Gaillette
Dans notre vieux coron, on l’appelait Gaillette
Elle triait le charbon, un fichu sur la tête
Tandis que dans ses yeux, cernés de charbon noir
Il y avait l’amour caché dans un tiroir.
Les petits galibots qui la voyaient trier
Un sourire aux lèvres, des tas de petits cailloux
Espéraient qu’un jour, au grand bal du quartier
Ils pourraient lui voler, un baiser dans le cou.
Lorsqu’elle revenait fourbue de son travail
Le fichu sur la tête, le jupon rapiécé
Nul n’aurait jamais pressenti la trouvaille
D’une beauté cachée dans ces hardes trouées.
Mais, le samedi, Gaillette sortait ses atours.
Se rendant seule au bal plus belle qu’une rose
Tout comme pour ses cailloux, elle triait ses amours
Le temps d’une soirée c’est la moindre des choses.
En ce temps là, on était plutôt discipliné
Et Gaillette ne rentrait jamais tard à son nid
Car demain matin il faudra encore trier
Le souvenir perdu des baisers dans la nuit.
Elle triait le charbon, un fichu sur la tête
Tandis que dans ses yeux, cernés de charbon noir
Il y avait l’amour caché dans un tiroir.
Les petits galibots qui la voyaient trier
Un sourire aux lèvres, des tas de petits cailloux
Espéraient qu’un jour, au grand bal du quartier
Ils pourraient lui voler, un baiser dans le cou.
Lorsqu’elle revenait fourbue de son travail
Le fichu sur la tête, le jupon rapiécé
Nul n’aurait jamais pressenti la trouvaille
D’une beauté cachée dans ces hardes trouées.
Mais, le samedi, Gaillette sortait ses atours.
Se rendant seule au bal plus belle qu’une rose
Tout comme pour ses cailloux, elle triait ses amours
Le temps d’une soirée c’est la moindre des choses.
En ce temps là, on était plutôt discipliné
Et Gaillette ne rentrait jamais tard à son nid
Car demain matin il faudra encore trier
Le souvenir perdu des baisers dans la nuit.
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2 commentaires
José · le samedi 16 avril 2011 à 12:32
patrick (chroniques et rimailles) · le jeudi 16 juin 2011 à 21:06
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