« Tromperie amoureuse »
« Tromperie amoureuse »
Douce Amie, toute de blanc vêtu, dites moi
Pourquoi perlent aux coins de vos jolis yeux,
Ses gouttes de larmes qui trahissent votre émoi.
N’est-ce point là le jour d’un mariage heureux ?
La belle mariée, je le sais bien, ce n’est pas vous.
Est-ce là une bonne cause de mouiller vos joues.
Où y aurait-il, en votre cœur, une peine cachée,
Dont la raison chagrine vous tient sous son joug.
Votre regard ne s’attache pas à votre belle amie,
Qui bientôt verra, à son doigt, le nuptial anneau.
Non ma douce, je le vois bien, vos yeux marris
Ne portent attention qu’à son prétendant si beau.
Ce garçon là, vous aurait-il quelque chose promis
Qui, en ce jour, il donne sans remords à une autre ?
Alors, si cela est, ne pleurez point ma douce Amie,
Souriez au contraire de ne pas avoir, toute votre vie,
Les chagrins des déloyautés d’un inconstant mari.
J’en connais d’autres en ce monde, et moi le premier,
Qui jamais, aux coins de vos yeux, ne feront perler
Les larmes, que le dos de votre main vient d’effacer.
Donnez moi donc le bras que je vous emmène danser,
Au bal de ce mariage qui, pour votre bonheur et pour le mien, n’est point le votre.
Johan (JR.).
Douce Amie, toute de blanc vêtu, dites moi
Pourquoi perlent aux coins de vos jolis yeux,
Ses gouttes de larmes qui trahissent votre émoi.
N’est-ce point là le jour d’un mariage heureux ?
La belle mariée, je le sais bien, ce n’est pas vous.
Est-ce là une bonne cause de mouiller vos joues.
Où y aurait-il, en votre cœur, une peine cachée,
Dont la raison chagrine vous tient sous son joug.
Votre regard ne s’attache pas à votre belle amie,
Qui bientôt verra, à son doigt, le nuptial anneau.
Non ma douce, je le vois bien, vos yeux marris
Ne portent attention qu’à son prétendant si beau.
Ce garçon là, vous aurait-il quelque chose promis
Qui, en ce jour, il donne sans remords à une autre ?
Alors, si cela est, ne pleurez point ma douce Amie,
Souriez au contraire de ne pas avoir, toute votre vie,
Les chagrins des déloyautés d’un inconstant mari.
J’en connais d’autres en ce monde, et moi le premier,
Qui jamais, aux coins de vos yeux, ne feront perler
Les larmes, que le dos de votre main vient d’effacer.
Donnez moi donc le bras que je vous emmène danser,
Au bal de ce mariage qui, pour votre bonheur et pour le mien, n’est point le votre.
Johan (JR.).

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6 commentaires
scorpionne · le mercredi 16 mai 2018 à 12:17
Beau poème ! Quand l'amour n'est pas partagé, il est souffrance.
Belle journée Johan.
Poétiquement,
Jocelyne
debbie · le mercredi 16 mai 2018 à 14:30
Bel après midi
Amitié
Debbie
Rêveuse · le mercredi 16 mai 2018 à 16:49
C'est beau, romantique et délicieux!
merci à vous Johan
amitié poétique
johan · le mercredi 16 mai 2018 à 18:21
que d'enjôleurs ont joué avec les sentiments de l'autre.
Il n'y a pas, selon moi, en cette exécrable pratique, pire tromperie !
Enfin le monde est ainsi fait pour le malheur des plus confiants.
Amicalement !
Johan (JR.
johan · le mercredi 16 mai 2018 à 18:25
Heureusement, le romantisme est encore une valeur sur ! Le problème est de savoir pour combien de temps encore ?
Amicalement !
Johan (JR.).
johan · le mercredi 16 mai 2018 à 18:28
Amicalement !
Johan (JR.).
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