Maison corse
Maison corse
Tu fus jadis radieuse en ta robe de pierre
Que les mains de Doumè ont patiemment taillée
Tu accueillis l'amour, en cette femme fière
Qu'avait choisie l'ancêtre, alors jeune marié.
La ferme bourdonnait d'une vie laborieuse
Et Toussainte y vécut avec son bel aimé.
Quatre enfants étaient nés, comme elle était heureuse
Malgré la pauvreté qui la faisait trimer.
Sur le coin du fourneau, ou dans la cheminée,
Le cabri embaumait quand Noël était là,
Et le père mettait au milieu du foyer
Une bûche à brûler pour chaque petit gars.
Le troupeau de brebis, la grande oliveraie,
Une vigne perchée qui contemplait les cieux
Et la chasse, bien sûr, que Doumè adorait,
Etaient les seuls trésors de ces gens laborieux.
Mais ils vivaient heureux, accrochés à la terre
De Corse. O terre ardente, île de traditions,
Ils savaient tes secrets, tes antiques mystères
Savaient parler de toi avec quelle passion!
Tous ces êtres sont morts, mais demeurent les pierres
De la ferme superbe au maquis adossée.
La main du petit-fils, aujourd'hui, est très fière
De porter le flambeau hérité du passé.
Tu fus jadis radieuse en ta robe de pierre
Que les mains de Doumè ont patiemment taillée
Tu accueillis l'amour, en cette femme fière
Qu'avait choisie l'ancêtre, alors jeune marié.
La ferme bourdonnait d'une vie laborieuse
Et Toussainte y vécut avec son bel aimé.
Quatre enfants étaient nés, comme elle était heureuse
Malgré la pauvreté qui la faisait trimer.
Sur le coin du fourneau, ou dans la cheminée,
Le cabri embaumait quand Noël était là,
Et le père mettait au milieu du foyer
Une bûche à brûler pour chaque petit gars.
Le troupeau de brebis, la grande oliveraie,
Une vigne perchée qui contemplait les cieux
Et la chasse, bien sûr, que Doumè adorait,
Etaient les seuls trésors de ces gens laborieux.
Mais ils vivaient heureux, accrochés à la terre
De Corse. O terre ardente, île de traditions,
Ils savaient tes secrets, tes antiques mystères
Savaient parler de toi avec quelle passion!
Tous ces êtres sont morts, mais demeurent les pierres
De la ferme superbe au maquis adossée.
La main du petit-fils, aujourd'hui, est très fière
De porter le flambeau hérité du passé.
1 commentaire
palou · le samedi 21 novembre 2009 à 18:05
et que c'est beau !
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