Erreur d'Artiste

Je pourrai continuer de mourir,
Sous mon linceul épais de patience,
Et deviner ce que fut ton sourire,
Oh ! terre, quand vint ta naissance. (Agrippa)
* * * * * * * * * * *
Le Peintre créa sans limites,
Aux temps antiques des débuts,
L’Univers géant où gravite
Parmi des étoiles barbues
Une fragile sphère-mère.
Par son talent des plus suprêmes,
Il lui donna rondeur divine,
Beauté bleutée, attraits extrêmes,
Et d’un sein fécond d’origine
Une propension nourricière.
Au milieu de millions d’espèces,
Dans ce remarquable terreau,
Il eut pourtant cette faiblesse
D’inclure à l’éminent tableau
L’homme, maladresse grossière !
Ayant acquis quelque technique
Par son cerveau élaboré,
Une adresse technologique
De la Nature bien éloignée
Et envers Elle délétère,
Conscient pourtant d’anéantir
La branche qui le supportait,
Incapable de ralentir
Sur l’allée qu’il nomme ‘progrès’
Et considère sa Lumière,
Tel le ver pénétrant le fruit,
La perfidie hélas en plus,
Sans tempérer ses appétits,
Et outrepassant le statut
Que lui avait offert ce Père,
Il perfora et massacra,
Souilla les airs, les profondeurs,
Presqu’aucun endroit n’échappa
A son instinct grand pourvoyeur
D'irréparables cimetières.
Ce ravageur impénitent
Que seul son égoïsme habite,
Fut un contresens éclatant :
L’Artiste le peignit trop vite !
Sous mon linceul épais de patience,
Et deviner ce que fut ton sourire,
Oh ! terre, quand vint ta naissance. (Agrippa)
* * * * * * * * * * *
Le Peintre créa sans limites,
Aux temps antiques des débuts,
L’Univers géant où gravite
Parmi des étoiles barbues
Une fragile sphère-mère.
Par son talent des plus suprêmes,
Il lui donna rondeur divine,
Beauté bleutée, attraits extrêmes,
Et d’un sein fécond d’origine
Une propension nourricière.
Au milieu de millions d’espèces,
Dans ce remarquable terreau,
Il eut pourtant cette faiblesse
D’inclure à l’éminent tableau
L’homme, maladresse grossière !
Ayant acquis quelque technique
Par son cerveau élaboré,
Une adresse technologique
De la Nature bien éloignée
Et envers Elle délétère,
Conscient pourtant d’anéantir
La branche qui le supportait,
Incapable de ralentir
Sur l’allée qu’il nomme ‘progrès’
Et considère sa Lumière,
Tel le ver pénétrant le fruit,
La perfidie hélas en plus,
Sans tempérer ses appétits,
Et outrepassant le statut
Que lui avait offert ce Père,
Il perfora et massacra,
Souilla les airs, les profondeurs,
Presqu’aucun endroit n’échappa
A son instinct grand pourvoyeur
D'irréparables cimetières.
Ce ravageur impénitent
Que seul son égoïsme habite,
Fut un contresens éclatant :
L’Artiste le peignit trop vite !
6 commentaires
José · le dimanche 23 août 2015 à 17:02
J'espère qu'il ne m'en tiendra pas rigueur.
Amitiés à vous tous.
violette · le dimanche 23 août 2015 à 17:59
Lorsque je vous verrai
Que vous me parlerez
Sur le quai
Vous me reconnaîtrez
J’aurai le cœur dans les mains jointes
Geste pauvre de tous les jours
domi/amimots · le lundi 24 août 2015 à 06:44
amitiés
domidom · le lundi 24 août 2015 à 21:08
Dommage qu'il en soit ainsi...
Superbe texte..
Amitiés, Domie...
Ivy · le mardi 25 août 2015 à 20:24
Amitiés
José · le vendredi 28 août 2015 à 14:05
Amitiés.
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