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Les chemins de la vie

La nouvelle Babel

Le samedi 29 octobre 2011 à 08:04, posté par Jacques · 149 lectures

Au pied de la montagne, la nouvelle Babel
Qui grimpe dans les cieux, au dessus des nuages
Ou parfois apparaît la face de l’éternel
Que chacun imagine, fait à sa propre image

La foule qui se presse, toute habillée de blanc
Dans les pas de son prophète, chante Mahomet
Celui qui est le guide du peule musulman
En chantant sa prière, les conduit au sommet

Les pieds nus dans les ronces sur les chemins du ciel
Ils déchirent leur djellabas et blessent leur peau
Mais pour ces gens croyants, cette douleur est belle
Pourvue qu’elle soit offerte à leur Dieu le très haut

Sur un flanc voisin de la montagne assiégée
Tandis que les sentiers embaument le jasmin
Dans leur robe de bure aux couleurs orangée
Les moines tibétains ont tourné leur moulin

Dans une odeur d’encens, ils grimpent les chemins
Portés par la voix des cors beuglant dans le vent
Ils chantent la prière à leur Bouddha divin
Envoutant les esprits dans les odeurs d’encens

Ils ont ce matin mendiés leur riz quotidien
Dans leur bol tendu , en toute humilité
Car cette modestie qui fleurit leur chemin
Est dans le nirvana, l’arbre de sainteté

Sur la très haute montagne, transperçant le ciel
Tous les chrétiens s’avancent dans un chant de prières
Vers l’endroit ou Moïse reçut de l’éternel
Les tables de la loi par le dieu de nos pères.

Tous ces fervents chrétiens ensemencent la terre
Avancent dignement sur les pas de Jésus
La croix de bois qu’ils portent, traine sur les pierres
Comme la plainte des chairs de l’innocent battu.


Les drapeaux de liesse joyeusement s’agitent
Ils grimpent et se déchirent aux buissons de la foi
Car grande est l’espérance des hommes sur le site
La où l’on vient d’allumer un grand feu de joie

Une lumière surnaturelle emplit le ciel
Et de tous les royaumes la langue fut connue
La vieille malédiction de la tour de Babel
Par la grâce de Dieu, ce jour là, disparut

Alors ils sont tombés dans les bras de leurs frères
Le musulman, le chrétien, le juif et l’hindou
Renonçant à connaître leurs fabuleux mystères
Au pied du même Dieu, ils tombèrent à genoux.
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