Alors je vais dormir...

Il n’est pas bien certain que ce soit bien utile
D’écrire, et d’envoyer des mots qui partent dans l’oubli
Au hasard de l’espoir, dans une folie pure,
Bousculer le silence encore, dans sa grandeur
Qui étouffe les cris nombreux perdus partout.
Un peu de vanité, quelques pauvres idées,
Dans des épanchements qui manquent de pudeur…
Alors je me tais je préfère,
Ecouter si les cœurs ressemblent à ce qu’ils disent,
Voir combien de soleils sont de pâles copies,
Compter les illusions, qui tombent par millions,
Sur les champs de batailles de nos désillusions…
Le chat qui te regarde, quand traversant la rue
Tu parles plus de chose qu’avec tout le quartier !
Ne te fatigue pas
A croire encore possible quelque chose de neuf,
Tout continue pareil
Dans les mots quotidiens de mêmes habitudes…
A quoi bon renverser
Cette goutte salée sur du papier brûlé
A des rêves infinis
Ou le langage vit sans rien de corruption.
Ailleurs il y a le reste,
Plein d’ailleurs, plein de restes,
Et qui ne restent pas, qui s’en vont s’évaporent ;
Des irréalités,
Comme on en trouve plein dans nos rêves éveillés…
Parler de qui, de toi ou tu, d’eux, cette ribambelle
Aux articulations d’un langage parlé,
En apprenant l’amour, avec beaucoup de peine,
En allant dans le jour en rampant dans la nuit.
Bien oui, tu vois,
Les yeux c’est fait pour ça pour brûler quelquefois
Aveuglés de lumière
Ou remplis de poussière d’encore des nostalgies…
Rien. Rien c’est meurtrier,
Parce que le sens de vivre paraît inexistant,
Les mots bien inutiles,
L’amour trop singulier,
L’espérance grotesque,
Le rêve une douleur,
Quand tu n’arrives plus à rire de bon cœur…
Il n’est pas bien certain que ce soit bien utile
D’écrire,
Alors je vais dormir !
novembre 2006
D’écrire, et d’envoyer des mots qui partent dans l’oubli
Au hasard de l’espoir, dans une folie pure,
Bousculer le silence encore, dans sa grandeur
Qui étouffe les cris nombreux perdus partout.
Un peu de vanité, quelques pauvres idées,
Dans des épanchements qui manquent de pudeur…
Alors je me tais je préfère,
Ecouter si les cœurs ressemblent à ce qu’ils disent,
Voir combien de soleils sont de pâles copies,
Compter les illusions, qui tombent par millions,
Sur les champs de batailles de nos désillusions…
Le chat qui te regarde, quand traversant la rue
Tu parles plus de chose qu’avec tout le quartier !
Ne te fatigue pas
A croire encore possible quelque chose de neuf,
Tout continue pareil
Dans les mots quotidiens de mêmes habitudes…
A quoi bon renverser
Cette goutte salée sur du papier brûlé
A des rêves infinis
Ou le langage vit sans rien de corruption.
Ailleurs il y a le reste,
Plein d’ailleurs, plein de restes,
Et qui ne restent pas, qui s’en vont s’évaporent ;
Des irréalités,
Comme on en trouve plein dans nos rêves éveillés…
Parler de qui, de toi ou tu, d’eux, cette ribambelle
Aux articulations d’un langage parlé,
En apprenant l’amour, avec beaucoup de peine,
En allant dans le jour en rampant dans la nuit.
Bien oui, tu vois,
Les yeux c’est fait pour ça pour brûler quelquefois
Aveuglés de lumière
Ou remplis de poussière d’encore des nostalgies…
Rien. Rien c’est meurtrier,
Parce que le sens de vivre paraît inexistant,
Les mots bien inutiles,
L’amour trop singulier,
L’espérance grotesque,
Le rêve une douleur,
Quand tu n’arrives plus à rire de bon cœur…
Il n’est pas bien certain que ce soit bien utile
D’écrire,
Alors je vais dormir !
novembre 2006
7 commentaires
Réjane · le dimanche 3 décembre 2006 à 17:10
Jeremy (L'ami du vent) · le dimanche 3 décembre 2006 à 17:28
laeti · le mardi 5 décembre 2006 à 13:02
Jeremy (L'ami du vent) · le mercredi 6 décembre 2006 à 10:52
lida · le lundi 12 mars 2007 à 18:37
Jeremy (L'ami du vent) · le lundi 25 juin 2007 à 20:11
Dago Laborel · le vendredi 13 juillet 2007 à 10:07
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