L' Être Majuscule

L'enfant au parfum doux des champs
Qui court sans cesse après le vent,
Au langage espiègle et badin,
Un peu poète et bohémien.
L’enfant grand amoureux de flaques
Bien plus en classe que d’abaques,
Sur le doigt une coccinelle,
Dans la main une sauterelle.
L’enfant apaisé tendrement
Sur le sein chaud de sa maman,
Celui seul dans son pensionnat,
Une peluche dans les bras…
L’enfant mi ange et mi démon
Un jour bien sage et l’autre non,
Qui fraternise ou se dispute,
Joue sans un bruit ou bien chahute.
L'enfant aux mille et une ruses,
Perspicace, que rien n’abuse,
Qui pressent cette vérité
Qu’on tenait pourtant à cacher.
L'enfant débordant de tendresse,
Qu’un conte émeut, et le confesse
Son beau regard plein de mystère,
Dans on ne sait quelle croisière…
L’enfant des villes ou des campagnes,
Des steppes, déserts ou montagnes
Qui a de son berceau sauvage
Au cœur l’empreinte impérissable,
L’enfant fragile et si puissant,
Éveil d’aurore et du printemps,
L’enfant qui s’invente et fabule
Ses demains d’être majuscule.
Qui court sans cesse après le vent,
Au langage espiègle et badin,
Un peu poète et bohémien.
L’enfant grand amoureux de flaques
Bien plus en classe que d’abaques,
Sur le doigt une coccinelle,
Dans la main une sauterelle.
L’enfant apaisé tendrement
Sur le sein chaud de sa maman,
Celui seul dans son pensionnat,
Une peluche dans les bras…
L’enfant mi ange et mi démon
Un jour bien sage et l’autre non,
Qui fraternise ou se dispute,
Joue sans un bruit ou bien chahute.
L'enfant aux mille et une ruses,
Perspicace, que rien n’abuse,
Qui pressent cette vérité
Qu’on tenait pourtant à cacher.
L'enfant débordant de tendresse,
Qu’un conte émeut, et le confesse
Son beau regard plein de mystère,
Dans on ne sait quelle croisière…
L’enfant des villes ou des campagnes,
Des steppes, déserts ou montagnes
Qui a de son berceau sauvage
Au cœur l’empreinte impérissable,
L’enfant fragile et si puissant,
Éveil d’aurore et du printemps,
L’enfant qui s’invente et fabule
Ses demains d’être majuscule.
8 commentaires
Philip (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 6 septembre 2015 à 18:46
Du coeur, et le regard lucide sur la vraie vie, de surcroît celle qui s'éveille lentement et qui brille. Comme je voudrais écrire comme cela. Tu vas faire de nouveau l'unanimité de la part de tous ceux qui comme moi, vont lire et relire ce poème. Il y a du ciel bleu, des gouttes de rosée, dans ces vers José. C'est peut-être une formule "à l'eau de rose" que de dire cela, mais c'est ce que m'inspire le regard (que j'imagine clair) de cet enfant, et l'eau pure qui coule parfois de ses yeux. Encore merci pour ce nouveau bijou poétique, plein d'humilité, de modestie. C'est à cela que se reconnaissent les vrais poètes. Bien à toi, avec toutes mes amitiés. Philip.
Cécile · le dimanche 6 septembre 2015 à 20:47
Amitiés
domidom · le lundi 7 septembre 2015 à 22:06
Amitiés, Domie...
bluegirl · le lundi 7 septembre 2015 à 22:27
Une chute ravissante !
Amitiés José.
Lola
mespoemes.net/bluegirl
jekarev · le mardi 8 septembre 2015 à 05:00
L'Enfant qui courre entre ces lignes ne peut que nous toucher en plein cœur, qu' il soit minuscule ou majuscule...
Amitiés José
Jérôme
Ivy · le dimanche 13 septembre 2015 à 18:37
Amitiés
José · le dimanche 20 septembre 2015 à 12:45
Amitiés.
liameliavq · le jeudi 25 juillet 2019 à 15:51
Et ce dernier vers " d'être majuscule " est tout simplement sublime !
Merci José et mes amitiés.
Bisous.
LN.
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