« Les miséreux »

« Les miséreux »
Je marche la tête basse, le cœur en colère,
Jetant mon pied dans les cailloux esseulés,
Les envoyant hors de mon chemin de galère,
Les imaginant êtres, cette société éhontée.
Je ne suis qu'un miséreux de tous rejeté,
Entouré d'êtres vaniteux et narcissiques,
Tenant déjà en main la pierre à me jeter
Si jamais, leur aide, je venais à demander.
Me voir les incommode. Alors ils circulent,
Le regard rivé sur les bouts de leurs souliers.
Mais cette gêne, dernier relent d'humanité, passera,
Lorsque, en leur chez eux douillé, ils entreront souper.
Après tout se diront-ils, cyniques et bienheureux !
Ne faut-il pas, en ce monde, un peu de miséreux ?
Pour que l'aumône désintéressée que nous leur faisons,
Amoindrisse le montant des impôts que nous payons !
Et puis franchement, se diront-ils, hypocrites encore,
Pourquoi y aurait-il à redire qu'ils soient là en dehors,
Si, le bien qu'ils se font en tapant du pied dans les cailloux,
Nous évitent d'être obligés de les traiter comme des voyous.
Hier, comme eux, je m'accommodais des miséreux.
Pétri d'indifférence, d'eux, je détournais mes yeux.
Perdre ce qu'on a construit sans en être responsable,
Aujourd'hui c'est sur moi que ce malheur s'installe,
Demain, peut-être, cette souffrance sera pour eux.
Je marche toujours la tête basse, le cœur en colère,
Jetant plus fort mon pied dans les cailloux esseulés,
Les envoyant plus loin hors de mon chemin de galère
Imaginant cette fois que mon pied frappe tous ces blasés
de ma misère, prêts à me lancer la première pierre.
Johan (JR.).
Je dédie cette poésie à « Annie » et à « Mondo », rejetés de la société des hommes, et même des rues de ses villes !
A vous deux, avec toute ma profonde et amicale admiration pour votre courage et votre dignité !
Je vous aime !
Image du film : " les Amants du Pont Neuf "
Je marche la tête basse, le cœur en colère,
Jetant mon pied dans les cailloux esseulés,
Les envoyant hors de mon chemin de galère,
Les imaginant êtres, cette société éhontée.
Je ne suis qu'un miséreux de tous rejeté,
Entouré d'êtres vaniteux et narcissiques,
Tenant déjà en main la pierre à me jeter
Si jamais, leur aide, je venais à demander.
Me voir les incommode. Alors ils circulent,
Le regard rivé sur les bouts de leurs souliers.
Mais cette gêne, dernier relent d'humanité, passera,
Lorsque, en leur chez eux douillé, ils entreront souper.
Après tout se diront-ils, cyniques et bienheureux !
Ne faut-il pas, en ce monde, un peu de miséreux ?
Pour que l'aumône désintéressée que nous leur faisons,
Amoindrisse le montant des impôts que nous payons !
Et puis franchement, se diront-ils, hypocrites encore,
Pourquoi y aurait-il à redire qu'ils soient là en dehors,
Si, le bien qu'ils se font en tapant du pied dans les cailloux,
Nous évitent d'être obligés de les traiter comme des voyous.
Hier, comme eux, je m'accommodais des miséreux.
Pétri d'indifférence, d'eux, je détournais mes yeux.
Perdre ce qu'on a construit sans en être responsable,
Aujourd'hui c'est sur moi que ce malheur s'installe,
Demain, peut-être, cette souffrance sera pour eux.
Je marche toujours la tête basse, le cœur en colère,
Jetant plus fort mon pied dans les cailloux esseulés,
Les envoyant plus loin hors de mon chemin de galère
Imaginant cette fois que mon pied frappe tous ces blasés
de ma misère, prêts à me lancer la première pierre.
Johan (JR.).
Je dédie cette poésie à « Annie » et à « Mondo », rejetés de la société des hommes, et même des rues de ses villes !
A vous deux, avec toute ma profonde et amicale admiration pour votre courage et votre dignité !
Je vous aime !
Image du film : " les Amants du Pont Neuf "
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9 commentaires
debbie · le lundi 25 juin 2018 à 10:51
Belle journée à toi poète au grand coeur
Amitié
Debbie
hameau64blanc · le lundi 25 juin 2018 à 11:45
mariepaule · le lundi 25 juin 2018 à 13:28
Un cri de colère qui est juste
Le pire est que demain ils seront des milliers dans les rues comme tes deux amis....
Seuls les riches ont le droit de vivre sans survivre dans notre sociète, gouverné par des êtrss qui n'imaginent même pas, ce qu'est de vive avec moins de 1500€ par mois...
Eux, dépense cette somme en une seule journée
Amitiés
Marie
johan · le lundi 25 juin 2018 à 14:44
J’ai hésité à publier ici ce poème dont l’écriture a été motivée par l’indignation qui m’habite lorsque je vois poindre, comme c’est le cas en ce moment, les relents de l’indifférence sociétale amplifiée par les intentions indécentes de certains politiques, de réduire les aides aux plus démunis d’entre-nous.
Certes, on ne peut pas culpabiliser un individu, face à une insuffisance qui est collective.
Mais toutefois, on ne peut pas, non plus, laisser continuer une telle infamie !
C’est pourquoi j’ai décidé malgré tout de publier ce poème sachant que les celles et ceux qui me lisent sauront faire la part des choses.
Annie et Mondo sont des êtres exceptionnels férus d’humanité, Ils sont tous les deux, bien plus exceptionnels et humains que le sont ces méprisants donneurs de leçons d’économie.
Merci pour ton chaleureux commentaire !
Je te souhaite un très bel après-midi !
Amitiés !
Johan
johan · le lundi 25 juin 2018 à 14:47
Malheureusement, nul est à l'abris d'un tel drame personnel !
Merci pour votre lecture et votre commentaire !
Amicalement !
Johan
johan · le lundi 25 juin 2018 à 14:51
Merci pour votre approbateur commentaire !
Je vous souhaite un bel après-midi !
Amitiés !
Johan
domidom · le lundi 25 juin 2018 à 15:35
De nos jours, qui peut savoir de quoi demain sera fait...
J'ai aimé ce cri de colère, il faudrait que les gros richards puissent le lire et en tirer une leçon, mais voilà, seraient- il capables de le faire ?
Amitiés, Domie
Susan* Coquelicot * · le mardi 26 juin 2018 à 08:36
La vie de tous les jours est aussi cela, combien de personnes comme Annie et Mondo sont rejetés de la société des hommes, et comme tu le précises même rejetés des rues de nos villes !
Oui il faut en parler, la poésie est aussi un moyen de s'exprimer …
Merci Johan pour ce cri du cœur !
Et pour cette photo du très bon film
* les Amants du Pont Neuf*
Belle journée à toi Johan.
Amitiés.
Susan
johan · le mardi 26 juin 2018 à 19:25
En voyant la misère de certains, je serais fataliste, si notre pays était pauvre, mais il est riche, très riche même, excluant de ma part, toute résignation !
Bonne soirée à vous !
Amitiés !
Johan
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