Les Haies De L' Enfance

A l’âge d’or de l’inconscience,
Le printemps brodé dans les yeux,
Nous prêtions des serments immenses
D’un cœur neuf, pur et lumineux.
Marmots sans peurs et sans soucis,
De jeux fougueux sur les chemins,
Nous courions débordants de vie
Sur les trottoirs des lendemains.
Ce qui en nous était tendresse,
Brillant soleil, éveil confiant,
N’est aujourd’hui qu’une caresse,
Qu’un baiser perdu dans le vent :
Sous les arbres aux torses noirs
Vont désormais nos existences,
Égarées parfois dans des soirs
Où déconcertées elles pensent :
Bien sûr Avril sera radieux
Puis l’été reviendra tout blond,
Mais semble errer comme un adieu
Aux berceaux même des bourgeons.
Chaque heure nous semble comptée
Qu’on sait prolonger ne pouvoir,
Notre innocence décimée
Gît au fond de notre mémoire.
Revivre la douce insouciance…
Mon Dieu, refleurir à l'aurore,
Derrière les haies de l’enfance,
Dans ce temps sans passé encore !
<< Retour aux poèmes
Le printemps brodé dans les yeux,
Nous prêtions des serments immenses
D’un cœur neuf, pur et lumineux.
Marmots sans peurs et sans soucis,
De jeux fougueux sur les chemins,
Nous courions débordants de vie
Sur les trottoirs des lendemains.
Ce qui en nous était tendresse,
Brillant soleil, éveil confiant,
N’est aujourd’hui qu’une caresse,
Qu’un baiser perdu dans le vent :
Sous les arbres aux torses noirs
Vont désormais nos existences,
Égarées parfois dans des soirs
Où déconcertées elles pensent :
Bien sûr Avril sera radieux
Puis l’été reviendra tout blond,
Mais semble errer comme un adieu
Aux berceaux même des bourgeons.
Chaque heure nous semble comptée
Qu’on sait prolonger ne pouvoir,
Notre innocence décimée
Gît au fond de notre mémoire.
Revivre la douce insouciance…
Mon Dieu, refleurir à l'aurore,
Derrière les haies de l’enfance,
Dans ce temps sans passé encore !
<< Retour aux poèmes
12 commentaires
twogy18 · le lundi 17 août 2015 à 00:09
Amitié Twogy
jekarev · le lundi 17 août 2015 à 12:57
Figer l'éternité, même sur papier où dans nos images souvenirs c'est si doux pour revivre, toujours et encore !
Merci
Amicalement
Jérôme
Michel ( Signes de Vie ) · le lundi 17 août 2015 à 14:36
Insouciance, oui, par opposition à tout ce qui suit et suivra.
Amitié
PHILIP (JARDIN DE LUNE) · le mardi 18 août 2015 à 18:17
imparfait · le mercredi 19 août 2015 à 18:38
Ton poème me parle sincèrement car la semaine dernière je suis allée errer sur les routes et les chemins des villages qui m'ont vu grandir et j'ai admiré les maisons et les écoles dans lesquelles résonnent encore mes pas le long des corridors ou dans les grands couloirs.
Il y avait longtemps que je voulais faire ce retour en arrière afin de regarder le chemin parcouru de depuis et, comme tu le dis si bien, moi aussi j'ai compris que ces années d’insouciance ne nous avaient pas préparés a affronter un avenir plus ou moins tumultueux.
Merci pour ce retour à l'enfance que la vie nous force à quitter.
Bises du coeur cher José
José · le vendredi 21 août 2015 à 15:48
C'est tout à fait cela Imparfait, la chute fut en certains moments pour moi très dure, due à cette impréparation dont tu parles.
Bises affectueuses.
La Mouche Nounouche · le vendredi 26 juillet 2019 à 19:52
joey de provence · le vendredi 26 juillet 2019 à 19:53
Lesmotsbleus · le vendredi 26 juillet 2019 à 19:54
rivaudais · le vendredi 26 juillet 2019 à 19:56
Merci José
domidom · le vendredi 26 juillet 2019 à 19:57
Amitiés, Domie
Ivydall/worrell02 · le vendredi 26 juillet 2019 à 19:58
Au-delà de l’innocence..
Se jouent
les jeux d’antan
Au-delà de l’innocence
Résonnent
les rires d’enfants
Au-delà de l’innocence
Se chuchotent
les mots les plus tendres
Au-delà de l’innocence
Se trouve
l’âme de l’enfance
Au-delà de l’innocence
La vie prend
un autre sens
Ivydall 09-10-08
Amitiés
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.