La Chaloupe

Je me sens proche du long quai
Où toutes les pensées s’épuisent,
Dans ces silences arrêtés
Que ton absence carbonise.
J’essaye bien aux souvenirs
D’ôter la voile de tes yeux,
De relever l’ancre et de fuir
L’iode salin de tes cheveux
Mais mon gréement est en détresse.
Ses hardes dispersent au vent
Les lambeaux de cette tendresse
Qu’humaient nos étreintes d’amants.
Et sous des brumes qui me coupent,
Endommagé, abandonné,
Je croupis comme une chaloupe,
Captif de la morte marée.
Où toutes les pensées s’épuisent,
Dans ces silences arrêtés
Que ton absence carbonise.
J’essaye bien aux souvenirs
D’ôter la voile de tes yeux,
De relever l’ancre et de fuir
L’iode salin de tes cheveux
Mais mon gréement est en détresse.
Ses hardes dispersent au vent
Les lambeaux de cette tendresse
Qu’humaient nos étreintes d’amants.
Et sous des brumes qui me coupent,
Endommagé, abandonné,
Je croupis comme une chaloupe,
Captif de la morte marée.
9 commentaires
didou · le vendredi 13 janvier 2012 à 21:32
larose · le vendredi 13 janvier 2012 à 23:53
Toujours aussi merveilleux tes poèmes, une envolée de vers sublimes d'amour et de tendresse, ou une amertume s'imprègne dans un coeur esseulé!!! Merci pour ce beau partage
Bonne soirée à toi
Amitiés
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le samedi 14 janvier 2012 à 07:53
Magnifique poème, sans flatterie aucune.
Il me fait penser à du Verlaine (rien que ça mon cher !!!!) dans ce style à la fois romantique, mélancolique et nonchalant par lequel Verlaine s'exprimait lorsqu'il parlait d'amours évanescents.
Continues à nous écrire de belles choses comme cela. A bientôt. Amitiés. Philip
José · le samedi 14 janvier 2012 à 09:35
Hello Larose! Un cœur qui a ressenti l'amour et l'a perdu, n'est plus jamais le même cœur, bien sûr il peut aimer à nouveau, mais dans l'étendue de sa tendresse, un recoin reste pour toujours froissé, c'est ce que je pense pour le vivre.
Tes poèmes ressemblent aux miens, mais dans la thématique opposée très souvent, c'est pourquoi j'ai toujours grand plaisir à te lire (je ne saurais pas écrire l'amour idyllique qui me fait pourtant rêver) et je suis très touché que tu réagisses, aux poèmes que j'écris, malgré leur opposition aux tiens. Amitiés.
Bonjour l'ami Philip! Je ne sais pas si je mérite autant d'honneur... tu sais je prends appui sur ce que je ressens d'un vécu au fond de moi, tout comme sur l'empreinte qu'en laissent mes sens sur ce que je vois, et puis la plume fait le reste. Mes amitiés.
Bonjour Philip, quoi
domidom · le dimanche 15 janvier 2012 à 14:23
Une très belle illustration, cette chaloupe qui semble s'envaser, est-ce le reflet de tes souvenirs ou celui de ton coeur....
Un beau poème ou se mêlent l'amour et la tendresse...
Au plaisir...
Amitiés....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
Agrippa (Thierry Demercastel) · le dimanche 15 janvier 2012 à 22:47
imparfaitlibre · le lundi 16 janvier 2012 à 10:56
L'amour, quand il n'est plus, est un sentiment difficile à écrire et dans ton poéme on ressent bien cet amour qui n'est plus.
Amitié sincère cher José.--
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
José · le vendredi 20 janvier 2012 à 19:43
Bonsoir Imparfait, merci de ta fidélité et de ton amitié.
rivaudais · le vendredi 13 janvier 2017 à 19:46
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