MA JOLIE AMOURETTE
On s’est tombé dessus sans crier gare. Quand je lui demandais, pourquoi? Elle répondait : « Pourquoi pas ? ».
Nous avions vingt ans à deux. Je veux dire : diviser par deux …
J’ai cueilli cette fleur pour toi petite fille
Par le jardin de maman j’ai fait un crochet
Dans cette cour d’école où les enfants sautillent
Je t’attendrai sage en faisant des ricochets
Sur les flaques d’eau pour remuer leurs nombrils
Puis je viendrai te chercher dans ta robe blanche
Nous partirons tous deux accrochés à un fil
Nous volerons ensemble vers les hautes branches
Du sapin pointu planté au milieu du pré
Nous secouerons avec bonheur sa cime verte
Les pieds dans le vide avec des glaces sucrées
Puis quand la récré sera finie classe ouverte
Nous redescendrons et les yeux plein de merveilles
Repartirons dans le fracas des jeux d’enfants
Puis nous reviendrons repus comme des abeilles
Et attendrons que vite passent tous nos ans
De retour en classe bien assis sur nos chaises
On passera nos journées toujours premier rang
Avec dans la bouche nos bonbons goût de fraise
Pour attendre tous les deux de devenir grands
Nous avions vingt ans à deux. Je veux dire : diviser par deux …
J’ai cueilli cette fleur pour toi petite fille
Par le jardin de maman j’ai fait un crochet
Dans cette cour d’école où les enfants sautillent
Je t’attendrai sage en faisant des ricochets
Sur les flaques d’eau pour remuer leurs nombrils
Puis je viendrai te chercher dans ta robe blanche
Nous partirons tous deux accrochés à un fil
Nous volerons ensemble vers les hautes branches
Du sapin pointu planté au milieu du pré
Nous secouerons avec bonheur sa cime verte
Les pieds dans le vide avec des glaces sucrées
Puis quand la récré sera finie classe ouverte
Nous redescendrons et les yeux plein de merveilles
Repartirons dans le fracas des jeux d’enfants
Puis nous reviendrons repus comme des abeilles
Et attendrons que vite passent tous nos ans
De retour en classe bien assis sur nos chaises
On passera nos journées toujours premier rang
Avec dans la bouche nos bonbons goût de fraise
Pour attendre tous les deux de devenir grands
8 commentaires
guillaume · le samedi 1 avril 2017 à 20:56
euphonie · le dimanche 2 avril 2017 à 19:24
Un agréable retour en arrière
A t-elle mis la robe blanche, quand elle fut grande?
Bise Jérôme
Marie
Ivy · le lundi 3 avril 2017 à 09:08
On n'oublie pas ses premières amours ou amourettes. Et c'est tant mieux,sans quoi ces jolis souvenirs ne seraient contés
Merci du partage.
Amitiés
Plumeflore · le mercredi 5 avril 2017 à 09:15
Marc!
jekarev · le lundi 10 avril 2017 à 17:13
Merci pour ton passage. J'avais envie de penser à autre chose que nos vies d'adultes ... Donc à rien de mauvais, au contraire, juste l’innocence de l'enfance. Je crois que le manque d'Amour, qu'il soit amoureux ou de reconnaissance sociale est pour nous comme un blues au paradis..Alors ouvrons la porte de la vitrine du bonheur !!!
Amitiés
Jérôme
jekarev · le lundi 10 avril 2017 à 17:22
Je n'ai jamais connu la blancheur immaculée de ses dentelles. Je n'ai jamais vu glisser son corsage sur son corps sage...Je ne saurais donc te dire si robe blanche elle mit... mais j'imagine que oui. L'adulte est souvent proche de l'enfant qu'il était.
Bise Marie
Jérôme
jekaev · le lundi 10 avril 2017 à 17:28
Les souvenirs de nos premiers émois sont plantés dans nos poitrines comme s'ils nous préparaient à un hymen idéal. Comme tu l'écris , c'est tant mieux !
Merci de ta visite
Amitiés
Jérôme
jekarev · le lundi 10 avril 2017 à 17:38
Heureux que ces quelques vers enfantins vous aient plu. Vous qui savez si bien poser en vers finement ciselés les liqueurs du cœur !!!
Jérôme
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