APRES LE SAINT-LAURENT
Je suis arrivé dans ce lieu grâce à un beau cœur et trois bisous de coutume
En un instant après ma rencontre avec cet homme j'y ai oublié mon nom
Mes souliers avaient beaucoup voyagé
Et je me suis arrêté dans ce pays d'hiver
Où les maisons laissent portes ouvertes
Vrai que la dormance est longue
Mais les érables pleurent un petit sirop délicieux
Qu’on verse en perles dans son café pour se réchauffer
J’y ai entendu pour chaque appel à l’aide
A chaque fois une réponse en secours
En français avec quelques notes d’anglais
La ligne d’horizon y est plus longue que le firmament
Puisqu’elle suit la route des baleines
J’y ai vu le soleil se regarder dans les lacs gelés
Et les étés verts se transformer en forêts aux couleurs indiennes
Gens du pays vous m’avez transmis l’amour implanté par vos aïeux
Le vrai celui de l’amitié que personne ne peut faire rougir
Celui qui nous fait parler pour nous comprendre
Avec une langue si belle il est normal que tout le monde soit heureux
Québec, Laurentides, Côte de Charlevoix, Mauricie, Gaspésie...
J'en suis revenu avec des mots d’humanité, comme : « Ça fait plaisir » après chacun de mes mercis.
Comment pourrais-je oublier ce beau pays, grand comme l’univers?
En un instant après ma rencontre avec cet homme j'y ai oublié mon nom
Mes souliers avaient beaucoup voyagé
Et je me suis arrêté dans ce pays d'hiver
Où les maisons laissent portes ouvertes
Vrai que la dormance est longue
Mais les érables pleurent un petit sirop délicieux
Qu’on verse en perles dans son café pour se réchauffer
J’y ai entendu pour chaque appel à l’aide
A chaque fois une réponse en secours
En français avec quelques notes d’anglais
La ligne d’horizon y est plus longue que le firmament
Puisqu’elle suit la route des baleines
J’y ai vu le soleil se regarder dans les lacs gelés
Et les étés verts se transformer en forêts aux couleurs indiennes
Gens du pays vous m’avez transmis l’amour implanté par vos aïeux
Le vrai celui de l’amitié que personne ne peut faire rougir
Celui qui nous fait parler pour nous comprendre
Avec une langue si belle il est normal que tout le monde soit heureux
Québec, Laurentides, Côte de Charlevoix, Mauricie, Gaspésie...
J'en suis revenu avec des mots d’humanité, comme : « Ça fait plaisir » après chacun de mes mercis.
Comment pourrais-je oublier ce beau pays, grand comme l’univers?
7 commentaires
guillaume · le vendredi 10 mars 2017 à 17:53
euphonie · le vendredi 10 mars 2017 à 21:14
Quellle quiètude
Belle soirée Jérôme
Marie
Plumeflore · le vendredi 10 mars 2017 à 21:22
le Français en France c'est ringard!
heureusement il reste des gens qui l'aiment encore, comme vous et quelques autres!
Marc!
Micheline 1940 · le samedi 11 mars 2017 à 03:08
Je vous découvre avec bonheur, et votre écriture est sonore et chante comme cette merveilleuse langue de là-bas. Sous ces latitudes où la langue est vraie et chaleureuse, où l'homme est avenant et gracieux, où le bonheur semble à portée de main, où le regard est franc comme l'or, où j'aimerais vivre enfin, pour y couler des jours de plénitude et de cordiale entente... J'aime beaucoup votre prose, et la lire m'a placée dans un confort de sentiments qui élève et rassure bien heureusement l'âme.
Merci pour ce bonheur de lecture !
Amicalement,
Micheline.
Ivy · le samedi 11 mars 2017 à 11:09
J'ai de la famille au Canada mais n'y suis jamais allée? hélas.
Amitiés
Philip (Jardin de Lune) · le samedi 11 mars 2017 à 11:49
Un texte en prose, tiens ! Mais parfois cela parait nécessaire pour, de façon narrative faire partager ce qu'ont vu les yeux, mais l'âme aussi.
Lointain Québec, magique, qui fait rêver.
Le Saint-Laurent et ses rives sont encore en "dormance" comme tu dis, à cette période de l'année. Mais le Printemps ne va pas tarder. Et les noms au doux accents de l'Acadie vont résonner de nouveau. Merci pour ce petit guide de voyage pour flâner le long du Saint-Laurent. Avec toutes mes amitiés, Jérôme. Bien à toi. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
jekarev · le mardi 21 mars 2017 à 19:02
Depuis la nuit des temps, il nous faudrait un fil éternel pour tisser nos univers, celui qui arrête le temps... Ce sont bien sûr des mots que j'ai déjà écrits pour cet avant voyage ! Là où nos heures se confondent avec l'éternité.
Cette Terre lointaine a la couleur de nos secrets.
Pour Guillaume : Ce pays a des vagues de tendresse qui s'abandonnent et font de nos horizons les reflets de nos futurs. Lorsque la nuit déploie ses ailes, les filles de là-bas ressemblent à l'amour vrai.
Pour Marie : Ce pays d'ailleurs, cet horizon d'après, est fidèle à celui qui l’aime. Il fait le tour de la Terre, pour nous aider à démêler le bonheur d'y vivre tout en quiétude. ..
Pour Marc : Je te confirme qu'ici l'amour de notre langue puise sa force dans le sourire de la vérité. Même si les saisons protègent ses habitants , ils n'ont de plus grand privilège que celui de l'Amour qui nous unit.
Bonsoir Micheline,
il me fait plaisir de savoir que avez eu du bonheur à me découvrir, tout comme j'en ai eu à vous lire depuis de longues années.
A mi-chemin du trajet qui nous sépare du bout du monde, je sais que pour nous émouvoir, sous ces latitudes, ce pays nous emporte plus haut que nos rêves.
Un peu, comme vers une île aux trésors.
Merci de m'avoir permis de vous imaginer dans un moment de bonheur !
Pour Ivy : jamais je n'aurais penser que les mots que je pose ici puisse susciter tant de regrets.Si ce pays nous caresse, tout peut encore arriver à ceux qui n'y sont pas allés.
Pour Philip:
Un jour vient de naître , et tout semble si doux. La prose nous aide à ouvrir la fenêtre de nos textes pour faire renaître la vie, en ouvrant avec simplicité le cœur de nos mots.
Comment raconter autrement ce voyage ?
Amitiés
Jérôme
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