Le Champion Fou

D’un galop trop précipité,
L’Homme va, fuyant ce qu’il fut :
Dans les abysses du passé,
Un enfant libre et ingénu.
Creusant un peu plus le fossé
Toujours plus fou, sans une trêve,
Entre ce point où il est né
Et cet autre où fuse son rêve,
Son élan se verticalise
Vers le mirifique horizon
Du sommet d’une tour de Pise
Qui hante et meurtrit sa Raison.
Pas un fragment de Terre exempt
Des germes futurs d’un chaos
Qu’avec injustice il prétend
Semer du ciel au fond des eaux.
Ivre de gloire et de pouvoir,
Purgé de Dieu, fier de sa science,
C’est foncer droit vers un mur noir
Que risque fort son arrogance…
Mais dans son regard qu'hallucine
L’hardie prouesse de son pas,
S’il pressent bien qu’il s’assassine,
Hélas, il n’en fait aucun cas.
https://youtu.be/1lhXbu_9qOM
L’Homme va, fuyant ce qu’il fut :
Dans les abysses du passé,
Un enfant libre et ingénu.
Creusant un peu plus le fossé
Toujours plus fou, sans une trêve,
Entre ce point où il est né
Et cet autre où fuse son rêve,
Son élan se verticalise
Vers le mirifique horizon
Du sommet d’une tour de Pise
Qui hante et meurtrit sa Raison.
Pas un fragment de Terre exempt
Des germes futurs d’un chaos
Qu’avec injustice il prétend
Semer du ciel au fond des eaux.
Ivre de gloire et de pouvoir,
Purgé de Dieu, fier de sa science,
C’est foncer droit vers un mur noir
Que risque fort son arrogance…
Mais dans son regard qu'hallucine
L’hardie prouesse de son pas,
S’il pressent bien qu’il s’assassine,
Hélas, il n’en fait aucun cas.
https://youtu.be/1lhXbu_9qOM
4 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 22 janvier 2012 à 11:06
Tu as très bien cerné l'un des problèmes de l'Homme dans ton poème. Quel merveilleux outil que la poésie n'est-ce pas ?
Dans le titre et l'esprit de ton poème, je vois bien en filigrane deux choses qui caractérisent la "folie" des champions que nous voulons être : nous fonçons, pauvre de nous, tête baissée, vers notre Avenir, au bout duquel il y a inéluctablement la mort, eh oui. Et nous fonçons sans nous retourner vers le passé, qui nous rattrape toujours, course en tête pour ne pas voir derrière nous nôtre pire ennemi : c'est à dire nous-même. Merci à OliverJane qui nous donne à la fin LA seule et unique recette : l'Amour universel. Et à ce propos, merci à toi de soutenir Lola (Bluegirl). Amitiés. Philip
imparfaitlibre · le dimanche 22 janvier 2012 à 20:45
Certain avancent dans la vie comme s'ils conduisaient un bulldozer en écrasant tout sur leur passage mais leur soit disant réussite ne les sauvera pas de leur fin car là, ils se retrouveront au même endroit que ceux qu'ils ont écrasé.
Un poéme dont la vérité est écrite avec beaucoup de finesse.
amitié sincère cher José.---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
domidom · le dimanche 22 janvier 2012 à 22:02
Un poème d'une grande qualité...
Amitiés....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
José · le dimanche 22 janvier 2012 à 22:22
Merci de vos réflexions. Amitiés.
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