La ravaudeuse
Ses cheveux blancs auréolaient son doux visage
Quand le soleil venait jouer sur sa couture
En inclinant plus fort la tête sur son ouvrage,
Elle passait dans le chat, le fil d’une main sûre.
Elle ravaudait les chaussettes
Et repassait les pantalons
Dans sa douce maison, tout au fond de la cour,
Où le soleil ne brillait que les après-midi,
Les pots de fleurs embaumaient un parfum d’amour
Quand elle les arrosait, avec l’eau de son puits,
Elle ravaudait les chaussettes
Et repassait les pantalons
Un parfum de mystère, planait dans son jardin
Ou des plantes inconnues, exhalaient leurs odeurs
Avec la ravaudeuse elles iront leurs chemins,
Soigner les âmes en peine et les corps en douleur,
Elle ravaudait les chaussettes
Et repassait les pantalons
Quand chez les gens riches, elle ravaudait ses chaussettes
Son fil tissait peu à peu, au dessus du trou,
Une trame de laine, absolument parfaite,
Qu’elle exhibait, avec fierté sur ses genoux.
Elle ravaudait les chaussettes
Et repassait les pantalons.
C’était ma grand-mère qui ravaudait toutes ces âmes,
Qui avaient oublié, l’usage de la joie,
Car aux corps abimés, il manquait une flamme,
Que la ravaudeuse alimentait de sa foi.
Quand le soleil venait jouer sur sa couture
En inclinant plus fort la tête sur son ouvrage,
Elle passait dans le chat, le fil d’une main sûre.
Elle ravaudait les chaussettes
Et repassait les pantalons
Dans sa douce maison, tout au fond de la cour,
Où le soleil ne brillait que les après-midi,
Les pots de fleurs embaumaient un parfum d’amour
Quand elle les arrosait, avec l’eau de son puits,
Elle ravaudait les chaussettes
Et repassait les pantalons
Un parfum de mystère, planait dans son jardin
Ou des plantes inconnues, exhalaient leurs odeurs
Avec la ravaudeuse elles iront leurs chemins,
Soigner les âmes en peine et les corps en douleur,
Elle ravaudait les chaussettes
Et repassait les pantalons
Quand chez les gens riches, elle ravaudait ses chaussettes
Son fil tissait peu à peu, au dessus du trou,
Une trame de laine, absolument parfaite,
Qu’elle exhibait, avec fierté sur ses genoux.
Elle ravaudait les chaussettes
Et repassait les pantalons.
C’était ma grand-mère qui ravaudait toutes ces âmes,
Qui avaient oublié, l’usage de la joie,
Car aux corps abimés, il manquait une flamme,
Que la ravaudeuse alimentait de sa foi.
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