Paris, Pont Des Arts

Place du Tertre… Luxembourg…
Le grand parvis de Notre-Dame...
Rien ne trouve grâce à mon âme
Qu’agite un mal têtu et lourd.
J’ai trop joué avec les mots
Les amoncelant pour te plaire,
M’égarant sans l’art littéraire
D’un Baudelaire ou d’un Hugo.
A ce jeu mauvais j’ai perdu ;
Les vers désormais que je lance
Auprès de toi n’ont plus d’audience…
Ils ont pris goût de soir vaincu.
Les vrais, les beaux qui s’envolaient
Garnissant de fleurs ton balcon,
Que n’ai-je su les préserver
De l’orage et de l’aquilon ?
Paris, cette vide coquille
Qui tape mon œil vainement
A perdu tout enchantement…
Sans ta présence rien ne brille.
Ainsi Le Pont des Arts promène
Sous un blouson mon cœur blessé,
Réfléchissant la nuit dorée
Sur les eaux sombres de la Seine.
Le grand parvis de Notre-Dame...
Rien ne trouve grâce à mon âme
Qu’agite un mal têtu et lourd.
J’ai trop joué avec les mots
Les amoncelant pour te plaire,
M’égarant sans l’art littéraire
D’un Baudelaire ou d’un Hugo.
A ce jeu mauvais j’ai perdu ;
Les vers désormais que je lance
Auprès de toi n’ont plus d’audience…
Ils ont pris goût de soir vaincu.
Les vrais, les beaux qui s’envolaient
Garnissant de fleurs ton balcon,
Que n’ai-je su les préserver
De l’orage et de l’aquilon ?
Paris, cette vide coquille
Qui tape mon œil vainement
A perdu tout enchantement…
Sans ta présence rien ne brille.
Ainsi Le Pont des Arts promène
Sous un blouson mon cœur blessé,
Réfléchissant la nuit dorée
Sur les eaux sombres de la Seine.
4 commentaires
mariepaule · le mercredi 8 mai 2024 à 09:52
Une grande douceur dans les vers et les mots pour ce poème nostalgique.
Il y a des mots qui font références à Baudelaire...
Belle journée
Marie
milesmeyer · le jeudi 9 mai 2024 à 10:26
Splendide, tellement bien écrit et avec émotion.
Un plaisir à lire !
À bientôt
imparfaitlibre · le lundi 13 mai 2024 à 09:29
"A ce jeu mauvais j’ai perdu ", je pense sincèrement que ce jeu est très réussi et qu'il est loin d'être mauvais mais, il est vrai que, parfois, on se sent "nul" et très "mauvais" dès qu'on perd l'essentiel qui fait la beauté de notre vie.
"un seul être vous manque et tout est dépeuplé" et tu as très bien su nous faire partager ce manque et le vide de ton coeur sous ton blouson.
Merci pour ce spleen parisien.
Belle journée à toi
Bises poète José
cecel45 · le mercredi 15 mai 2024 à 08:37
Un grand écart "D’un Baudelaire ou d’un Hugo" enveloppe avec bonheur une grande partie de la poésie, celle que nous aimons apparemment.
Tu as choisi cette fabuleuse image pour illustrer le manque que tu éprouves avec l’absence de l’être aimé.
Ces belles références montrent que tu gardes cette envie qui est toujours mienne : "Faire du beau avec du noir, du triste voire du douloureux"
La poésie est un univers magique capable de te faire voyager dans le temps mais aussi de partager tes émotions comme à présent. Ne t’en prive pas ! Tu trouveras toujours une attention particulière pour te poser et te confier.
Je suis persuadé qu’ici les adresses ne manquent pas.
Bon courage José.
Amicalement,
Marcel
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