La Cité Couleur Cerise

Sur pilotis j’avais dressé
Une cité couleur cerise,
Vibrante d’ambre et de beauté,
Dont j’étais roi comme à Venise.
Rien n’était assez délicat
Assez radieux, assez illustre,
Pour rehausser d’or l’apparat
De ses palais, joyaux lacustres.
Mais l’eau coulait sous ses vieux ponts
Les sapant comme molle argile,
Et j’étais fou de déraison
Jugeant ses pierres immobiles.
De mes fenêtres j’ai vu choir
Un soir d’avril dans la mer pâle
Ce Pays sans jamais revoir
Son fard aux courbes idéales.
Mes lourds poèmes sur les flots
Ne savent plus de sa splendeur
Coulant sans brio ni écho,
Vers le trouble des profondeurs.
Ce monde désormais est d’eau,
De courants vifs et intrépides,
Il n’y tient plus que de vains mots
Au vent falot, de l’air, du vide.
http://youtu.be/G5bwH6Y6DHc
Une cité couleur cerise,
Vibrante d’ambre et de beauté,
Dont j’étais roi comme à Venise.
Rien n’était assez délicat
Assez radieux, assez illustre,
Pour rehausser d’or l’apparat
De ses palais, joyaux lacustres.
Mais l’eau coulait sous ses vieux ponts
Les sapant comme molle argile,
Et j’étais fou de déraison
Jugeant ses pierres immobiles.
De mes fenêtres j’ai vu choir
Un soir d’avril dans la mer pâle
Ce Pays sans jamais revoir
Son fard aux courbes idéales.
Mes lourds poèmes sur les flots
Ne savent plus de sa splendeur
Coulant sans brio ni écho,
Vers le trouble des profondeurs.
Ce monde désormais est d’eau,
De courants vifs et intrépides,
Il n’y tient plus que de vains mots
Au vent falot, de l’air, du vide.
http://youtu.be/G5bwH6Y6DHc
7 commentaires
Lucille · le vendredi 1 février 2013 à 22:41
Je viens de lire quelques uns de vos poèmes. Vous avez de belles images et de beaux paysages à décrire, ce fut un plaisir!
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le samedi 2 février 2013 à 07:57
Une très belle évocation de Venise; il m'a suffit de lire tes vers pour être transporté dans la Cité des Doges. Ici, pas question de ces palais vides que j'avais lugubrement décrit dans de précédent poèmes, mais une Venise étincelante qui pourtant sait donner du vague à l'âme et de la nostalgie. Ville magique, indescriptible et qui.....un peu à la manière de ma vision des choses, te fait conclure ton poème avec une sorte de vacuité désenchantée dans ton dernier - magnifique - quatrain. ......et ton vent falot pousse la brume insidieuse qui recouvre la Cité d'un manteau dérisoire. Venise se cache. Laissez-là se flétrir ou rêver ! La chanson des mandolines n'est plus qu'un murmure lointain. Disparaît notre songe.....
Amitiés et un grand merci pour ce partage. Philip.
Agrippa ( Thierry Demercastel ) · le samedi 2 février 2013 à 12:26
domidom · le samedi 2 février 2013 à 15:51
Je me suis promenée dans Venise en compagnie d'Aznavour, un moment que j'ai savouré avec beaucoup de bonheur....
Merci José....
Amitiés....Domie....
http://www.mespoemes.net/domidom
larose · le dimanche 3 février 2013 à 11:53
C'est un moment délicieux de pouvoir survoler ton jardin d’Éden, un moment où tous tes mots diamantés s’imprègnent de soleil et de ses lumières!!! Merci pour ce beau partage!! Bonne journée!! Biz
José · le samedi 9 février 2013 à 10:08
Il s'agissait, Philip, d'un (modeste) clin d'oeil à Musset ('Dans Venise la rouge...') à qui j'ai emprunté le terme 'falot'.
Amitiés.
asyle · le vendredi 9 novembre 2018 à 18:42
Merci,
asyle
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