Les Adieux Du Fou
Lui, sait qu’il est oisif, pour s’occuper de cet homme rétif
Qui perdit soixante ans à attendre, quand Temps le rendit naïf
La mer ne sourie, les nuages en larmes lui dessinent l’abri
Valsent les vagues avec les notes de la solitude en cris
En libre pas de faiblesse, ce traitre âge de vieillesse,
Le traine partout, sous la taude d’une frêle jeunesse
Des minutes lui sifflent quand les secondes persistent
Mais évadé, défile avec l’ivresse du vent qu’il imite
A mourir dans la transparence de ses noirs, n’hésite
Chante l’insolence d’un temps offensif qui s’est rappelé de lui
Mais si loin, l’horizon a effacé les traces du bateau qui est parti
Ce qui reste d’hier n’est que ce qui ne reste d’aujourd’hui
Qu’attend donc le Temps ? Même lui se perd et s’avarie
Un souffle s’échappe, ferme les yeux, s’endort, c’est hier
Marche pieds-nus, belle au rire qui l’ensorcèle et l’éclaire
« Mademoiselle, voulez-vous prendre cette rose qui m’est chère? »
« Devrais-je l’acheter avec ces épines Mr le vendeur? »
« Nulle n’y est, si chacune a fait couler le sang de mon cœur ;
Moi qui ne suis un vendeur, mais un simple esclave de ma ferveur »
Prend la rose, sur les rivages court, sans rien dire, sans détour
Demain, à la même heur et comme toujours
Elle reprendra le chemin et sera de retour …
Un souffle s’échappe, ouvre les yeux, c’est aujourd’hui
Qu’apporte-t-il d’elle et de lui, un tendre oui ou un oubli
L’attend toujours au port, elle viendra surement, il s’y apprête
Encore une perte sous les cieux qui n’apportent qu’une tempête
L’amour suit son cours au fleuve de l’espoir en perpète
Quand, entre le bruit des vagues, distingue le souffle de sa vedette
Est quand-même venue. « Reste à jamais », lui dit ; en larmes, elle sourie
Lui, essuie ses larmes ; mais sans qu’il s’en aperçoive, elle est repartie
« Je te confie mon âme qui en toi, s’anéantit», lui cri …
Un souffle s’échappe, ferme les yeux, c’est demain
Le soleil voilé, est toujours prisonnier du charme assassin
Il devait se revoir, mais le navire est parti, quand lui a raté le train
Le rêve à deux, s’éloigne peu à peu, part sans adieu
Elle n’était qu’une âme, et lui, qu’un fou amoureux
Si Mort n’avait trahit les promesses, il aurait pu être heureux
Mais il compte toujours les pierres, sur le sable qui lui parait un jardin
Attendant son amante pour lui offrir la rose de chaque matin
Et lui faire voir le château qu’il lui a construit avec ses mains
L’heur en a marre, s’arrête épuisée, son mensonge c’est d’exister
Il est si tard, le vague prend sa place, ne cessera de persister
Lui, toujours seul, s’envole avec les mythes de ses pensées
Il aperçoit que le temps est revenu sans ce qu’il a prit
« Que veux-tu donc mon ami? … Mon amante ou ma vie? »
« Je viens te dire, qu’un autre navire débarquera ici ;
Peut être dans quelques mois, jours, ou à l’heur qui suit »
Lui, toujours épris espère, mais Temps la encore trahi
Car son navire a fait naufrage entre les brumes des tristesses
Mais Il viendra pour son amour, comme chaque jour, tenant ses promesses
Ils viendront même ensemble, pour revivre la flamme enchanteresse …
Ils étaient deux, elle et lui, amants, bonheur se sont promis …
Ils étaient deux, le fou et son amour, trahis, par l’insensible ennemi …
Extrait de: A Travres Le Miroir/ Katia.
Qui perdit soixante ans à attendre, quand Temps le rendit naïf
La mer ne sourie, les nuages en larmes lui dessinent l’abri
Valsent les vagues avec les notes de la solitude en cris
En libre pas de faiblesse, ce traitre âge de vieillesse,
Le traine partout, sous la taude d’une frêle jeunesse
Des minutes lui sifflent quand les secondes persistent
Mais évadé, défile avec l’ivresse du vent qu’il imite
A mourir dans la transparence de ses noirs, n’hésite
Chante l’insolence d’un temps offensif qui s’est rappelé de lui
Mais si loin, l’horizon a effacé les traces du bateau qui est parti
Ce qui reste d’hier n’est que ce qui ne reste d’aujourd’hui
Qu’attend donc le Temps ? Même lui se perd et s’avarie
Un souffle s’échappe, ferme les yeux, s’endort, c’est hier
Marche pieds-nus, belle au rire qui l’ensorcèle et l’éclaire
« Mademoiselle, voulez-vous prendre cette rose qui m’est chère? »
« Devrais-je l’acheter avec ces épines Mr le vendeur? »
« Nulle n’y est, si chacune a fait couler le sang de mon cœur ;
Moi qui ne suis un vendeur, mais un simple esclave de ma ferveur »
Prend la rose, sur les rivages court, sans rien dire, sans détour
Demain, à la même heur et comme toujours
Elle reprendra le chemin et sera de retour …
Un souffle s’échappe, ouvre les yeux, c’est aujourd’hui
Qu’apporte-t-il d’elle et de lui, un tendre oui ou un oubli
L’attend toujours au port, elle viendra surement, il s’y apprête
Encore une perte sous les cieux qui n’apportent qu’une tempête
L’amour suit son cours au fleuve de l’espoir en perpète
Quand, entre le bruit des vagues, distingue le souffle de sa vedette
Est quand-même venue. « Reste à jamais », lui dit ; en larmes, elle sourie
Lui, essuie ses larmes ; mais sans qu’il s’en aperçoive, elle est repartie
« Je te confie mon âme qui en toi, s’anéantit», lui cri …
Un souffle s’échappe, ferme les yeux, c’est demain
Le soleil voilé, est toujours prisonnier du charme assassin
Il devait se revoir, mais le navire est parti, quand lui a raté le train
Le rêve à deux, s’éloigne peu à peu, part sans adieu
Elle n’était qu’une âme, et lui, qu’un fou amoureux
Si Mort n’avait trahit les promesses, il aurait pu être heureux
Mais il compte toujours les pierres, sur le sable qui lui parait un jardin
Attendant son amante pour lui offrir la rose de chaque matin
Et lui faire voir le château qu’il lui a construit avec ses mains
L’heur en a marre, s’arrête épuisée, son mensonge c’est d’exister
Il est si tard, le vague prend sa place, ne cessera de persister
Lui, toujours seul, s’envole avec les mythes de ses pensées
Il aperçoit que le temps est revenu sans ce qu’il a prit
« Que veux-tu donc mon ami? … Mon amante ou ma vie? »
« Je viens te dire, qu’un autre navire débarquera ici ;
Peut être dans quelques mois, jours, ou à l’heur qui suit »
Lui, toujours épris espère, mais Temps la encore trahi
Car son navire a fait naufrage entre les brumes des tristesses
Mais Il viendra pour son amour, comme chaque jour, tenant ses promesses
Ils viendront même ensemble, pour revivre la flamme enchanteresse …
Ils étaient deux, elle et lui, amants, bonheur se sont promis …
Ils étaient deux, le fou et son amour, trahis, par l’insensible ennemi …
Extrait de: A Travres Le Miroir/ Katia.
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6 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 11 juin 2012 à 11:08
Le fou est celui qui a tout perdu....sauf la raison ! Ce long poème, d'une narration proche de la nouvelle est d'une envoûtante profondeur, comme une obsédante mélopée où se renouvelle, jamais deux fois le même, le souffle. Souffle de l'esprit, de cette folie maîtrisée, trop lucide peut-être. Un bien bel écrit. Toi qui aimes comme moi Howard Philip Lovecraft, tu peux aller sur mon site pour lire (page 4 de mon répertoire de poèmes : "Le vent qui vit entre les ruines", un très court poème en prose écrit quand j'avais 17 ans. Ambiance à la Lovecraft assurée. Amitiés. Salam. Philip.
katarika · le jeudi 14 juin 2012 à 13:46
C'est un fou qui, comme vous dites, a perdu tout sauf la raison, mais les sentiments aussi, chose qui disparait chez tant de gens normaux (Heureusement que ça existe toujours, malgré ça) ... Dans pas mal de cas dans la vie, on se demande si c'est vraiment nous qui commandons sur notre chemin ou c'est le destin qui fait tout sans qu'il prenne en considération ce que nous voulons, ce fou là, n'a vraiment pas choie son destin , mais il a accepté de le vivre, de le vivre malgré lui et malgré ces profonds désirs, son seul refuge, c’est la fuite vers les rêves et les nostalgies :)
Là je vais allez lire votre poème, je m'impatiente lol. Merci beaucoup pour votre passage.
Bon après midi. Amicalement ^_^
http://www.mespoemes.net/katarika
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 14 juin 2012 à 20:06
Je suis repartie dans une verve "lovecraftienne" et je viens de poster le début d'une nouvelle sous le titre "Le testament d'Azatoth". J'espère que tu apprécieras, bien je ne n'ai aucun mérite car pour avoir tellement lu Lovecraft, son style n'a plus de secret pour moi. A propos de Frank O'Gery, ne penses-tu pas qu'en mettant bout à bout ses bâtiments à l'architecture "pisciforme", en les retrouvant un siècle plus tard, il pourraient figurer les villes et villages de Lovecraft tels qu(Arkham et Innsmouth. Bon moi qui habite Paris j'ai de la chance j'ai des bâtiments de Nouvel et Portzampar pas loin de chez moi. A bientôt. Bien amicalement à toi. Philip
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 15 juin 2012 à 01:27
katarika · le mardi 19 mars 2013 à 20:17
Désolé pour ce très très long retard, je tenais à vous remerier pour vos mots tout d'abords, ça me fait un grand bonheur :)
Et pour vous répondre, je suis architecte et je travaille dans un bureau d'études car il nous faut un stage de 18 mois après les 5 ans d'études, sauf que je voudrai continuer mes études dans l'option patrimoine. J'ai fais mes études à l'université de Ferhat Abbas. Pour l'agence ça devrait être "Axxam", peut être ?? ^^
http://www.mespoemes.net/katarika
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 22 mars 2013 à 05:40
Quand tu as commenté mon dernier poème, l'Alchimiste et que tu m'as dit aimer ma poésie, j'étais très flatté et tout content. En parlant de toi à l'Administrateur du site, il s'est souvenu de toi et m'a dit que ton pseudo était Katarika. Et, oh surprise, en allant sur ton dernier poème, j'ai vu que nous avions déjà dialogué et.....parlé d'Architecture ! Et je vois qu'avec beaucoup de retard (lol !) tu a répondu à mes questions. Eh bien oui, si tu es à Sétif, tu n'as pu étudier qu'à Ferhat Abbas, normal ! Oui, l'agence c'était Axxam.
Alors, non seulement nous adorons la poésie, mais l'architecture. Toi c'est normal, tu en as fait ton métier. Moi, c'est différent, ce n'est en tenant un crayon (enfin, plus maintenant avec la CAO/DAO !!!), mais dans son aspect réglementaire. Puisque qu'une grande partie de mon métier de juriste a été, d'une part d'enseigner le Droit de la Construction et de travailler sur la maîtrise d'oeuvre et la programmation. J'ai dû donc apprendre l'archi, non pas dans sa technique mais dans ses règles. J'ai donc été obligé d'apprendre plein de choses, comme par exemple, ce qu'en France nous appelons les D.T.U. (Documents Techniques Unifiés), qui sont les normes des différents corps d'Etat. Et puis, de fil en aiguille, je me suis passionné pour l'histoire de l'architecture et les courants actuels d'archi contemporaine. Puis, à l'occasion du suivi de la restauration d'une Eglise inscrite à l'Inventaire de Monuments Historiques, j'ai eu la chance de devenir ami avec un archi des M.H. un grand Monsieur qui fut le Conservateur de l'Opéra de Paris puis du Panthéon.
Si, en plus de la poésie, tu souhaites que l'on parle d'archi, j'en serai ravi.
Quand tu dis "option Patrimoine" s'agit-il de la restauration des édiices anciens ("classés" comme on dit en France).
Au grand plaisir de te lire.
I'tani binafsik, Katia
(j'aimerai t'écrire en arabe, mais c'est compliqué de convertir le clavier de mon ordi avec les caractères de la langue arabe. Et il faut télécharger des logiciels qui permettent d'écrire de droite à gauche). Amitiés. Philip.
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