L' Ecume Eclatante de la Mer

Me faudra-t-il souffrir comme en un rêve
Longtemps encore tous ces souvenirs,
Ces désastres qu’en profondeur soulève
Le bal de mes nuits, avant de s’enfuir ?
Me faudra-t-il, dans cet écho qui dure,
Où mon sang refroidit, ruisselant à peine,
Sous les sapins à la sombre voilure
D’un souffle lent parcourir leur domaine ?
Je suis las et contus de ces voyages,
Où il me semble, chaque soir captif,
M’amarrer à la baie de ton visage,
M’écorcher au matin sur ses récifs.
Longeant une gare, même un trottoir,
Je voudrais, dussé-je le payer cher,
Oublier l’appel, sur le phare noir,
De l’écume éclatante de la mer.
Longtemps encore tous ces souvenirs,
Ces désastres qu’en profondeur soulève
Le bal de mes nuits, avant de s’enfuir ?
Me faudra-t-il, dans cet écho qui dure,
Où mon sang refroidit, ruisselant à peine,
Sous les sapins à la sombre voilure
D’un souffle lent parcourir leur domaine ?
Je suis las et contus de ces voyages,
Où il me semble, chaque soir captif,
M’amarrer à la baie de ton visage,
M’écorcher au matin sur ses récifs.
Longeant une gare, même un trottoir,
Je voudrais, dussé-je le payer cher,
Oublier l’appel, sur le phare noir,
De l’écume éclatante de la mer.
9 commentaires
vio · le mardi 20 octobre 2015 à 10:34
quelle beauté !
la baie de ton visage
imparfait · le mardi 20 octobre 2015 à 11:56
Les rêves peuvent parfois se revêtir d'un costume bien sombre mais malgré leur noirceur, tes mots savent leur donner ce côté lumineux qui fait qu'on se laisse transporter par tes vers du début jusqu'à la fin comme ci ton poème était aussi le notre.
Merci pour le partage de cette vague,
Bises cher José
José · le mardi 20 octobre 2015 à 13:38
Merci à toi Imparfait d'être passée.
Elle danse souvent ces temps-ci au bal nocturne.
Bises
domidom · le mardi 20 octobre 2015 à 21:07
amitiés, Domie...
Larose · le mardi 20 octobre 2015 à 21:55
c'est plutôt réussi bravo!
Marie!
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 21 octobre 2015 à 10:13
belespoirs · le mercredi 21 octobre 2015 à 12:14
Amitiés
Stella · le mercredi 21 octobre 2015 à 15:08
Très beau poème... on se sent emporter par cette vague de mots... avec la peur de toucher les récifs...
Très belle image...
Amitié.
Stella.
José · le dimanche 25 octobre 2015 à 20:05
Merci Philip, oui commenter prend aussi du temps, je ne me formaliserai pas si tu ne le fais pas systématiquement.
Merci à vous aussi Stella et Belespoirs.
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