La trace du poignard
L'amour avait plongé en mon coeur son poignard
Mais aucune douleur ne fut jamais plus douce !
Puis il s'en est allé en effleurant la mousse
Du bout de son pied nu: mais il était trop tard
Pour que je le rappelle, et depuis ce temps-là,
Ma vie est attachée et scellée à tes jours
Et dans mon coeur brûlant qui t'adore toujours
La blessure sacrée ne se referme pas!
La neige peut tomber et couvrir la montagne,
La glace peut saisir et arrêter les flots,
La chaleur de tes mains, dans le froid m’accompagne
Je m’abreuve à tes yeux, comme à ces fraîches eaux
Que le ciel printanier accorde à la campagne,
Pour nourrir les sillons qui germeront bientôt.

3 commentaires
pticoeur59 · le mardi 27 janvier 2004 à 21:22
Anita · le jeudi 5 février 2004 à 22:46
KALLISTE · le mardi 10 février 2004 à 06:03
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