Ce Noir Te Ressemble
Éteins la lumière, et déshabille le masque de tes haines
La perte saigne le mal, qui s’avère courir dans tes veines
Ton corps tremble en ses fins, et l’âme en peine semble reine
Du vague qui t’emporte, là où l’oubli te hante et t’emmène
Tu te noies, dans les parfums qui se reflètent sur tes plagiats
Ces fables où ta flemme s’allume, dessine les traits de tes pas
Tu te crains si fort, comme te craint le visage de tes appas
Qui charme ton autre, et l’emprisonne sous ton mortel Moi
Prends encore ton masque, regarde de quoi il est peint
De beaux mensonges, trop de songes et de sourires vains
Tu crois à l’image inconnue, étrangère à l’être au reflet saint
Qui n’est pas aussi pur que toi, mais qui est ton vrai dessein
Caresse-le et dévisage son regard, n’est ce pas ta destiné
Ces souvenirs, ces douleurs, te reviennent, te rendent accablé
Cette personne que tu voles pour cacher tes sombres fragilités
Devient si transparente en ces temps, dans ce calme où tu te tais
Et tu t’endors, sous le tendre toit de tes réalités assassinées,
Tout au long du jour, où ton essence oubliée ne s’est divulguée
Seul, tu pleures tes souffrances, mais nul n’entend cet Insatisfait
Au réveil, tu redeviendras l’Homme qui veux le monde à ses pieds
Vois-tu, ton corps n’est qu’une simple poussière que tu rassembles
Pour refaire les traits de ce que tu n’es, mais qui te ressemble
Tu te rhabilles d’arrogance, et de force tu remaquilles ton amble
Rallume ta méfiance, et sors vers le décor qui de peur te comble
Tu te regardes à travers ta glace, tu te vois, mais je réapparais
A peine que je me reconnaissais dans ton noir, je me revois diffamée
Qu’une prisonnière derrière ce voile, je me laisse sans pouvoir parler
Une autre couleur de toi se divulgue, et tout mon visage disparaît
Est-ce ton vainqueur est prêt, est-ce ton enchanteur est satisfait
Va, le spectacle commence, on t’attend pour feindre, pour raller
Ils comprendront tes dramaturgies, croiront au rôle et à ses faits
T’applaudiront fort, car tu n’es qu’un autre personnage doué, envouté …
N’est vrai en toi, que moi qui te suis, que là tu essuies ; ton Ombre
N’est vrai en toi, que l’allure qui te honte dans les nuits sombres
Où vas-tu donc avec tes froideurs, où vont tes pas qui s’encombrent
Ton portrait s’abimera sur tes scènes, et tes couleurs vont fondre
Et entre ces fleurs, s’éteint encore la lumière, se referme le rideau
Je te reprends comme tout soir, vêtue du noir qui démasque ta peau
Extrait De : A Travers Le Miroir/ Katia-Calamum
La perte saigne le mal, qui s’avère courir dans tes veines
Ton corps tremble en ses fins, et l’âme en peine semble reine
Du vague qui t’emporte, là où l’oubli te hante et t’emmène
Tu te noies, dans les parfums qui se reflètent sur tes plagiats
Ces fables où ta flemme s’allume, dessine les traits de tes pas
Tu te crains si fort, comme te craint le visage de tes appas
Qui charme ton autre, et l’emprisonne sous ton mortel Moi
Prends encore ton masque, regarde de quoi il est peint
De beaux mensonges, trop de songes et de sourires vains
Tu crois à l’image inconnue, étrangère à l’être au reflet saint
Qui n’est pas aussi pur que toi, mais qui est ton vrai dessein
Caresse-le et dévisage son regard, n’est ce pas ta destiné
Ces souvenirs, ces douleurs, te reviennent, te rendent accablé
Cette personne que tu voles pour cacher tes sombres fragilités
Devient si transparente en ces temps, dans ce calme où tu te tais
Et tu t’endors, sous le tendre toit de tes réalités assassinées,
Tout au long du jour, où ton essence oubliée ne s’est divulguée
Seul, tu pleures tes souffrances, mais nul n’entend cet Insatisfait
Au réveil, tu redeviendras l’Homme qui veux le monde à ses pieds
Vois-tu, ton corps n’est qu’une simple poussière que tu rassembles
Pour refaire les traits de ce que tu n’es, mais qui te ressemble
Tu te rhabilles d’arrogance, et de force tu remaquilles ton amble
Rallume ta méfiance, et sors vers le décor qui de peur te comble
Tu te regardes à travers ta glace, tu te vois, mais je réapparais
A peine que je me reconnaissais dans ton noir, je me revois diffamée
Qu’une prisonnière derrière ce voile, je me laisse sans pouvoir parler
Une autre couleur de toi se divulgue, et tout mon visage disparaît
Est-ce ton vainqueur est prêt, est-ce ton enchanteur est satisfait
Va, le spectacle commence, on t’attend pour feindre, pour raller
Ils comprendront tes dramaturgies, croiront au rôle et à ses faits
T’applaudiront fort, car tu n’es qu’un autre personnage doué, envouté …
N’est vrai en toi, que moi qui te suis, que là tu essuies ; ton Ombre
N’est vrai en toi, que l’allure qui te honte dans les nuits sombres
Où vas-tu donc avec tes froideurs, où vont tes pas qui s’encombrent
Ton portrait s’abimera sur tes scènes, et tes couleurs vont fondre
Et entre ces fleurs, s’éteint encore la lumière, se referme le rideau
Je te reprends comme tout soir, vêtue du noir qui démasque ta peau
Extrait De : A Travers Le Miroir/ Katia-Calamum
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9 commentaires
Loïc (administrateur) · le dimanche 3 juin 2012 à 13:24
Afin de mieux connaître les rouages techniques et surtout humains de notre communauté, je conseille vivement la lecture de la page "Fonctionnement" sur http://www.mespoemes.net/avisdesmembres . Et pour toute question, je suis joignable sur [email protected].
Bonne continuation !
http://www.mespoemes.net/avisdesmembres
katarika · le dimanche 3 juin 2012 à 20:12
http://www.mespoemes.net/katarika
Loïc · le mercredi 6 juin 2012 à 00:00
Quelle verve ! Il semble que des comptes se règlent à travers ce poème. Les interprétations peuvent être diverses, suivant qu'il s'agit d'une critique de la nature humaine ou bien d'un message personnel, mais on a en tous cas le thème de la dissimulation, de la partie sombre, du mensonge à soi-même... et comme une sinistre chape d'inéluctable. J'ai une fois écrit un poème intitulé "Le Visage Dans L'Ombre" qui rejoint beaucoup celui-ci, si je ne me trompe. Merci du partage !
(Je peux pointer quelques fautes d'orthographe, si c'est utile.)
Amitiés !
http://www.mespoemes.net/cellox
Loïc · le mercredi 6 juin 2012 à 00:12
katarika · le mercredi 6 juin 2012 à 13:22
C’est en effet, une critique de la nature humaine, à un moment donné, on se demande vraiment qui sommes nous réellement, si on est vrai ou on est juste ce que les autres aiment voir, à trop vouloir satisfaire les autres on s’oubli et on devient infidèle à nous même.
Merci beaucoup :)
http://www.mespoemes.net/katarika
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 8 juin 2012 à 21:52
Bel essai, chère poétesse, et bienvenue sur le site, espace de poésie bien sûr, mais aussi (et je dirais presque "surtout") d'échange et de poésie. Et merci d'avoir commenté (et d'avoir aimé) mon poème gothique. J'ai répondu à ton commentaire. Amicalement. Salam. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
katarika · le dimanche 10 juin 2012 à 22:49
Je suis tout à fait d'accord avec vous; faute de quoi on n'arrive plus à s'identifier dans ces espaces qui nous entourent à l'extérieur et les espaces qui nous forment à l'intérieur. Il faut toujours négliger l'un d'eux pour satisfaire l'autre, alors on devient des prisonniers entre les barreaux de ce qu'on est, ce qu'on est pas et ce qu'on veut être.
Merci beaucoup pour votre passage et vos jolis propos inspirants :)
Bonne soirée. Amicalement :)
http://www.mespoemes.net/katarika
oliverjane1950 · le mardi 12 juin 2012 à 09:55
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
katarika · le jeudi 14 juin 2012 à 13:31
Cela me marque, mais il est difficile d'être entouré de ces gens là, car ils sont également difficile à trouver. Ou peut etre que c'est nous qui ne savons pas choisir, de qui s'entourer !!
Bon après midi :)
http://www.mespoemes.net/katarika
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