La saveur des baisers

Nous marchions enlacés dans les ruelles sombres,
Tes lèvres m'apprenaient la douceur des baisers,
Ton corps touchait le mien, me pénétraient les ondes
De l'amour insolent qui m'avait foudroyée.
Mon corps s'offrait, confiant, pourtant j'étais farouche,
Jamais aucune main n'avait touché mes seins,
Et tu m'as tout donné: les baisers de ta bouche
Et ce désir brûlant qui provoquait le mien.
Et la lune mystique épandait sa lumière
Sur la vieille cité et ses rues endormies.
Nous marchions, protégés par les grands murs de pierre,
Un vent frais ramenait le souffle du maquis.
Sur la place Porta, l'obscurité régnait,
Mais dans la rue Borgo, brillait une lumière
Et l’on sentait l’odeur sublime du pain frais
Que cuisait au fournil le mitron solitaire.
Tu m'achetais un pain craquant et bien doré,
Et après tant d'années , je n'ai pas oublié
Ces tranches parfumées qu'au retour tu m'offrais...
Sur mes lèvres, restait la saveur des baisers.
6 commentaires
Callinira · le jeudi 29 janvier 2004 à 04:58
Michel · le jeudi 29 janvier 2004 à 10:53
Kallisté · le jeudi 29 janvier 2004 à 13:44
Kallisté · le jeudi 29 janvier 2004 à 13:46
anita · le dimanche 1 février 2004 à 00:01
Kallisté · le jeudi 11 mars 2004 à 14:16
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