Les cailloux
Les cailloux du chemin, que heurtent nos bottines
aux semelles cloutées, qui s’accrochent au sentier
roulent dans la poussière que le vent agglutine
dans les ornières que font les roues de nos fardiers
Fidèle compagnon de nos chemins de vies
les cailloux s’écartent de la canne qui passe
soutenant la fatigue du pèlerin qui prie
dans le vent et la pluie de l’eau dans les godasses
Les cailloux du chemin que la mousse envahie
empêtrés dans l’ornière, au pied d’un vieux buisson
ou une fleur nouvelle, près d’un caillou, fleuri
près de la patinoire d’un gentil limaçon.
Mais où sont ils passés, aujourd’hui les cailloux
qui faisaient cahoter la calèche du maitre
qui meurtrissaient nos pieds, et blessaient nos genoux
en poussant nos moutons pour aller les faire paitre
Les cailloux que les enfants lancent à la rivière
qui ricochent sur l’eau éblouie de soleil
ne reviennent plus sur les chemins de terre
ils partent dans les eaux de la vie éternelle
Les cailloux du chemin , sous le goudron qui pue
rêvent du temps béni, des grandes transhumances
ou les bêtes écrasaient de leurs sabots fendus
les pierres des chemins des montagnes de France
aux semelles cloutées, qui s’accrochent au sentier
roulent dans la poussière que le vent agglutine
dans les ornières que font les roues de nos fardiers
Fidèle compagnon de nos chemins de vies
les cailloux s’écartent de la canne qui passe
soutenant la fatigue du pèlerin qui prie
dans le vent et la pluie de l’eau dans les godasses
Les cailloux du chemin que la mousse envahie
empêtrés dans l’ornière, au pied d’un vieux buisson
ou une fleur nouvelle, près d’un caillou, fleuri
près de la patinoire d’un gentil limaçon.
Mais où sont ils passés, aujourd’hui les cailloux
qui faisaient cahoter la calèche du maitre
qui meurtrissaient nos pieds, et blessaient nos genoux
en poussant nos moutons pour aller les faire paitre
Les cailloux que les enfants lancent à la rivière
qui ricochent sur l’eau éblouie de soleil
ne reviennent plus sur les chemins de terre
ils partent dans les eaux de la vie éternelle
Les cailloux du chemin , sous le goudron qui pue
rêvent du temps béni, des grandes transhumances
ou les bêtes écrasaient de leurs sabots fendus
les pierres des chemins des montagnes de France
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