Je le ravise
Dans l’apaisante pénombre d’une vielle église
Un vieux paysan appuyé sur son bâton
Semble écouter ce que les angelots se disent
Perchés sur les piliers, assis sur les godrons
Mais il n’écoute pas, bavarder les anges
Pas plus qu’il n’écoute le sermon du curé
Son regard est fixe, sur cette flamme étrange
Qui sautille dans son verre de rouge coloré
Des soupirs parfois soulèvent sa poitrine
Dans son trop plein d’amour qu’elle ne peut contenir
Alors que son âme s’élève aux chants des matines
Au dessus des godrons, les anges ont le sourire
Mais le paysan ne sachant pas ses prières
Il n’offrait à Dieu que sa muette présence
En regardant trembler la flamme au fond du verre
Dans la lumière joyeuse, qui pour lui seul danse
Et tout bas, il se disait
- Je le ravise et il me ravise-
Et les angelots, au dessus des godrons
Avaient des larmes dans les yeux.
Anecdote rapportée par le Saint Curé d’ars
Un vieux paysan appuyé sur son bâton
Semble écouter ce que les angelots se disent
Perchés sur les piliers, assis sur les godrons
Mais il n’écoute pas, bavarder les anges
Pas plus qu’il n’écoute le sermon du curé
Son regard est fixe, sur cette flamme étrange
Qui sautille dans son verre de rouge coloré
Des soupirs parfois soulèvent sa poitrine
Dans son trop plein d’amour qu’elle ne peut contenir
Alors que son âme s’élève aux chants des matines
Au dessus des godrons, les anges ont le sourire
Mais le paysan ne sachant pas ses prières
Il n’offrait à Dieu que sa muette présence
En regardant trembler la flamme au fond du verre
Dans la lumière joyeuse, qui pour lui seul danse
Et tout bas, il se disait
- Je le ravise et il me ravise-
Et les angelots, au dessus des godrons
Avaient des larmes dans les yeux.
Anecdote rapportée par le Saint Curé d’ars
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1 commentaire
kalliste · le samedi 25 février 2012 à 22:43
http://www.mespoemes.net/kalliste
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