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Les chemins de la vie

Phébus et la rose

Le jeudi 9 juin 2011 à 09:37, posté par Jacques · 86 lectures

La mystérieuse alchimie d’une belle nuit d’été avait déposé des perles de rosées dans le creux velouté des pétales d’une rose.
 
 
La nouvelle reine incontestée du jardin s’était épanouie ce matin dans toute son éphémère beauté, au bout de sa longue tige que le jardinier avait noué au bras d’une pompe usagée.
 
 
La belle impatiente se disait vraiment que vienne le matin, afin que la gente du jardin puisse se prosterner devant ma divine beauté et qu’auréolé de lumière, Phébus, lui-même me déclare son amour.
 
 
Comme pour satisfaire le désir de la rose à peine née, un rayon de lumière au dessus de l’horizon que faisait un vieux mur couvert de lierre, se coula furtivement vers la belle qu’il caressa d’un souffle tiède en disant :
 
« Que tu es belle, ma rose, que ton parfum est doux, toi seule ici est digne de mon amour ».
 
 
Tout en disant ces mots, pour être plus près d’elle, le soleil glissait encore vers elle, un nouveau trait de lumière , en sautant cette fois par-dessus la tonnelle.
 
 
Puis quand le soleil s’en fut à son zénith, il répétait encore : « je t’aime, je t’aime », à la belle, sans se rendre compte que le souffle trop chaud de son désir avait changé les délicats pétales de la rose en un vif parchemin desséché que même les abeilles se refusaient maintenant à visiter.
 
Il est bien connu que le poids de trop d’amour étouffe les plus grands sentiments.
 
 
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