Le Colibri

Même lorsque tu me conduis
Dans l'eau profonde des secrets
Que tes yeux cachent dans leur puits,
Lorsque ma voix je viens coucher
Sur les grands battants de ton cœur
Et qu’il consent à l’écouter,
Même lorsque tu me transportes
Dans les splendeurs de ton désir,
Que tu m’en ouvres chaque porte,
Lorsque tes draps se font estran
Et que ton corps au goût du large
Prend des accents crus d’océan,
Quels sont ces vents qui te détiennent ?
A me laisser te voir entière
Jamais tes élans ne parviennent.
Saisi encore de son drame,
Piteux, je suis ce colibri
Penché sur la fleur de ton âme
Humant son nectar parfumé,
Courbant le bec, frôlant sa soie…
Jamais ne pouvant s’y poser.
Dans l'eau profonde des secrets
Que tes yeux cachent dans leur puits,
Lorsque ma voix je viens coucher
Sur les grands battants de ton cœur
Et qu’il consent à l’écouter,
Même lorsque tu me transportes
Dans les splendeurs de ton désir,
Que tu m’en ouvres chaque porte,
Lorsque tes draps se font estran
Et que ton corps au goût du large
Prend des accents crus d’océan,
Quels sont ces vents qui te détiennent ?
A me laisser te voir entière
Jamais tes élans ne parviennent.
Saisi encore de son drame,
Piteux, je suis ce colibri
Penché sur la fleur de ton âme
Humant son nectar parfumé,
Courbant le bec, frôlant sa soie…
Jamais ne pouvant s’y poser.
9 commentaires
Larose · le dimanche 25 octobre 2015 à 18:47
Marie!
domidom · le dimanche 25 octobre 2015 à 22:22
Ta chute entre-autre est superbe...
Amitiés, Domie.....
domi/amimots · le lundi 26 octobre 2015 à 09:40
vivent les drames amoureux qui nous valent de si merveilleux poèmes !
un délice c'est le mot...
amitiés
marine · le lundi 26 octobre 2015 à 09:56
merci josé
imparfait · le lundi 26 octobre 2015 à 11:02
Ce petit colibri est pourtant si tendre qu'il doit être difficile de ne pas craquer!!!! (sourire)
Un appel amoureux qui ne trouve pas de réponse à l'écho de sa voix ainsi qu'à cette flamme qui le consume jusqu'à la destruction.
La mélancolie est très belle.
Bises affectueuses cher José
Philip (JARDIN DE LUNE) · le lundi 26 octobre 2015 à 14:53
Je reconnais bien ici ton style, où la délicatesse est nichée au creux de ce "spleen romantique" qui sied parfaitement à ce que tu veux exprimer, souvent avec beaucoup de pudeur.
L'allégorie avec le colibri est parfaite : car j'ai eu une chance dans ma vie, dans le cadre grandiose du Canyon du Colorado, au soir couchant, de voir virevolter un hummingbird près de moi. C'est merveilleux et fascinant. Un mélange de force, de liberté et de fragilité. Aussi, cette image de l'oiseau minuscule, gravée dans ma mémoire rappelée par ma mémoire, m'a peut-être permis de mieux ressentir l'allégorie. Avec toutes mes amitiés, José. Philip.
Stella · le mardi 27 octobre 2015 à 14:07
Un poème d'un parfum envoutant... Ce petit colibri si doux... ne pouvant se poser... Un beau poème... Merci pour le Douceur de tes mots...
Amitiés.
Stella.
http://www.mespoemes.net/stella
José · le mardi 3 novembre 2015 à 19:56
Amitiés
alba15 · le mercredi 23 octobre 2024 à 16:57
Un pur bijou !
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