le pain d'alouette
Il y a très longtemps, un brave laboureur
suivait dans le sillon, le pas lent de ses boeufs
dont les muscles bandés ruisselaient de sueur
retournaient la jachère qui fumait sous les cieux
Cramponné sur les mancherons de sa charrue
il veillait à la rectitude du sillon
tandis que sa terre généreuse sous les nues
apportait sa provende aux oiseaux vagabonds
L’alouette en folie s’élançait dans le ciel
afin d’y fixer sa jolie chanson d’amour
ses longs triolets éclaboussés de soleil
charmait le laboureur penché sur son labour
Ondoyant au dessus de ses crêtes boisées
Le son lointain d’une cloche, chantait l’angélus
tandis que l’alouette au soleil accrochait
sa chanson éternelle à l’astre revenu
D’un ton rauque, le laboureur immobilisa
son attelage fourbu, tout au bout du sillon
en ôtant son béret, pieusement il pria
pour que le ciel clément préserve sa moisson
Quand le dernier son de la cloche s’éteignit
il se dirigea ver le talus ou était
a l’abri du soleil, sa gourde ensevelie,
dont à grande goulée, il but la chicorée
Quand il enfonça, dans la gourde le bouchon,
un bruit se fit entendre dans le buisson voisin
c’était une alouette en grande perdition
qui voulait s’affranchir de ses perfides liens
Le coeur du paysan débordant de bonté
se dit que cet oiseau chantait aussi pour lui
qu’il emportait au ciel les prières qu’il disait
quand sonnait l’angélus au dessus des semis
Débarrassé de ses liens l’oiseau se blottit
au creux de ses mains jointes, tremblantes er apeurée
que le brave laboureur doucement ouvrit
pour rendre au soleil son oiseau préféré.
Notre paysan plissa ses yeux pour mieux voir
ce tout petit point disparaissant dans le ciel
mais ce n’était désormais qu’un petit point noir
qui jamais ne revint chanter sa ritournelle
Un étrange sentiment envahi son âme
fait de joie et d’amour pour la nature entière
les naseaux de ses boeufs qui bavaient sur ses larmes
avaient de la tendresse pour l’homme de la terre
Il s’apprêtait à reprendre son long sillon
quand vint de nulle part et de partout à la fois
une douce voix comme un vol de papillon
faisant frémir les boeufs de plaisir et de joie
La voix venait du ciel, à l’oreille et lui dit
la beauté de ton âme sanctifie ton labour
et ton geste d’amour pour préserver la vie
mérite à ton endroit une juste faveur
Dis moi quel est le souhait que cache ton coeur
et que tu souhaiterais me voir exaucer
pour que les hommes cruels sachent que le bonheur
ne peut cohabiter avec la cruauté
Humblement agenouillé dans sa terre aimée
en bredouillant sous le museau de ses boeufs
il laissa la réponse à son âme éclairée
qui emplie de joie les alouettes des cieux
Dans ces temps incertains, que guette la famine
j’aimerai que tous les jours la huche soit pourvue
de ce bon pain craquant saupoudré de farine
trempé dans la bonne soupe pour en boire le jus
A ce modeste souhait la fée répondit
que désormais chaque jour au fond du panier
les hommes de peine trouveraient ce pain béni
que l’alouette la nuit aura fabriquée
Et depuis ce temps, toujours il en fut ainsi
et même nos mineurs au fond de leur musette
rapportaient de ce pain, à leurs enfants chéris
qui réclamaient en coeur, le pain des alouettes
suivait dans le sillon, le pas lent de ses boeufs
dont les muscles bandés ruisselaient de sueur
retournaient la jachère qui fumait sous les cieux
Cramponné sur les mancherons de sa charrue
il veillait à la rectitude du sillon
tandis que sa terre généreuse sous les nues
apportait sa provende aux oiseaux vagabonds
L’alouette en folie s’élançait dans le ciel
afin d’y fixer sa jolie chanson d’amour
ses longs triolets éclaboussés de soleil
charmait le laboureur penché sur son labour
Ondoyant au dessus de ses crêtes boisées
Le son lointain d’une cloche, chantait l’angélus
tandis que l’alouette au soleil accrochait
sa chanson éternelle à l’astre revenu
D’un ton rauque, le laboureur immobilisa
son attelage fourbu, tout au bout du sillon
en ôtant son béret, pieusement il pria
pour que le ciel clément préserve sa moisson
Quand le dernier son de la cloche s’éteignit
il se dirigea ver le talus ou était
a l’abri du soleil, sa gourde ensevelie,
dont à grande goulée, il but la chicorée
Quand il enfonça, dans la gourde le bouchon,
un bruit se fit entendre dans le buisson voisin
c’était une alouette en grande perdition
qui voulait s’affranchir de ses perfides liens
Le coeur du paysan débordant de bonté
se dit que cet oiseau chantait aussi pour lui
qu’il emportait au ciel les prières qu’il disait
quand sonnait l’angélus au dessus des semis
Débarrassé de ses liens l’oiseau se blottit
au creux de ses mains jointes, tremblantes er apeurée
que le brave laboureur doucement ouvrit
pour rendre au soleil son oiseau préféré.
Notre paysan plissa ses yeux pour mieux voir
ce tout petit point disparaissant dans le ciel
mais ce n’était désormais qu’un petit point noir
qui jamais ne revint chanter sa ritournelle
Un étrange sentiment envahi son âme
fait de joie et d’amour pour la nature entière
les naseaux de ses boeufs qui bavaient sur ses larmes
avaient de la tendresse pour l’homme de la terre
Il s’apprêtait à reprendre son long sillon
quand vint de nulle part et de partout à la fois
une douce voix comme un vol de papillon
faisant frémir les boeufs de plaisir et de joie
La voix venait du ciel, à l’oreille et lui dit
la beauté de ton âme sanctifie ton labour
et ton geste d’amour pour préserver la vie
mérite à ton endroit une juste faveur
Dis moi quel est le souhait que cache ton coeur
et que tu souhaiterais me voir exaucer
pour que les hommes cruels sachent que le bonheur
ne peut cohabiter avec la cruauté
Humblement agenouillé dans sa terre aimée
en bredouillant sous le museau de ses boeufs
il laissa la réponse à son âme éclairée
qui emplie de joie les alouettes des cieux
Dans ces temps incertains, que guette la famine
j’aimerai que tous les jours la huche soit pourvue
de ce bon pain craquant saupoudré de farine
trempé dans la bonne soupe pour en boire le jus
A ce modeste souhait la fée répondit
que désormais chaque jour au fond du panier
les hommes de peine trouveraient ce pain béni
que l’alouette la nuit aura fabriquée
Et depuis ce temps, toujours il en fut ainsi
et même nos mineurs au fond de leur musette
rapportaient de ce pain, à leurs enfants chéris
qui réclamaient en coeur, le pain des alouettes
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3 commentaires
Serge1949Vraiment joli ce poème · le dimanche 11 septembre 2011 à 17:57
Serge
mamine · le dimanche 11 septembre 2011 à 19:41
mes amitiés
Rosa
http://www.mespoemes.net/mamine
estrella28 · le dimanche 11 septembre 2011 à 22:36
merci pour ce partage
amitiés estrella!
http://www.mespoemes.net/estrella28
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