La clairière de l'enfer
Dans le chemin de terre qui monte à la clairière,
Ou encore ce matin, les oiseaux s’égaillaient
Ils marchaient en cadence, dans l’horrible poussière
Qui dessèche la gorge et les lèvres assoiffées
Sur les pierres du chemin qui meurtrissent les pieds,
Qui percent leurs souliers, tapissés de douleurs,
Ils vont sous les crachats et les coups de fouets
S’agenouiller dans la terre, au pied des tueurs
Au fond de la tranchée, ils se sont étendus
Dans cette terre humide, le corps dénudé
Le Dieu qu’ils ont prié pour eux n’est pas venu
Sans doute le verront ils au-delà des nuées.
Dans l’agitation qui emplit la clairière,
Les oiseaux apeurés se cachent dans la futaie
Ces cris désespérés qui montent de la terre
Se taisent aux aboiements des fusils sans pitié.
Sur ces gens on étale une couche de terre
Qui recouvre les dépouilles qui s’agitent encore
Tandis que d’autres baignent dans le sang de leurs frères
Il n’y a plus pour eux que la paix dans la mort.
Leur âme s’est envolée aux chants des alouettes
Baignée par les rayons du soleil printanier
Leurs os enchevêtrés dans la terre douillette
Témoigneront un jour devant l’humanité
Ou encore ce matin, les oiseaux s’égaillaient
Ils marchaient en cadence, dans l’horrible poussière
Qui dessèche la gorge et les lèvres assoiffées
Sur les pierres du chemin qui meurtrissent les pieds,
Qui percent leurs souliers, tapissés de douleurs,
Ils vont sous les crachats et les coups de fouets
S’agenouiller dans la terre, au pied des tueurs
Au fond de la tranchée, ils se sont étendus
Dans cette terre humide, le corps dénudé
Le Dieu qu’ils ont prié pour eux n’est pas venu
Sans doute le verront ils au-delà des nuées.
Dans l’agitation qui emplit la clairière,
Les oiseaux apeurés se cachent dans la futaie
Ces cris désespérés qui montent de la terre
Se taisent aux aboiements des fusils sans pitié.
Sur ces gens on étale une couche de terre
Qui recouvre les dépouilles qui s’agitent encore
Tandis que d’autres baignent dans le sang de leurs frères
Il n’y a plus pour eux que la paix dans la mort.
Leur âme s’est envolée aux chants des alouettes
Baignée par les rayons du soleil printanier
Leurs os enchevêtrés dans la terre douillette
Témoigneront un jour devant l’humanité
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1 commentaire
DIDOU · le mardi 7 juin 2011 à 12:24
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