Le Sang-à-Lèvre
Ce noir, sans allure, mais tellement beau à voir
Comme une flamme, brule le fond blanc de tes arts
Ce visage, pale, gagé dans la misère et le déboire
Ce chagrin en larmes, noient ton dernier au-revoir
Ce voyage, si calme, tellement râpeux dans ton cœur
Comme un vague, t’écroue dans un défi vainqueur
Ce silence, si froid, esclave de tes malheurs
Ce frimas hurlant, te renferment en douceur
Il n’est pas encore temps, mais attends calmement
Le souffle trépassera ton corps rageusement
Cette chanson que tu murmures, que ton âme entend
Est le cri d’une fin aux menteries transvasant
Tu peux encore espérer, même si tu ne veux y croire
Elle est tout près de toi, juste au fond de ce couloir
Ses caresses, ces images qui te reviennent, ces brouillards
Sont le filtre qui te retrace un spectacle avant le départ
Tu étais tellement beau, fort, dans un élan étincelant
Sont devenus si fragiles, tes fanaux qu’éteint le vent
Tu étais enchanté par son charme, et ses mystères au fond
Tes forces ont déposé leurs armes, entre ses bras flattant
Tu l’as pris pour ton seul amour pendant longtemps
Cette meurtrière cruelle qui t’assassine en ce moment
Tu t’es donné pour elle, vendant ton être innocemment
Est-ce aussi par amour qu’elle t’étrangle maintenant
Elle savoure son crime passionnel, et prend un verre
Te fait boire l’overdose d’ardeur, et tes fièvres s’avèrent
Brulement étouffantes, qu’elle se couvre froidement d’air
Cet air est l’âme qu’elle te vole du corps qu’elle altère
Ces douces griffes qu’elle a laissé, qui saignent le mal d’aimer
Lui remplissent le verre qu’elle se sert avant de t’embrasser
Boit de ce qu’elle a chassé, pour satisfaire sa bête assoiffée
Quand son rouge-à-lèvre empoisonne ton dernier souffle affamé
La ferveur qu’elle te montrait, n’était qu’un léger portrait
De ce qu’elle ne sentait, du faux amour qu’elle te portait
Tu n’es devenu qu’une transparence, le miroir de ses faits
Elle se regarde, toujours aussi belle, car son sang-à-lèvre y est
Et elle purifie encore le masque de son talent, cette tueuse
Mme La Vie, élégamment pleure sa proie, voile son Affreuse
Extrait De: A Travers Le Miroir.
Comme une flamme, brule le fond blanc de tes arts
Ce visage, pale, gagé dans la misère et le déboire
Ce chagrin en larmes, noient ton dernier au-revoir
Ce voyage, si calme, tellement râpeux dans ton cœur
Comme un vague, t’écroue dans un défi vainqueur
Ce silence, si froid, esclave de tes malheurs
Ce frimas hurlant, te renferment en douceur
Il n’est pas encore temps, mais attends calmement
Le souffle trépassera ton corps rageusement
Cette chanson que tu murmures, que ton âme entend
Est le cri d’une fin aux menteries transvasant
Tu peux encore espérer, même si tu ne veux y croire
Elle est tout près de toi, juste au fond de ce couloir
Ses caresses, ces images qui te reviennent, ces brouillards
Sont le filtre qui te retrace un spectacle avant le départ
Tu étais tellement beau, fort, dans un élan étincelant
Sont devenus si fragiles, tes fanaux qu’éteint le vent
Tu étais enchanté par son charme, et ses mystères au fond
Tes forces ont déposé leurs armes, entre ses bras flattant
Tu l’as pris pour ton seul amour pendant longtemps
Cette meurtrière cruelle qui t’assassine en ce moment
Tu t’es donné pour elle, vendant ton être innocemment
Est-ce aussi par amour qu’elle t’étrangle maintenant
Elle savoure son crime passionnel, et prend un verre
Te fait boire l’overdose d’ardeur, et tes fièvres s’avèrent
Brulement étouffantes, qu’elle se couvre froidement d’air
Cet air est l’âme qu’elle te vole du corps qu’elle altère
Ces douces griffes qu’elle a laissé, qui saignent le mal d’aimer
Lui remplissent le verre qu’elle se sert avant de t’embrasser
Boit de ce qu’elle a chassé, pour satisfaire sa bête assoiffée
Quand son rouge-à-lèvre empoisonne ton dernier souffle affamé
La ferveur qu’elle te montrait, n’était qu’un léger portrait
De ce qu’elle ne sentait, du faux amour qu’elle te portait
Tu n’es devenu qu’une transparence, le miroir de ses faits
Elle se regarde, toujours aussi belle, car son sang-à-lèvre y est
Et elle purifie encore le masque de son talent, cette tueuse
Mme La Vie, élégamment pleure sa proie, voile son Affreuse
Extrait De: A Travers Le Miroir.
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2 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 15 juin 2012 à 21:17
Voici une écriture originale, que j'aime beaucoup et qui, au bout des trois de tes poèmes que j'ai lu (il m'en reste encore un) définit bien les contours d'un style qui t'es propre. Il y a dans ton écriture, comment dire.....un esthétisme, un rythme sous-jacent qui a chaque strophe nous place au centre de l'Idée. Cela donne une construction progressive, une palpitation du poème, un peu subliminale. Quant au fond, en adéquation avec son titre, original, on participe avec la narratrice (toi), tout au long du "crescendo" du poème, à cette émotion qui donne envie de se mordre les lèvres jusqu'au sang, dans un cri muet et pourtant si profond. Mais à bien regarder, qui doit pousser ce cri et se mordre les lèvre ? Le narrateur ou l'interpelé. Demain, je vais tranquillement lire "l'Insolite". Et je suis impatient de voir venir la suite. Je te renvoi la balle, sans contrainte ni flatterie aucunes : toi aussi tu a désormais un fan. Moi. Salam. Amitiés, Katia. Philip
Katia · le mardi 19 mars 2013 à 20:55
Voilà de très beaux mots auxquels je ne saurai répondre ... l'avis d'un artiste poète comme vous m'est très important, j'essais à chaque fois de masquer l'idée du texte d'une part et de la dénuder à travers des balades entre le clair et l'obscur, l'ombre et la lumière, dans le but de faire du poème un corps et un ombre à la fois ... Enfin j'essais toujours et je sens que je suis en phase d'apprentissage :) ...
Je vais faire une balade sur votre site car vos écris m'ont énormément manqués.
Salem. Katia
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