Ils m' Ont Laissé

L’automobile à l’horizon,
Saturée pour la circonstance,
Dans la fièvre de la saison,
Roule en direction des vacances.
Museau collé à ses talons,
J’ai bien tenté la rattraper
Aboyant plus que de raison,
A m’en déchirer le gosier.
Mes coussinets portent stigmates
De ma longue course effrénée...
Que pouvaient donc mes pauvres pattes
Contre ce plan délibéré ?
C’est sûr jamais je n’aurais dû
Mâchouiller les nouveaux chaussons
Ni quand venaient des inconnus
Japper au seuil de la maison.
Je me tiens là, abandonné,
Perdu dans l’immense déroute
De mes sentiments torturés,
Sur le bas-côté de la route :
Ils m’étaient chers, bien plus encore,
Je me pensais de leur tribu…
Comment se peut-il qu’ils m’ignorent
Comme une malle superflue ?
Vers où aller, ne pas aller ?
Sous cet orage, loin des miens,
Que deviendrai-je sans aimer,
Vagabond et sans goût à rien ?
Dans l'océan de sa détresse
Qu’est le ruban de la chaussée,
S’exhale toute la tendresse
De son cœur triste, ravagé.
Ils l’ont laissé sans un regret,
Ne lui laissant, le croirez-vous,
Après treize ans à leurs côtés,
Qu’un collier sans nom à son cou.
https://youtu.be/XW5-CQdmE_8
Saturée pour la circonstance,
Dans la fièvre de la saison,
Roule en direction des vacances.
Museau collé à ses talons,
J’ai bien tenté la rattraper
Aboyant plus que de raison,
A m’en déchirer le gosier.
Mes coussinets portent stigmates
De ma longue course effrénée...
Que pouvaient donc mes pauvres pattes
Contre ce plan délibéré ?
C’est sûr jamais je n’aurais dû
Mâchouiller les nouveaux chaussons
Ni quand venaient des inconnus
Japper au seuil de la maison.
Je me tiens là, abandonné,
Perdu dans l’immense déroute
De mes sentiments torturés,
Sur le bas-côté de la route :
Ils m’étaient chers, bien plus encore,
Je me pensais de leur tribu…
Comment se peut-il qu’ils m’ignorent
Comme une malle superflue ?
Vers où aller, ne pas aller ?
Sous cet orage, loin des miens,
Que deviendrai-je sans aimer,
Vagabond et sans goût à rien ?
Dans l'océan de sa détresse
Qu’est le ruban de la chaussée,
S’exhale toute la tendresse
De son cœur triste, ravagé.
Ils l’ont laissé sans un regret,
Ne lui laissant, le croirez-vous,
Après treize ans à leurs côtés,
Qu’un collier sans nom à son cou.
https://youtu.be/XW5-CQdmE_8
10 commentaires
armandstas18 · le mardi 23 juillet 2013 à 10:02
http://www.mespoemes.net/armandstas18 au lieu d'abandonner les animaux, pourquoi ne pas les faire garder ous'adresser à la SPA; armand
larose · le mardi 23 juillet 2013 à 11:38
c'est la période ou les gens abandonnent leurs animaux, c'est triste l'être humain est afreux, je venais adopter un chaton, maintenant j'ai un chien et un chat, ce sont des supers copains!!! Merci pour ce partage!! Bonne journée!! Biz
domidom · le mardi 23 juillet 2013 à 12:01
J'ai pleuré, et oui, je sais, je ne suis qu'une pauvre idiote....
Comment peut-on abandonner un petit animal de compagnie, malgré moi, j'ai de la haine pour ces gens là....
Beaucoup d'émotion au travers de ces jolis vers....
Amitiés, Domie...
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mardi 23 juillet 2013 à 14:30
José · le mardi 23 juillet 2013 à 18:30
Si chacun pouvait avoir votre sensibilité, de tels actes n'auraient jamais lieu...
Amitiés.
Michel (Signes de Vie) · le mardi 23 juillet 2013 à 21:34
A une période où je garde le chien d'amis qui sont partis tout l'été, je suis touché par ton poème.
Il y a tant de motivations différentes (et pas toujours saines) pour acquérir un animal !
Et les animaux, très souvent, donnent TOUT. A commencer par leur confiance.
J'ai vu des animaux abandonnés et c'est bien, comme tu le dis, une véritable détresse et incompréhension que l'on peut lire dans leur regard.
Voila, c'est ce que je peux dire à chaud.
Amitié
http://www.mespoemes.net/signesdevie
bluegirl · le mercredi 24 juillet 2013 à 15:22
Alors il me semble qu'il faudrait revenir aux vraies valeurs.
Merci pour ce poème, belle critique de l'indifférence.
Amitiés.
José · le vendredi 26 juillet 2013 à 08:26
Amitiés.
jekarev · le lundi 27 février 2017 à 08:34
Tendres et fragiles, leurs cœurs font écho à nos âmes dévalisées et pourtant un jour, il arrive qu'après avoir séché nos pluies, certains les abandonnent cruellement, comme tu l'as écrit avec justesse. Car, comme on dit, il ne leur manque que la parole, ta parole!
Ici, Molly me regarde tendrement et ressent tes mots, comme moi.
Amitiés
Jérôme
rivaudais · le jeudi 6 août 2020 à 16:10
Merci de nous rappeler ce qui se renouvelle en effet chaque été. De tels comportements sont condamnables mais il ne devrait pas y avoir besoin de sanctions. C'est juste une question ...d'humanité
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