Murs d' Horizons

Ça fait longtemps que mon cœur est parti
Dans les langueurs du firmament des nuits.
L’espace l'a brusquement aspiré,
Tandis que pantelant tu me laissais
Sur la fourche vive de nos chemins,
A la croisée perdue de nos destins.
Depuis ce temps, désert aérolithe,
Aux voiles des heures, il ne visite,
Intersidéraux, que murs d’horizons.
De temps en temps, et sans une raison,
D’un coup, il réintègre ma poitrine
Déchirant sa chair, reprenant racine
Et mes veines profondes qui sommeillent
D’un rayonnement alors se réveillent,
Foudroyées d’émotions, de nostalgie,
Raniment mon corps, lui rendent la vie
Du mal qu’il tait, dont il a tant pleuré,
De ne plus te savoir à son côté.
Dans les langueurs du firmament des nuits.
L’espace l'a brusquement aspiré,
Tandis que pantelant tu me laissais
Sur la fourche vive de nos chemins,
A la croisée perdue de nos destins.
Depuis ce temps, désert aérolithe,
Aux voiles des heures, il ne visite,
Intersidéraux, que murs d’horizons.
De temps en temps, et sans une raison,
D’un coup, il réintègre ma poitrine
Déchirant sa chair, reprenant racine
Et mes veines profondes qui sommeillent
D’un rayonnement alors se réveillent,
Foudroyées d’émotions, de nostalgie,
Raniment mon corps, lui rendent la vie
Du mal qu’il tait, dont il a tant pleuré,
De ne plus te savoir à son côté.
8 commentaires
violette · le dimanche 13 septembre 2015 à 15:32
les poèmes tragiques sont vraiment les plus beaux et ta photo me hante
Ivy · le dimanche 13 septembre 2015 à 18:34
"I lost my heart on a cold winter's day
When he fell apart and went astray
If anybody sees my heart on the way
Tell him to come home, not to be afraid
For a broken heart can be repaired"
So take heart José; ne pas désespérer.
Amitiés
Michel (Signes de Vie) · le dimanche 13 septembre 2015 à 18:56
Amitié vers toi
Cécile · le lundi 14 septembre 2015 à 14:56
Amitiés sincères
domidom · le lundi 14 septembre 2015 à 22:11
Fiction ou réalité, toi seul le sait, mais le ressenti que laisse ce poème à un goût de profonde mélancolie...
Superbe....
Amitiés, Domie...
imparfait · le mardi 15 septembre 2015 à 19:13
Beaucoup de douceur et de tendresse dans tes vers teintés de regrets et de tristesse.
Un spleen qui, lu à haute voix devant la fenêtre se mêle à l'eau de pluie et donne encore plus d'émotion et de sens à la douleur de ce coeur.
Merci pour le partage de ce frisson.
Bises mon ami et au plaisir de te lire encore
José · le dimanche 20 septembre 2015 à 12:42
That's it Ivy, I lost my heart, he went astray and stayed long away but he's now home, hotter than ever ;-) Thanx.
Merci Michel, un point d'appui réel mais lointain maintenant, bien qu'ineffaçable.
Merci Domie et Imparfait, Violette a sans doute raison, les sentiments d'abattement, d'isolement liés comme ici à l'accablement de souvenirs, mais qui peuvent provenir aussi bien des saisons, du temps qui passe, de l'angoisse de vivre, donnent lieu à de très belles pages où se rejoignent deux émotions toutes deux créatrices, celle du poète qui la vit et celle du lecteur qui la ressent.
Amitiés et bises à toutes deux.
José · le dimanche 20 septembre 2015 à 12:44
Amitiés.
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