Les Fleurs Magiciennes

Des plaines fécondes de la vie,
Débordantes de sublimes promesses,
Nous sommes horticulteurs apprentis,
En quête de grandeur et de noblesse.
Sous des lunes ascendantes, confiants,
On sélectionne les meilleures graines
- Celles de rêves fous – puis, les semant,
Chaque jour qui suit ravit le domaine.
Il faut arroser, de larmes parfois,
Pour que germent et poussent les plantules,
Pailler ses espoirs, par grand temps de froid,
Mouiller quand menace la canicule.
Hélas il arrive, quand vient la fleur,
Après tant d’efforts, de persévérance,
Que pointe au grand jour, tragique, l’erreur :
Méprise totale sur la semence.
Et le pépiniériste maladroit
S’imaginant récolter orchidées,
Tient leur vague reflet au bout des doigts…
Un champ d’illusions qu’il faut arracher.
Pourtant, il n’est jamais tard dans la vie,
Il faut croire, en retroussant ses manches
Au sel du sol, relever le défi
De poser sur le malheur sa revanche.
Car du sol riche, composté de peine,
Qu’on ne se résout à laisser sans vie,
Finissent par émerger, magiciennes,
Les Fleurs qui subliment tout un pays.
http://youtu.be/JRFbNAx4Q5o
Débordantes de sublimes promesses,
Nous sommes horticulteurs apprentis,
En quête de grandeur et de noblesse.
Sous des lunes ascendantes, confiants,
On sélectionne les meilleures graines
- Celles de rêves fous – puis, les semant,
Chaque jour qui suit ravit le domaine.
Il faut arroser, de larmes parfois,
Pour que germent et poussent les plantules,
Pailler ses espoirs, par grand temps de froid,
Mouiller quand menace la canicule.
Hélas il arrive, quand vient la fleur,
Après tant d’efforts, de persévérance,
Que pointe au grand jour, tragique, l’erreur :
Méprise totale sur la semence.
Et le pépiniériste maladroit
S’imaginant récolter orchidées,
Tient leur vague reflet au bout des doigts…
Un champ d’illusions qu’il faut arracher.
Pourtant, il n’est jamais tard dans la vie,
Il faut croire, en retroussant ses manches
Au sel du sol, relever le défi
De poser sur le malheur sa revanche.
Car du sol riche, composté de peine,
Qu’on ne se résout à laisser sans vie,
Finissent par émerger, magiciennes,
Les Fleurs qui subliment tout un pays.
http://youtu.be/JRFbNAx4Q5o
7 commentaires
luneenreve · le vendredi 7 décembre 2012 à 21:24
A bientot.
http://www.mespoemes.net/luneenreve
Philip de Berg(JARDIN DE LUNE) · le samedi 8 décembre 2012 à 08:42
belespoirs · le samedi 8 décembre 2012 à 09:17
http://www.mespoemes.net/belespoirs
dans ce magnifique bouquets de vers, je vois un champs de fleurs tel un champ d'espoirs ! magnifique partage merci beaucoup !
Amitiés
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le samedi 8 décembre 2012 à 10:58
Ils m'ont donné l'envie de me plonger dans les livres, puis plus tard de considérer les mots comme des bijoux bruts que, orfèvres, nous pourrons ciseler à l'envie. Bien sûr, après l'école, en rentrant à la maison, je n'avais ni smartphone, ni console de jeux, ni 150.00 chaînes TV. Alors cela m'a permis de développer mon imaginaire. Mon capitaine Nemo et mon d'Artagnan n'appartenaient qu'à moi. Et plus tard, j'ai découvert ce qu'était le génie littéraire avec des Chateaubriand, des Hugo, des Stendhal. Et, FORCEMENT, à la base de tout cela, mon/mes instits. Mon métier a été d'écrire toute ma vie. D'écrire pour des hommes publics (mon Député-Maire qui signait les écrits) de rédiger des mémoires pour les tribunaux, les ministères. Mais avec une exigence : quel que soit le sujet traité, faire usage de la plus belle écriture.
Aujourd'hui me voici avec ma poésie. Les mots, je les perçois toujours comme des pierres précieuses, des pierres brutes qu'il m'appartient de tailler. Et derrière chaque mot, il y a la Civilisation, cette civilisation qu'enfant nous découvrons de façon didactique parce que le "maître d'école" nous a appris, à petits pas, à la connaître. Alors, c'est le moment, cher José de te dire merci du fond du coeur. Ma prose ou mes vers que tu sembles aimer, ce n'est ni plus ni moins à des José que je la dois. Je te fais toutes mes amitiés. Philip.
bluegirl · le dimanche 9 décembre 2012 à 21:14
qu'elle nous permette d'écarter les illusions qui nous assaillent et nous font parfois perdre le sens de la réalité.
la résistance nous rend fort, qu'elle puise dans ses racines des élements qui l'auront enrichi, tout comme quand elle puise dans la foi qui est une autre source d'enrichissement.
merci beaucoup de nous avoir fait partager ce poème.
amitiés José.
Domidom · le lundi 10 décembre 2012 à 16:37
Au plaisir de te lire....
Domie...
José · le mercredi 23 janvier 2013 à 19:21
Amitiés.
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