Ce soir.
20-12-2008
Ce soir, je laisserai mes regrets humilier
Un restant d’arrogance et l’abandon plier
Cet orgueil insensé qui tait la certitude
Que ce monde sans toi, abonde en solitude.
J’avouerai mes secrets, prosaïques et vains,
D’avoir voulu choisir des chemins incertains,
Par besoin d'entraver menace de tristesse
Qui mon âme avilit d’intense petitesse.
J’égorgerai mon cœur par quelque vanité
Et je l’immolerai en toute inanité
Sur l’autel des soupirs que l’absence déchaîne,
Puis l’abandonnerai pour que l’oubli l’entraîne.
Je graverai ton nom dans l’espace béant,
Refusant sédition m’arrachant au néant,
Puis au deuil de l’amour j’offrirai une larme,
Me résignant sans gloire au remords qui désarme.
Ce soir, je pense à toi, enchaîné au passé
Saignant le souvenir au dédain terrassé,
Chétif comme l’enfant, égaré dans la foule,
Angoissé du pardon que ta rancœur refoule.
Ce soir, je laisserai mes regrets humilier
Un restant d’arrogance et l’abandon plier
Cet orgueil insensé qui tait la certitude
Que ce monde sans toi, abonde en solitude.
J’avouerai mes secrets, prosaïques et vains,
D’avoir voulu choisir des chemins incertains,
Par besoin d'entraver menace de tristesse
Qui mon âme avilit d’intense petitesse.
J’égorgerai mon cœur par quelque vanité
Et je l’immolerai en toute inanité
Sur l’autel des soupirs que l’absence déchaîne,
Puis l’abandonnerai pour que l’oubli l’entraîne.
Je graverai ton nom dans l’espace béant,
Refusant sédition m’arrachant au néant,
Puis au deuil de l’amour j’offrirai une larme,
Me résignant sans gloire au remords qui désarme.
Ce soir, je pense à toi, enchaîné au passé
Saignant le souvenir au dédain terrassé,
Chétif comme l’enfant, égaré dans la foule,
Angoissé du pardon que ta rancœur refoule.
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13 commentaires
alto · le dimanche 23 mai 2010 à 09:12
"et-au","offrirai-une"...(à relire...)
http://www.mespoemes.net/alto
voicileure · le dimanche 23 mai 2010 à 09:43
Joli texte plein d'émotions.
3ème ligne "insensée"... à la césure...
Bien cordialement,
jocab · le dimanche 23 mai 2010 à 09:57
...."L'élision de l'e muet est obligatoire dans le corps du vers si le "e" final est précédé d'une voyelle accentuée, simple ou composée, comme dans les mots terminés par les syllabes: aie,ée, eue, ie, oie, oue, ouie, ue, uie, aye. (pagaie, vie, joie, risée, queue, vue, paye, etc)
Rome entière noyée au sang de ses enfants. CORN.
Hector tomba sous lui, Troie expira sous vous. RAC.
Si ces mots ne sont pas élidés, ils ne peuvent figurer qu'à la fin du vers." …
http://www.mespoemes.net/jocab
jocab · le dimanche 23 mai 2010 à 10:08
"Hé! Mr. Corneille! "entière", diérèse ou synérèse?" (voir com. dans "Du pas à la folie"). Amitiés (en 3 syllabes). José
http://www.mespoemes.net/jocab
voicileure · le dimanche 23 mai 2010 à 11:44
666eldiablo · le dimanche 23 mai 2010 à 13:30
http://www.mespoemes.net/666eldiablo
Mon dieur que vous vous compliquez la vie...Pourquoi ne pas lire juste pour le plaisir de découvrir une autre manière d'écrire,sans chercher à corriger ceci ou cela??? Je trouve ce poème extrêmement émouvant, et j'aurai juste envie de dire que si l'on doit savoir d'où l'in vient pour savoir où l'on va, vivre avec son passé est parfois bien pesant...Mon conseil: Jeter tous ces mauvais souvenirs dans un grand sac, bien le lester et le nouer puis le balancer dans l'oubli...respirer un grand coup et reprendre vie...Plus facile à dire qu'à faire mais pas irréalisable....Très amicalement...Courage.
666eldiablo · le dimanche 23 mai 2010 à 13:31
http://www.mespoemes.net/666eldiablo
Oups! Quelques imperfections orthographiques se sont glissées dans mon précédent commentaire, veuillez m'en excuser...Merci
jocab · le dimanche 23 mai 2010 à 14:36
Quand au style volontairement épuré de ma versification, c’est juste un défi que je me lance pour rendre hommage à tant de poètes qui ont consacré leur existence à donner à la Poésie française ses lettres de noblesse.
Mais rassure-toi, j’apprécie tout autant un poème qui ne respecte que les règles de l’émotion et je n’oublie pas, dans les grands poètes français, Prévert, Eluard, Ancet, Canut, Mme Francine Caron, Chambelland, tant d’autres et Mr. Gilles Sorgel, que je vous conseille (http://www.sorgel.com/)
Loïc · le lundi 24 mai 2010 à 03:07
D'ailleurs, hardi petit : ton avant-dernier vers fait 13 pieds (un "e" n'est pas prononcé quelque part).
Et sinon euh... loin de moi l'idée de ternir la puissance poétique de "sodomiser", mais avec un verbe de 3 syllabes tu pourrais même mettre "la" devant "menace". Ça ne serait pas... le pied ?
Et as-tu fait exprès d'utiliser "tristesse" 2 fois en 2 quatrains ?
Amitiés
Loïc · le lundi 24 mai 2010 à 03:13
jocab · le lundi 24 mai 2010 à 08:55
Concernant les commentaires, qui pourraient me blesser d’après tes craintes, je te rassure. Je prends toutes les critiques comme bienvenues et positives quand elles sont justifiées et je les ignore autrement. Je ne suis pas aussi prétentieux de mes œuvres que le style laisserait croire, je ne les tiens pas pour des chefs-d’œuvre. Ce style est mon choix, mais je considère poète aussi celui qui librement et sans entraves, parvient à me faire ressentir ses propres émotions ou éveiller les miennes. Donc même leurs critiques peuvent avoir raison d’être. On ne juge pas un poème par ses règles, mais si par sa construction et sa teneur. Plus que la composition des vers, le rythme, avant tout, doit être soigné. Ma prochaine leçon sera sur l’harmonie ; ).
Allez, profitez de ce férié pour vous ressourcer de soleil et laissez votre plume vous titiller de temps à autre. Au plaisir de vous lire.
http://www.mespoemes.net/jocab
Loïc · le lundi 24 mai 2010 à 17:24
Oulà, cette fois c'est trop fin pour moi. J'ai simplement remarqué que les occurences de "tristesse" étaient très rapprochées.
Pour ce qui est du "mot", je n'étais pas horripilé, mais "sur le cul"! de le trouver dans un poème classique.
Amitiés
Casiope18 · le mardi 12 octobre 2010 à 17:41
Le temps atténue mais n'efface rien.
Très émouvant poème.
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