Le Vent Et le Poète

Il est cet être que le vent appelle
Pour exprimer le frisson des vallons
Quand le jour descend, que la nuit constelle
La nuit de mille mystères profonds.
Qu’orage tonne ou que soleil rayonne,
Pour lui la Terre est bleue comme une orange*,
L’herbe parfois rit et le caillou sonne,
Ses mots bilingues tutoie la mésange.
L’élan le porte aussi bien vers les hommes
Qui tentent d’en bas rejoindre les cimes,
Face à eux-mêmes, au pas d’un métronome
Qui les reclut sur leur planète infime.
Planant de hautes crêtes en crevasses
Où glisse une joie, où coule une peine,
Il fouille ainsi les sillons de l’espace
Qui cachent l’heur et la misère humaine.
Le réel s’envole ainsi qu’une brume
Selon les accès de sa fantaisie,
Il éteint le ciel, ici le rallume,
Souvent l’éclaire, parfois le noircit.
Il va partout où la brise l’invite,
Son sort est heureux et digne d’envie :
L’horizon lointain lui est sans limite,
Ses flèches l'atteignent avec génie.
Ses poèmes sont froissés de dentelle
Tels des embruns qu’il délie de l’écume…
Voilà pourquoi toujours il le rappelle:
Le vent aime le poète et sa plume.
* Clin d'oeil à Paul Eluard
Pour exprimer le frisson des vallons
Quand le jour descend, que la nuit constelle
La nuit de mille mystères profonds.
Qu’orage tonne ou que soleil rayonne,
Pour lui la Terre est bleue comme une orange*,
L’herbe parfois rit et le caillou sonne,
Ses mots bilingues tutoie la mésange.
L’élan le porte aussi bien vers les hommes
Qui tentent d’en bas rejoindre les cimes,
Face à eux-mêmes, au pas d’un métronome
Qui les reclut sur leur planète infime.
Planant de hautes crêtes en crevasses
Où glisse une joie, où coule une peine,
Il fouille ainsi les sillons de l’espace
Qui cachent l’heur et la misère humaine.
Le réel s’envole ainsi qu’une brume
Selon les accès de sa fantaisie,
Il éteint le ciel, ici le rallume,
Souvent l’éclaire, parfois le noircit.
Il va partout où la brise l’invite,
Son sort est heureux et digne d’envie :
L’horizon lointain lui est sans limite,
Ses flèches l'atteignent avec génie.
Ses poèmes sont froissés de dentelle
Tels des embruns qu’il délie de l’écume…
Voilà pourquoi toujours il le rappelle:
Le vent aime le poète et sa plume.
* Clin d'oeil à Paul Eluard
11 commentaires
José · le vendredi 26 juillet 2013 à 09:47
Amitiés à vous tous.
odradek · le vendredi 26 juillet 2013 à 10:59
http://www.mespoemes.net/odradek
lemecducerclezutique · le vendredi 26 juillet 2013 à 12:03
Amitiés Zutiques
larose · le vendredi 26 juillet 2013 à 12:33
Super!!! J'ai adoré!! Je te dédie cette chanson de Georges Moustaki
Ma liberté
Longtemps je t´ai gardée
Comme une perle rare
Ma liberté
C´est toi qui m´as aidé
A larguer les amarres
Pour aller n´importe où
Pour aller jusqu´au bout
Des chemins de fortune
Pour cueillir en rêvant
Une rose des vents
Sur un rayon de lune
Ma liberté
Devant tes volontés
Mon âme était soumise
Ma liberté
Je t´avais tout donné
Ma dernière chemise
Et combien j´ai souffert
Pour pouvoir satisfaire
Tes moindres exigences
J´ai changé de pays
J´ai perdu mes amis
Pour gagner ta confiance
Ma liberté
Tu as su désarmer
Mes moindres habitudes
Ma liberté
Toi qui m´as fait aimer
Même la solitude
Toi qui m´as fait sourire
Quand je voyais finir
Une belle aventure
Toi qui m´as protégé
Quand j´allais me cacher
Pour soigner mes blessures
Ma liberté
Pourtant je t´ai quittée
Une nuit de décembre
J´ai déserté
Les chemins écartés
Que nous suivions ensemble
Lorsque sans me méfier
Les pieds et poings liés
Je me suis laissé faire
Et je t´ai trahie pour
Une prison d´amour
Et sa belle geôlière
Et je t´ai trahie pour
Une prison d´amour
Et sa belle geôlière
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 26 juillet 2013 à 18:56
Car je suis aussi ce que le vent rappelle et déchire. Ce qu'il enseigne ? C'est moins sûr, car de peines en désespoir je crois parfois être "celui que le vent oublie (de rendre heureux"). De toute façon, "je sais, je sais que je ne sais rien". Toi, tu est résolument tourné vers la liberté, TA liberté. Mais tu l'attends encore ? C'est que ce n'est pas facile à acquérir si facilement. Ton compatriote, le grand poète et écrivain lusophone Fernando Pessoa considérait la liberté comme une forme de tyrannie ! Celle que tu veux conquérir est loin d'être cela.
Je laisserai la parole pour terminer, aux propos de Robert Heinlein, un écrivain de science-fiction que j'adore pour ses idées et romans toujours optimistes :
"I am free because I know that I'm alone am morally responsible for everything I do. I am free, no matter what rules surround me. If I find them tolerable, I tolerate them; if I find them too obnoxious, I break them. I am free because I know that I alone am morally responsible for everything I do".
Amitiés, cher José. Philip.
bluegirl · le vendredi 26 juillet 2013 à 23:21
La liberté, c'est aussi un sacrifice de non-conquête. Elle n'est pas un but mais un cheminement, comme le bonheur. Tu l'exprimes magnifiquement, et l'agrémentes d'une bien jolie illustration , comme tu en as le secret !
Merci pour ces vers, cher poète.
Amitiés.
http://www.mespoemes.net/bluegirl
didou · le samedi 27 juillet 2013 à 12:58
Bon we
Amicalement didou
domidom · le samedi 27 juillet 2013 à 18:54
Si notre regard s'attardait sur le passé, si nous regardions dans notre dos, serait-ce plus facile de retrouver la liberté???.
C'est quoi la liberté???
Je crois qu'elle est enfoui au fond de nous....
La liberté, ce n'est peut-être aussi qu'un état d'esprit...
Ce poème est une délicate fiction, aussi légère qu'un souffle de vent.....Au plaisir de te lire...
Amitiés, Domie....
http://www.mespoemes.net/domidom
José · le jeudi 1 août 2013 à 09:01
Amitiés.
maddam · le jeudi 25 juillet 2019 à 17:04
merci pour le partage,
j'ai apprécié votre poème, jean pierre Siméon dit " la poésie sauvera le monde", j'essaierais de vous relire si je vous vois apparaître sur la page.
bonne journée
worrell02 · le jeudi 25 juillet 2019 à 17:05
Belle envolée de vers, soufflés par le vent!
The pessimist complains about the wind
"The optimist expects it to change; the realist adjusts the sails"
William Arthur Ward
"I can’t change the direction of the wind
But I can adjust my sails to always reach my destination"
Jimmy Dean
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