Les poissons verts

Ah je voudrais oublier les paroles
Qui autrefois conjuraient le grand froid
De ma solitude quand sa gondole
Me menait par ses longs canaux étroits.
Ma main cherche sans ne trouver plus rien.
Hier ma poche était tellement pleine !
Tout ce que désormais elle contient
N’est que de l’ennui, salé de ma peine.
Elle affirmait que mes yeux ressemblaient
Dans un océan, à des poissons verts...
Et moi je croyais ce qu’elle disait,
J’habitais ce royaume en pleine mer.
Comme une harpe soupirant d’amour,
Le vent jetait ses larmes dans la brise
Et nos corps les cueillaient dans le velours
Des vagues avant qu’elles ne se brisent.
Aujourd’hui, mon regard est retourné
A l’aspect qu’il a toujours eu au fond :
Une grotte pleinement émergée
Inapte à piéger quelconque poisson.
Oui je voudrais disperser ces paroles
Et guérir enfin du son d’une voix...
Mais son écho reste une flèche folle
D’hier et d’eau, qui me foudroie parfois.
Qui autrefois conjuraient le grand froid
De ma solitude quand sa gondole
Me menait par ses longs canaux étroits.
Ma main cherche sans ne trouver plus rien.
Hier ma poche était tellement pleine !
Tout ce que désormais elle contient
N’est que de l’ennui, salé de ma peine.
Elle affirmait que mes yeux ressemblaient
Dans un océan, à des poissons verts...
Et moi je croyais ce qu’elle disait,
J’habitais ce royaume en pleine mer.
Comme une harpe soupirant d’amour,
Le vent jetait ses larmes dans la brise
Et nos corps les cueillaient dans le velours
Des vagues avant qu’elles ne se brisent.
Aujourd’hui, mon regard est retourné
A l’aspect qu’il a toujours eu au fond :
Une grotte pleinement émergée
Inapte à piéger quelconque poisson.
Oui je voudrais disperser ces paroles
Et guérir enfin du son d’une voix...
Mais son écho reste une flèche folle
D’hier et d’eau, qui me foudroie parfois.
14 commentaires
Imparfaitlibre · le mardi 30 décembre 2014 à 17:40
Bises mon cher José, contente que tu sois revenu et au plaisir de continuer à te lire même si je ne commente pas à chaque fois!!!!
euphonie0 · le mardi 30 décembre 2014 à 21:26
Quand on aime un être, c'est pour l"éternité
Amicalement
domidom · le mardi 30 décembre 2014 à 21:43
Bonne année mon cher José, et que pour toi, comme pour beaucoup d'entre nous, 2015 soit une année de réussite et de grand bonheur...
Domie...
bluegirl · le mardi 30 décembre 2014 à 22:20
Amicalement, mespoemes.net/bluegirl.
Philip de Berg (JARDIIN DE LUNE) · le mercredi 31 décembre 2014 à 09:43
A la lecture de ton dernier quatrain, j'avais de l'eau dans les yeux.
A ces "poissons verts" je pense en parallèle aux Poissons d'Or que Debussy a composé pour le piano.
J'avoue t'envier d'écrire si joliment. J'ai fais plus d'une fois l'aveu que je ne sais plus écrire comme cela. De surcroît, je me l'interdit. Tu as de la chance, moi qui suis si sensible, aujourd'hui, certains ne me lisent plus ni ne me commente. C'est une blessure souvent.
Mais je reviens à ton poème, mon égoïsme revient souvent et me fait trop parler de moi.
Je reprendrai mot pour mot ce que te dit Euphonie (Marie) : ton écrit n'est que douceur et, le thème qu'il exprime en plus de cela, c'est cela qui le rend émouvant.
Eh bien, maintenant que tu es revenu "chez nous, chez toi" (je veux parler de mespoemes.net, reste parmi nous, hein, ne t'en vas pas de sitôt. Je te souhaite les meilleures chose au monde pour cette nouvelle année qui arrive. Amitiés sincères. Philip.
José · le mercredi 31 décembre 2014 à 11:25
J'espère que toi aussi, à l'occasion, tu nous referas l'amitié d'un de ces poèmes de grande classe dont tu as le secret et qui émerveillera tout ce petit peuple de mes poem.net.
En l'attendant, je te souhaite le meilleur pour la nouvelle année, grosses bises.
José · le mercredi 31 décembre 2014 à 11:30
Amitiés et meilleurs voeux pour la nouvelle année.
José · le mercredi 31 décembre 2014 à 11:41
Bonjour Bluegirl, merci pour ce petit mot. Tu sais, la personne dont je parle ici (comme dans beaucoup d'autres poèmes) n'avait pas une once de poésie à l'esprit; elle n'aurait donc jamais pu comparer mes yeux à des 'poissons verts' (d'ailleurs elle n'a jamais lu un seul de mes poèmes). Paradoxalement, elle est l'inspiratrice de mes meilleurs textes. Va comprendre...
Je t'embrasse et te souhaite une excellente année 2015.
José · le mercredi 31 décembre 2014 à 12:03
Avec ta sensibilité et ton éclectisme, je te considère comme l'un des meilleurs virtuoses des mots sur ce site, d'autant que tes écrits incitent toujours à la réflexion et donc aux échanges.
Tu sais combien je suis attaché à ceux-ci, mais malheureusement, la rentrée m'attend avec un lourd emploi du temps (de nouvelles responsabilités que je suis loin encore de maîtriser) et je devrais à nouveau délaisser un peu le site, mais, je continuerai à vous lire ponctuellement, et toi en particulier.
Je te souhaite une très bonne année 2015. Sois assuré de ma profonde amitié.
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 31 décembre 2014 à 17:45
Il suffit de lire tes poèmes comme « le jour de l’infinie quiétude », « mourir debout » ou tes récents poèmes pour plonger directement au cœur de ta pensée, d’y puiser des émotions universelles, sans passer par une austère et souvent stérile case « philosophie ». Continue à écrire comme cela mon ami. Tes vers dégagent tellement d’émotion et se suffisent à eux même. Je t’adresse encore toutes mes amitiés. Bien à toi. Philip.
José · le mercredi 31 décembre 2014 à 19:58
La philosophie n'est pas un jeu intellectuel 'austère et très souvent stérile' (ce fut l’une de mes matières préférées en terminale avec une prof géniale), elle n'est pas déconnectée de la vie et tu le sais fort bien. Elle est au contraire en son cœur en posant ces questions légitimes et fondamentales qui aident à mieux comprendre le monde et à agir sur sa propre vie, comme tu l'écris toi-même. Je comprends donc parfaitement le point de vue que tu développes.
Tu as cette chance et ce pouvoir de la pensée nés de cet éclectisme dont je te parlais et que je suis très loin d’avoir, alors surtout ne t’en excuse pas, car tes écrits en sont empreints et c’est ce qui fait aussi leur valeur.
Mes écrits, comme beaucoup d’autres, sont circonscrits au seul registre de l’émotion, peut-être ‘se suffisent-ils à eux-mêmes’ mais ils ne peuvent pas avoir la portée ni la valeur des tiens.
Pour finir, je te retournerai exactement le même conseil que celui que tu me donnes : Ne doute pas et « continue à écrire comme cela mon ami. » Pour le plaisir de tous.
Ma profonde amitié,
José.
imparfait · le vendredi 9 janvier 2015 à 09:04
En tout cas merci mon ami pour tes encouragements et j'avoue que toi et lola, vous êtes un peu responsable de cette nouvelle envie d'écrire.
Grosses bises et à bientôt de te lire
José · le dimanche 18 janvier 2015 à 19:48
Ce temps serein, sans origine et sans conclusion, 'avalanche' continue qui file depuis la nuit des temps.
Et en même temps, ce temps qu'appréhende notre conscience, y décelant des bonheurs, des épreuves, et parfois, en d'aigües 'étoiles', des regrets comme très joliment tu l'écris, car elle sait bien que le temps passé, perdu ou gaspillé ne se rattrape jamais.
Bises... et reviens-nous encore!
Imparfait · le lundi 19 janvier 2015 à 19:37
Bises cher José et à bientôt de te lire.
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