme toi, je sais ce qu'il peut manquer à nos vies.
Pour Aurorefloreale: ici mes pensées sont déposées sans peine et sans angoisse. Elles attendent que les jours d'hiver se transforment en un geyser fantastique printanier.
Pour Marc : Là, en cet endroit où j'emmène des bonheurs perdus, je fais de l'équilibre pour retrouver la douceur comme vous l'avez deviné.
Pour Ivy : si cette ballade t'a plu, j'y ajouterai un instant de bonheur quand je relirai tes mots tendres.
Pour Philip : Si la rançon de nos tendresses est la guérison de nos blessures, j'en oublie jusqu'à la construction classique de mes vers comme tu l'as si bien remarqué. Bien sûr, mes mots ne sont que murmures, comparés à ceux qui planent au-dessus du lac...
Amitiés à Tous
Jérôme
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.