Le terril près de chez nous
Sur la pente herbeuse du terril près de chez nous
Nous nous laissions glisser le cul dans un chaudron
Dans les herbes sauvages qui piquaient les genoux
Et parfois déchiraient nos fonds de pantalons.
Sur le flanc abrupt du terril près de chez nous
On voyait parfois briller d’étranges lumières
Faisant peur aux enfants tremblant sur les genoux
De la vieille grand-mère égrainant son rosaire
Il n’était pas haut le terril près de chez nous
Et son plat sommet était propice à nos jeux
Nous lancions dans le vent, nos dragons de bambous
Que l’on voyait voler au dessus de chez nous
On voyait très loin sur les terrils de chez nous
Un train qui tirait ses lourds wagons de charbon
Les vertes forêts, les blés dorés du moi d’août
Mais on ne voyait pas les larmes de chez nous
Il est écrit au pieds des terrils de chez nous
Sous une grosse pierre, au pied d’un vieux poteau
Français n’oubliez pas qu’ici sont morts debout
De braves résistants face à la Gestapo.
Aujourd’hui sur le vieux terril près de chez nous
Une faune nouvelle loge dans les buissons
Et des fleurs inconnues fleurissent un peu partout
Dans leur nouvelle terre au pays du charbon.
Nous nous laissions glisser le cul dans un chaudron
Dans les herbes sauvages qui piquaient les genoux
Et parfois déchiraient nos fonds de pantalons.
Sur le flanc abrupt du terril près de chez nous
On voyait parfois briller d’étranges lumières
Faisant peur aux enfants tremblant sur les genoux
De la vieille grand-mère égrainant son rosaire
Il n’était pas haut le terril près de chez nous
Et son plat sommet était propice à nos jeux
Nous lancions dans le vent, nos dragons de bambous
Que l’on voyait voler au dessus de chez nous
On voyait très loin sur les terrils de chez nous
Un train qui tirait ses lourds wagons de charbon
Les vertes forêts, les blés dorés du moi d’août
Mais on ne voyait pas les larmes de chez nous
Il est écrit au pieds des terrils de chez nous
Sous une grosse pierre, au pied d’un vieux poteau
Français n’oubliez pas qu’ici sont morts debout
De braves résistants face à la Gestapo.
Aujourd’hui sur le vieux terril près de chez nous
Une faune nouvelle loge dans les buissons
Et des fleurs inconnues fleurissent un peu partout
Dans leur nouvelle terre au pays du charbon.
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3 commentaires
aouina · le vendredi 9 septembre 2011 à 12:36
merci pour ce partage
Rosa
http://www.mespoemes.net/mamine
worrell02 · le vendredi 9 septembre 2011 à 15:13
L'anglophone que je suis, a appris un nouveau mot aujourd'hui, 'terril'!)
Amitiés
http://www.mespoemes.net/worrell02
domidom · le vendredi 9 septembre 2011 à 16:16
Magnifique poésie, très émouvante...
A bientôt....Domie...
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